Les 5 dernières minutes - Quatrième saison : le test complet du DVD

1958. Réalisé par Claude Loursais
Avec Raymond Souplex, Jean Daurand et Evelyne Rey

Édité par LCJ Editions

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Le 09/05/2004
Critique

L’inspecteur principal Bourrel mène trois enquêtes…

Les cheveux en quatre (1958, 81’). La directrice d’un salon de coiffure, mariée sur le tard à un séducteur, est retrouvée tuée par balle dans la pièce attenante au salon. Sur l’arme, les empreintes de la shampouineuse et de la maîtresse du mari de la coiffeuse, aperçue par une voisine sur les lieux du crime…

Le dessus des cartes (1960, 80’). Le cadavre d’une hôtesse de l’air est retrouvé sur le parking de l’aérogare d’Orly. La victime était la maîtresse du directeur d’une maison de retraite dont l’épouse meurt empoisonnée, peu après…

L’épingle su jeu (1962, 84’). Un grand saut en arrière dans le temps : nous sommes à Paris, en 1830, juste après l’avènement sur le trône de Louis-Philippe. Un duc est tué devant un café où se réunit un groupe de comploteurs qui portent au revers de leur veste une épingle rouge comme signe de reconnaissance. Le duc, qui allait épouser sa pupille, était suivi dans tous ses déplacements par son valet, un espion de Vidocq…

La structure de l’émission suit un rituel : Bourrel (Raymond Souplex), flanqué de l’inspecteur Dupuy, son faire-valoir pas trop futé (Jean Daurand), arrive sur la scène du crime, fait quelques constatations, puis convoque les témoins dans son bureau du Quai des Orfèvres. Leur audition fournit l’occasion de nombreux flashes back. Bourrel avertit le spectateur : « Il y a, cette fois encore, un petit détail à saisir au passage ; si vous le manquez, vous passerez à côté de la solution ! ». Quelques minutes avant la fin, Bourrel nous dit qu’il a trouvé l’assassin et nous invite à le démasquer et à découvrir les preuves qui le confondent.

La solution est tout, sauf évidente. Le plus souvent, c’est un tout petit détail, fait pour passer inaperçu, qui fournira « la clé de l’énigme » (titre de l’émission pour son premier épisode, où Bourrel s’appelait l’inspecteur… Sommet !). Pourtant, la logique irréfutable de la solution balaiera tous les doutes : aucune place n’est ici laissée à l’erreur judiciaire !

L’intrigue de chaque épisode est inspirée d’un roman policier adapté et scénarisé par Henri Grangé et André Maheux (Slim Harrison pour le premier épisode), avec d’excellents dialogues d’Henri Maheux ; tous deux collaboreront avec Claude Loursais jusqu’en 1965, quand Jean Cosmos prendra le relais.

Chaque enquête est, aussi, l’occasion de découvrir un milieu, un métier. Une sorte d’enquête sociologique dont l’intérêt est encore accru par un retour aux années 60 et la petite touche de nostalgie à laquelle certains seront sensibles. Vous le verrez, les avions et l’aérogare d’Orly (comme on l’appelait alors) ont bien changé… Un soin tout particulier est apporté aux décors. La dernière enquête est tournée dans les décors du film Les mystères de Paris, tourné par André Hunebelle en 1962.

Généralités - 3,0 / 5

Les deux disques sont logés dans un boîtier keepcase dans la même présentation que celle des autres titres de la série.
Les enregistrements vidéos accusent leur âge, en particulier pour la première enquête, filmée en 1958. Pour les deux autres, son et image offrent une qualité acceptable.
Suppléments chiches et peu intéressants, exception faite d’un historique de la série.
La navigation est sans problème.
Chaque enquête est divisée en 10 chapitres (5 pour la troisième) repérés par un titre et une vignette animée.
Pas de sous-titres.

Bonus - 2,0 / 5

Les suppléments sont les mêmes sur le DVD 1 et le DVD 2 !

Filmographie de Raymond Souplex et Jean Daurand (l’inspecteur Dupuy) et biographie, très sommaire, de Claude Loursais.

Diaporama de huit photos pour chacun des trois téléfilms.

Rappelez-vous retrace, avec quelque détail, l’évolution de la série, des premières enquêtes filmées en direct, jusqu’au décès de Raymond Souplex, pendant le tournage de la 56e et dernière émission. La solution de l’énigme fut confiée à un autre acteur, dans la peau d’un juge d’instruction.

Image - 3,0 / 5

Ne vous attendez pas à une résolution extraordinaire à partir de vidéos enregistrées il y a une quarantaine d’années. La qualité technique de la première enquête est assez déplorable, avec peu de contraste et une image surexposée.
L’image des deux autres épisodes (à laquelle s’applique la note) est, pour l’époque et le support, acceptable.

Son - 3,0 / 5

Le son mono est correct, pour les deux dernières enquêtes ; relativement peu de souffle.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Panasonic TX-36PG50F 16/9 86 cm
  • Philips 957
  • Denon AVR 2802
  • Avant : Cabasse Goëlette. Centre : Sony SS-CN15. Arrière : Sony SS-SR15. Caisson de graves Pioneer S

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