DVDeejay - 1 : le test complet du DVD

2004. Avec Dj Poska, Cut Killer et Deenasty

Édité par M6 Vidéo

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Le 13/03/2004
Critique

3 parties distinctes composent cette première leçon très détaillée de DJING.

1ère partie : l’historique (10’43)

Clairement la partie la moins intéressant de ce DVD. Sur un plateau assez laid que décorent d’immondes pastilles de couleurs, une présentatrice jean large, sur-maquillée avec tout ce qu’il faut de mauvais genre pour concourir aux 15 éditions de la Star Academy nous parle de l’histoire du DJING. On devrait plutôt dire survole car en un peu moins de 11 minutes, difficile de faire le tour de cette philosophie de l’existence. Alors on se concentre sur la genèse. Idée plutôt inspirée si ce n’est que pour nous parler de la genèse, on interroge exclusivement DEENASTY. D’accord, ce pionnier du DJING en France possède une vraie légitimité mais on aurait aimé autre chose de plus fouillée qu’une interview, filmée caméra en biais, d’un seul et même intervenant. Regardez « Standing in the Shadows of Motown » et vous verrez à quoi ressemble un vrai documentaire sur les influences musicales.

2ème partie : les cours (24’40)

Clairement la section la plus intéressante de ce DVD. Une première partie axée sur les bases avec présentation du matos et sensations sur la platine. DJ Poska se concentre sur l’essentiel. Pédagogue, l’homme fait dans la simplicité toujours droit au but avec pour message force de pratiquer, pratiquer et pratiquer. La deuxième partie aborde les figures plus élaborées du DJING. C’est le moment de sentir véritablement le DJ au bout de la platine. D’une main assurée, sans excès de zèle, DJ Poska décortique les fondements. On le sent à l’aise, l’envie d’apprendre au bout des doigts. Tout dans l’humour, le sérieux et la décontraction. L’heure de se rendre compte que le DJING est aussi une discipline… Rappelons que cette partie est accessible sous 4 angles de vue pour une meilleure décomposition des mouvements et une plus grande interactivité avec le DVDEEJAY disciple… c’est à dire vous et moi !

3ème partie : les astuces

Une mine d’or que ces innombrables astuces dont l’unique but est de vous mettre en situation concrète. Une fois lâché dans l’arène, que faire ? Quelles attitudes, trucs, mouvements adopter ? Pas facile car la « fosse », comme on l’appelle, est loin de l’ambiance familiale dans laquelle nous plonge ce fort sympathique DVD. La sono crache, le brouhaha cerne le DJ qui doit se concentrer et faire avec le peu de luminosité. Bref, ces astuces sont un véritable manuel pour apprivoiser la platine et la former à son tour de poignet quelle que soit l’atmosphère dans laquelle vous scratchez.


L’ambiance est plutôt à la fête. Histoire de désarmer l’agressivité qu’il peut y avoir autour du hip hop. Voici venu le temps de la diplomatie… DJ Poska est dans la place, tout baigne !!!

Généralités - 2,0 / 5

Côté conception, c’est plus que de la bonne franquette. C’est carrément du laissez aller. L’éditeur s’est à peine fouler en disposant 3 photos à la va vite (pas franchement accrocheuses) pour en faire une jaquette de DVD. Il y avait mille choses à faire plutôt que « flinguer » le DVD avec ce genre de travail bâclé. Dommage… car la seule vue de cette jaquette totalement ratée va en faire fuir plus d’un !

A l’intérieur, le DVD, dont la rondelle rappelle le disque de scratch, remonte quelque peu la moyenne par son bon goût et son originalité. Immédiatement après l’introduction de la galette dans le lecteur DVD, démarre l’intro impro de Sully Sefil. Surprise plutôt sympathique qui rappelle (si besoin est) qu’on est ici entre potes qui s’admirent, se respectent et n’hésitent pas à s’entraider pour que leur Art progresse.

Bonus / extra bonus pour ce premier volume de DVDEEJAY. L’éditeur n’a pas lésiné sur le nombre de suppléments. La qualité est cependant le point faible de cette édition DVD. L’image autant que le son ont été sacrifiés au fond qui, il est vrai vaut plus par ce qu’il transmet que par ce qu’il montre. Pourtant, il est quand même dommage pour un DVD au contenu essentiellement musical, d’offrir une telle pauvreté sonore. Par indulgence, on gardera en tête l’esprit pionnier de cette édition DVD.

Bonus - 3,0 / 5

Les suppléments se divisent en deux : d’un côté les bonus. De l’autres, les extra bonus. Quelle différence ? Les bonus sont accessibles sur n’importe quel DVD de salon tandis qu’il vous faudra un DVDROM pour lire les extra bonus. En réalité, nombre de ces suppléments ne sont qu’un prolongement de l’histoire car il s’agit principalement de présenter les DJs les plus connus en France et d’analyser leurs parcours et influences. A la place d’un DEENASTY (intéressant par ailleurs) seul à tchatcher, on aurait encore une fois mieux apprécier un montage qui intégrât les différentes interventions, histoire de confronter les expériences, les opinions et les points de vue. Mais bon, l’important est que ces témoignages fussent présents sur le DVD… le reste s’améliorera avec le temps et les volumes 2, 3, 4, 5…

Parmi les bonus, vous trouverez :

- Les Interviews et conseils de Cut Killer, DJ Pone, Queen P et DJ Djel
- Vidéos des championnats du monde de DJs DMC
- Biographies des DJ
- Ecoute de vinyles
- Making of proche du bêtisier

Parmi les extra bonus, vous trouverez :

- Interview de Dj Thierry Scratch (Vincent Desagnat)
- Démo Dj Pone… dans sa chambre

Les interviews, la démo, les vidéos du championnat sans oublier l’interview de DJ Thierry Scratch (séquence détente avec Vincent Desagnat (La Beuze, « Les 11 Commandements »… ) dans le rôle de Scratch autoproclamé DJ) valent le détour… le reste n’a pas franchement d’importance.

Image - 1,0 / 5

C’est loin d’être le point fort de cette édition DVD. C’est de la vidéo filmée avec une approximative balance des blancs qui jure d’une séquence à l’autre et rend l’image imprécise et peu agréable à regarder.

Toutefois, comme on l’a dit tout à l’heure, l’éditeur a privilégié le fond et négligé la forme. Ca n’est pas un film. C’est moins grave. Les puristes et amoureux du documentaire auront toutefois du mal à apprécier.

Son - 0,0 / 5

Autant avoir négligé l’image, on peut comprendre, mais avoir négligé aussi le son, c’est impardonnable. Encore une fois, c’est quasiment un DVD musical alors un peu de tenue. Qu’est-ce que c’est que ces volumes sonores qui varient d’un documentaire à l’autre.

A-t-on oublié d’enseigner à l’éditeur les vertus de l’étalonnage ? Remarquez, on peut également en profiter pour également lui rappeler les vertus d’une remasterisation. Entendre scratcher en 5.1, c’est carrément mieux que d’entendre scratcher en 2.0. Alors pourquoi nous en avoir privé ???

Techniquement, ce DVD frise le néant. Le pire est qu’on entende DJ Poska désespérément répéter « vous entendez ? il faut bien sentir et écouter ». Ben ouais… reste à pouvoir le faire dans de bonnes conditions… ce qui est ici loin d’être le cas !!!

A vos platines… What’s the flavor ?… bon DVD !

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Rétroprojecteur Toshiba 43PH14P
  • Toshiba SD-330ES
  • Onkyo TX-DS797
  • système d'enceinte 5.1 Triangle

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