Rio Grande : le test complet du DVD

1950. Réalisé par John Ford
Avec John Wayne, Maureen O'Hara et Ben Johnson

Édité par Paramount Pictures

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Le 06/06/2004
Critique

En bordure de la frontière mexicaine, en plein territoire apache, Fort Stark, un poste avancé de la cavalerie placé sous le commandement du lieutenant colonel Kirby York, subit régulièrement les raids d’Indiens rebelles, qui échappent à la poursuite de l’armée en traversant le Rio Grande. Ils trouvent ainsi refuge au Mexique où les termes d’un traité de paix interdit de les poursuivre.

Sur la liste des quinze jeunes recrues qui rejoignent le fort pour compléter leur apprentissage des armes, figure Jeff York, le propre fils de Kirby. Tous les deux ne se sont pas vus depuis quinze ans, le jour où Kirby a dû donner l’ordre de brûler les cultures du ranch de Kathleen, son épouse, en pleine guerre de Sécession, ce qu’elle ne lui a jamais pardonné.

Kathleen rejoint le fort pour ramener son fils à la maison : c’est contre sa volonté qu’il s’est engagé, pour effacer le souvenir de son échec à l’école militaire de West Point. Mais Jeff est déterminé à réaliser ses ambitions militaires en commençant comme simple cavalier.

Les travaux pratiques débutent le soir même, quand le fort doit repousser une féroce attaque des rebelles…

John Ford a déjà plus de cent films à son actif, sans compter les courts métrages du début de sa carrière, quand il réalise Rio Grande, produit par Merian C. Cooper, celui-là même qui co-réalisa, en 1933, King Kong avec Ernest B. Schoedsack.

Ce brillant western mêle chevauchées haletantes, spectaculaires numéros de voltige, combats sans merci, traversée de somptueux paysages mais, aussi, sentiments et… chansons, dont la sérénade donnée à Maureen O’Hara par le choeur du régiment « I’ll take you home again Kathleen ».

C’est aussi la première rencontre devant la caméra de John Wayne et de Maureen O’Hara, qui formeront, deux ans plus tard, toujours sous la direction de John Ford, un des plus extraordinaires couples à l’écran, dans L’Homme tranquille (The quiet man, 1952). Toujours en compagnie de Victor McLaglen, qui campe, ici, un sergent gueulard, bagarreur, porté sur le bourbon, ce qui ne l’empêche pas d’avoir un coeur d’artichaut et de fondre à la moindre émotion. Pour la petite histoire, Patrick Wayne, alors âgé de onze ans, faisait ses débuts au cinéma, dans le rôle d’un des enfants capturés par les Apaches, trop modeste pour lui valoir d’apparaître au générique.

Généralités - 3,5 / 5

Voilà un DVD spartiate !
Les menus, en anglais ou en français, sont fixes et muets.
Division en six chapitres, sans titre.
Quand même, choix entre deux versions audio (mono), version originale et version doublée en français.
Et alors, pour les sous-titres, c’est Byzance avec un choix « impérial » entre… 21 langues !

Bonus - 0,0 / 5

Nothing ! nada! niente! nichts! Je ne saurais pas vous l’écrire dans chacune des 21 langues.
Mais, autrement dit : rien !

Image - 5,0 / 5

La remastérisation et l’encodage sont impeccables : pas une seule tache blanche, des contrastes équilibrés avec des noirs profonds, une excellente résolution. Tout est net, y compris dans les nombreuses scènes de nuit.

Son - 4,5 / 5

Bien sûr, le spectre sonore est un peu étroit, concentré dans le médium ; on n’échappe pas à quelques saturations.
Mais, là aussi, le travail de nettoyage de la bande son est remarquable !
Si un léger souffle est discernable dans les scènes avec accompagnement musical, il disparaît complètement dans les autres scènes, donnant toute la netteté possible aux dialogues.
Vous serez surpris par la clarté des appels du bugle, qui sonne le réveil, l’extinction des feux et… la charge !
Tout ça, compte tenu de l’âge du film, justifie sans discussion la note attribuée.
À signaler que les graves sont un peu plus étriqués dans la version doublée que dans la version originale.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Panasonic TX-36PG50F 16/9 86 cm
  • Philips 957
  • Denon AVR 2802
  • Avant : Cabasse Goëlette. Centre : Boston VCR. Arrière : Sony SS-SR15. Caisson de graves Pioneer S-W

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