Le Narcisse noir : le test complet du Blu-ray

Black Narcissus

Édition Collector

1947. Réalisé par Michael Powell
Avec Deborah Kerr, Kathleen Byron et Flora Robson

Édité par Carlotta Films

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Critique

Au-delà des superlatifs dont jouit déjà le film depuis sa création, et en le replaçant dans son contexte historique (il a tout de même 65 ans), force est de constater qu’il n’a rien perdu de son étrange pouvoir de fascination.

Que ce soit le sujet, la direction photo, les cadrages, le choix des acteurs et leur direction, la musique et autres choix techniques… il se dégage de l’ensemble, encore aujourd’hui, un grand vent de modernité.

Comme pour bon nombre de films du duo Powell/Pressburger, il faut reconnaître là une avance colossale sur leur temps et un goût prononcé pour l’absence de facilité.

Mais l’intensité du film repose bel et bien sur les épaules de deux actrices intenses, Deborah Kerr et Kathleen Byron, qui prennent en charge à elle deux la dualité de la manifestation des sentiments qui peuvent venir bouleverser des vies dédiées justement à ne pas s’embarrasser de tels sentiments.

Les conflits internes qui s’en suivent seront ravageurs.

Sensualité et combat intérieur… le film transpire ces thèmes sulfureux avec un charme et une classe indéniables.

Généralités - 4,0 / 5

Un autre cadeau signé Carlotta. Tout de noir vêtue (surétui aux tonalités sombres et boîtier en plastique noir), cette édition à la technique irréprochable est accompagnée d’un menu simple et graphiquement très soigné.

Bonus - 3,5 / 5

Outre la bande-annonce d’époque et un diaporama de superbes photos (le tout en HD), ce Blu-ray propose deux modules (également en HD) : l’un part à la chasse aux souvenirs de tournage par le biais d’interviews de membres de l’équipe et sert ainsi de making of rétrospectif ; et l’autre fait intervenir Darius Khondji, l’un des directeurs photos les plus doués et les plus estimés de sa génération, pour nous parler de la superbe photographie du Narcisse Noir, assurée par Jack Cardiff, un autre directeur photo incontournable.

On ne retrouvera malheureusement ici aucun des bonus de l’édition DVD de l’Institut Lumière sortie en 2006.

Image - 5,0 / 5

Une restauration époustouflante offre à ce film une nouvelle carrière comme si l’on venait de développer les négatifs ! La définition est saisissante, les couleurs du Technicolor sont éblouissantes et l’ensemble de la photographie est sublimée. À tel point que le moindre détail compte et certains effets spéciaux d’incrustation ou le plus petit coup de pinceau sur les décors peints sont désormais incontournables… le charme de l’ensemble n’en n’est que plus évident.

Son - 4,0 / 5

DTS-HD MA 1.0 pour la VF et la VOST. Cette dernière fait bien évidemment preuve de plus de naturel. Côté ambiance, le « mixage » mono donne à entendre autant de détails sur l’une et l’autre des versions. Les dialogues sont impeccablement retranscrits avec beaucoup de clarté.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Toshiba TDP-MT700
  • Sony PlayStation 3
  • Ampli Denon AVR 2807
  • Kit enceintes/caisson Morel Nova (configuration 7.1)
  • Diagonale image 302 cm

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