Aux frontières des Indes : le test complet du Blu-ray

North West Frontier

Combo Blu-ray + DVD

1959. Réalisé par J. Lee Thompson
Avec Lauren Bacall, Kenneth More et Herbert Lom

Édité par Elephant Films

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Le 23/09/2015
Critique

Aux frontières des Indes

En 1905, une petite ville fortifiée aux confins de l’Inde et du Pakistan, est assiégée par les Musulmans. Sentant sa mort inévitable, le maharajah charge le capitaine Scott de conduire en lieu sûr, à Kalapur, son fils de 6 ans qui sauvera la dynastie de l’extinction. Ils embarquent avec une poignée de passagers dans un wagon tiré par une locomotive réformée pour une traversée de 500 kilomètres en territoire hostile.

Aux frontières des Indes (North West Frontier), réalisé par J. Lee Thompson en 1959 montre que le sang versé par le fanatisme religieux ne date pas d’aujourd’hui. Mais le conflit sur lequel s’ouvre le récit n’est pas vraiment le sujet du film. C’est la téméraire équipée du petit groupe qui a remis son sort à une vieille locomotive rouillée, à bout de souffle.

Aux frontières des Indes est donc un pur film d’aventures qui enchaîne une série d’épreuves auxquelles sont confrontés les passagers du train : refaire le plein d’eau, réparer la voie sabotée, traverser un viaduc à demi-détruit par une explosion (une scène pour chatouiller l’estomac des spectateurs sujets au vertige), l’attaque du train par une horde de cavaliers (dans une scène digne d’un bon western) et, bien sûr, l’ennemi qui se cache à bord. Tout cela est efficace, rythmé, sans temps mort et bien photographié par Geoffrey Unsworth, le chef op’ de Ma vie commence en Malaisie (A Town Like Alice) de Jack Lee (A Town Like Alice, 1956).

Aux frontières des Indes

Aux frontières des Indes est le premier grand film d’aventures de J. Lee Thompson qui, deux ans plus tard, doté d’un budget plus généreux, remettra ça en 1961, avec Les Canons de Navarone. Puis il signera deux films de la franchise de La Planète des singes, La Conquête de la planète des singes (1972) et La Bataille de la planète des singes (1973). Mais sa meilleure réalisation est certainement Les Nerfs à vif avec Robert Mitchum (Cape Fear, 1962) que réussira à égaler le remake de 1991 par Martin Scorsese avec Robert De Niro.

Kenneth More porte avec aisance l’uniforme du capitaine Scott. Il est efficacement secondé par Lauren Bacall. Pas vraiment une habituée des films d’aventures, elle anime avec naturel le personnage qui permet d’ajouter une touche de romance à l’histoire. Le troisième larron est Herbert Lom. Son jeu, pas très sobre, lui donne les allures d’un méchant des albums de Tintin qui reste dans la tonalité d’un film de divertissement.

Aux frontières des Indes

Technique - 7 / 10

Comme beaucoup des autres titres de la collection d’Elephant Films Cinéma MasterClass, le Blu-ray BD-50 et le DVD sont présentés dans un boîtier glissé dans un fourreau cartonné. La jaquette (imprimée recto-verso) est conçue dans le style des autres titres de la collection, cohérent avec l’époque des oeuvres, tout comme le menu animé et musical qui propose le film dans sa seule version originale avec sous-titres français optionnels.

En supplément, une présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (9’). Il rappelle que le scénario a été coécrit par Frank S. Nugent, scénariste de pas moins de 11 films de John Ford, et pas des moindres, parmi lesquels Le Massacre de Fort Apache (Fort Apache, 1948), La Charge héroïque (She Wore a Yellow Ribbon, 1949), L’Homme tranquille (1952) et La Prisonnière du desert (The Searchers, 1956). Il évoque rapidement l’oeuvre de J. Lee Thompson, la carrière de Kenneth More, commencée sur les planches, la musique (un peu trop démonstrative) composée par Mischa Spoliansky et la photo de Geoffrey Unsworth.

Pour finir, une maigrichonne galerie de 9 photos en format vignette, les bandes annonces d’une flopée de films de la collection et une courte promotion par Jean-Pierre Dionnet de trois autres titres de la collection Cinéma MasterClass édités simultanément : Bozambo de Zoltan Korda (Sanders of the River, 1935), Simba (1955) de Brian Desmond Hurst et Ma vie commence en Malaisie (A Town Like Alice) de Jack Lee (A Town Like Alice, 1956).

L’image (2.35:1, 1080p, AVC), d’une grande netteté dans les premiers plans, offre une assez bonne précision dans les arrière-plans. Correctement débarrassée des marques du temps sans qu’en ait été affectée la texture originale, elle restitue assez fidèlement les teintes de l’Eastmancolor, toutefois avec une dominante légèrement cuivrée.

Le son DTS-HD Master Audio 1.0 (et non 2.0 comme indiqué au verso de la jaquette) est propre, avec, liés à son âge, un spectre étroit et quelques saturations.

Aux frontières des Indes

Crédits images : © Éléphant Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
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Philippe Gautreau
Le 23 septembre 2015
Ce film d’aventures assez méconnu, pas sophistiqué mais efficace, sort pour la première fois en haute définition dans une version soigneusement restaurée.

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