Le Secret magnifique : le test complet du Blu-ray

Magnificent Obsession

1954. Réalisé par Douglas Sirk
Avec Jane Wyman, Rock Hudson et Barbara Rush

Édité par Elephant Films

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Le 10/04/2017
Critique

Le Secret magnifique

Bob Merrick, un riche playboy, a un grave accident en s’amusant à battre des records de vitesse à bord d’un petit catamaran poussé par un puissant moteur. Les secouristes lui sauvent la vie avec un défibrillateur. Bouleversé en apprenant que cet appareil aurait pu éviter la mort au docteur Philips, un chirurgien qui acceptait de soigner tous les patients, même ceux qui n’avaient pas les moyens de régler ses honoraires, Bob Merrick se sent responsable de sa mort et sera, dès lors, obsédé par un désir de rédemption.

Le Secret magnifique (Magnificent Obsession), après All I Desire, réalisé un an plus tôt, en 1953, s’inscrit au début d’un cycle de huit mélodrames qui assurera la célébrité de Douglas Sirk et qui se terminera en 1959 par Le Mirage de la vie (Imitation of Life).

L’ex-pasteur Lloyd C. Douglas publia en 1929 le roman Magnificent Obsession que ses faiblesses n’empêchèrent pas d’être un bestseller. Malgré l’improbabilité de son sujet, il inspira à John M. Stahl une première adaptation au cinéma, en 1935, sous le même titre, Le Secret magnifique, avec Irene Dunne et Robert Taylor. La Tunique (The Robe), le premier film tourné en Cinémascope, en 1953, est également tiré d’un autre roman publié par Lloyd C. Douglas en 1942.

Près de vingt ans plus tard, Douglas Sirk, pas très enthousiaste après la lecture du scénario, le fit remanier et entreprit la deuxième adaptation. La tonalité reste tout aussi moralisatrice, les rebondissements et les réactions des personnages tout aussi improbables. Et pourtant, Le Secret magnifique peut être regardé comme le film qui a révélé le talent d’un des grands réalisateurs de mélodrames.

Le Secret magnifique permettra d’apprécier le soin apporté par Douglas Sirk à la composition des cadres et l’élégante sophistication de ses mouvements de caméra. On pourra toutefois émettre des réserves sur l’accompagnement musical de Frank Skinner, particulièrement ses arrangements pompiers de l’étude n° 3 en mi majeur de Chopin et de l’hymne à la joie de Beethoven avec chœurs de femmes époumonées, violons languides et harpes dégoulinantes.

Le Secret magnifique

Généralités - 3,5 / 5

Les amateurs de Douglas Sirk trouveront tous les films cités, et quelques autres, dans la collection Cinema MasterClass d’Elephant Films.

Le Secret magnifique (108 minutes) et ses suppléments (22 minutes) tiennent sur un Blu-ray double couche et sur un DVD-9. Le menu animé et musical donne le choix entre la version originale, avec sous-titres optionnels, et un doublage en français, les deux au format DTS-HD Master Audio 2.0 mono.

Les deux disques sont logés dans un boîtier contenant un livret rédigé par Louis Skorecki et une jaquette réversible avec affiche originale, non fournis pour le test.

Bonus - 3,0 / 5

En supplément, Douglas Sirk par Jean-Pierre Dionnet (ce complément de 9’ est repris dans deux autres titres de la collection Cinema MasterClass sortis le même jour). Douglas Sirk, un homme cultivé, aimait la tragédie grecque, ce qui peut expliquer son penchant pour l’adaptation au cinéma de mélodrames qui connurent un grand succès populaire. L’accueil, d’abord réservé, de la critique changea à partir des années 70 quand des cinéastes comme Pedro Almodóvar et Rainer Werner Fassbinder, puis Jean-Luc Godard, commencèrent à se référer à lui. Douglas Sirk prônait un accord parfait entre l’image et la musique et voyait le cinéma comme « l’art total du XXe siècle ».

Présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (13’). Pour le tournage de son premier grand mélodrame, Douglas Sirk fit appel à Rock Hudson (qu’il venait d’employer dans le rôle-titre de Taza, fils de Cochise), le chef opérateur Russell Metty et le compositeur Frank Skinner qui firent désormais équipe avec lui. Douglas Sirk semblait obsédé par le thème de la rédemption et aussi par la cécité, qui le frappa au crépuscule de sa vie.

Le Secret magnifique

Image - 5,0 / 5

L’image au format Superscope (2.00:1, 1080p, AVC), soigneusement débarrassée des marques laissées par le temps, avec une texture originale respectée par la restauration, restitue avec finesse la palette de couleurs du Technicolor.

Le Secret magnifique

Son - 4,0 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 2.0, lui aussi, très propre, avec une bande relativement ouverte, assure une parfaite clarté des dialogues. Saturations dans les aigus de l’accompagnement musical.

Le Secret magnifique

Crédits images : © Éléphant Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 10 avril 2017
Le Secret magnifique, après All I Desire, réalisé un an plus tôt, en 1953, s’inscrit au début d’un cycle de huit mélodrames qui assurera la célébrité de Douglas Sirk. Magnifiquement restauré, ce film nous arrive pour la première fois en haute définition.

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