Miracle Mile : le test complet du Blu-ray

1988. Réalisé par Steve De Jarnatt
Avec Anthony Edwards, Mare Winningham et Mykelti Williamson

Édité par Blaq Out

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Le 14/12/2017
Critique

Miracle Mile

Harry rencontre Julie dans un musée. Coup de foudre instantané ! Arrivé trop tard, aux petites heures du matin, à un rendez-vous avec elle au restaurant chez Johnie’s, il entend la sonnerie d’un téléphone public qu’il décroche. Un homme lui dit appeler d’un silo de lancement de missiles nucléaires et l’avertit d’une riposte imminente à une attaque : il reste 70 minutes avant que Los Angeles ne soit détruite. Est-ce sérieux ou est-ce un canular ?

Miracle Mile (le nom donné à la partie du Wilshire Boulevard située entre les avenues de Fairfax et de La Brea à Los Angeles), le deuxième des longs métrages de Steve De Jarnatt, tourné en 1987, est sorti dans nos salles en janvier 1990, sous le titre Appel d’urgence. Il a été réalisé aussitôt après Cherry 2000, le nom donné à la femme parfaite, androïde, une comédie de science-fiction moyennement réussie avec David Andrews et Melanie Griffith, sorti en 1987. Il s’est ensuite consacré, jusqu’en 2006, à l’écriture et à la réalisation d’épisodes de plusieurs séries.

Miracle Mile, ressorti dans les salles françaises en juin 2017, bien marqué par l’esthétique des années 80, évite les clichés des deux genres qu’il mêle, la comédie romantique et le drame apocalyptique ; ni roucoulades, ni débauche d’effets spéciaux. Juste quelques effets visuels et quelques carambolages de voitures dans une assez courte scène de panique. Le ressort dramatique tient à un enchaînement de contretemps qui contrarie tous les efforts de Harry pour retrouver et protéger Julie, un peu dans la veine qu’avait exploitée, deux ans plus tôt, After Hours, la comédie noire de Martin Scorsese, toujours en attente d’une réédition.

Des rebondissements pour entretenir le suspense et, pour éviter la monotonie, la rencontre de personnages insolites, comme l’étonnant haltérophile pilote d’hélicoptère interprété par Brian Thompson, habitué des rôles de vilains, confronté au redoutable Sylvester Stallone dans Cobra, font s’enchaîner les scènes sans temps morts. On retrouve, dans le rôle de Julie, Mare Winningham, vue dans nombre de séries, récemment dans The Affair et dans American Horror Story et, dans le rôle principal de Harry, Anthony Edwards, l’inoubliable docteur Mark Greene de la série Urgences (ER).

Miracle Mile s’inscrit dans la nouvelle collection de films de genre, Blaq Market, lancée par Blaq Out qui compte neuf titres depuis la sortie de Knightriders, réalisé en 1981 par George A. Romero.

Miracle Mile

Généralités - 5,0 / 5

Miracle Mile (88 minutes) et ses généreux suppléments (137 minutes) tiennent sur un Blu-ray BD-50 logé dans un boîtier de 11 mm (habillé d’une jaquette réversible, avec le chaos de l’embouteillage d’un côté, un palmier en feu de l’autre) glissé dans un fourreau. À l’intérieur, une carte postale avec le visage des deux personnages principaux.

Le menu fixe et musical propose la version originale (avec sous-titres imposés) et un doublage en français, les deux au format DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo. Et aussi, une curiosité, une « piste isolée du score de Tangerine Dream  » (mono, sur la voie droite) : le film est muet, on n’entend que la partition de Tangerine Dream, rien d’autre, pas même le son que Harry tire de son trombone !

Bonus - 4,0 / 5

En complément, un entretien inédit avec Steve De Jarnatt (2017, 11’). Il a, après l’avoir vendu à Warner, racheté son scénario : il était opposé à certains changements et souhaitait réaliser lui-même le film, ce que Warner avait refusé. Le film sera produit par Hemdale, une compagnie indépendante qui cessa son activité en 1995 et dont les droits appartiennent désormais à MGM. Le modeste budget de 3,7 millions de dollars permit toutefois un accompagnement musical par Tangerine Dream.

Suivent des bonus repris de l’édition US Kino Lorber de 2015 : un entretien avec Anthony Edwards et Mare Winningham (12’) qui évoquent leur formation d’acteurs à Los Angeles, se souviennent de l’enthousiasme de Steve De Jarnatt pendant le tournage du film. Puis, Les retrouvailles du casting (25’) : une bonne douzaine d’acteurs, 27 ans après, se rappelle une suite de petites anecdotes… plus intéressantes pour eux que pour nous. Ensuite, un entretien avec Paul Haslinger (Tangerine Dream) (17’) : la partition, avec des sons d’instruments à cordes pour les passages romantiques, fut composée en Autriche en une semaine et livrée au réalisateur sans contrôle de l’utilisation qui en serait faite au moment du mixage. Puis, des scènes coupées (11’), Johnie’s diner - storyboard (2’), montrant, côte à côte, le storyboard et le montage définitif d’une scène, une fin alternative (1’) et la bande-annonce.

Pour finir, deux courts métrages, uniquement disponibles sur l’édition Blu-ray, Tarzana (1972, noir et blanc, 1.66:1, 33’), une parodie de film noir : un détective privé carburant au whisky enquête sur une affaire de contrebande impliquant une jeune femme ne parlant que la langue de la Papouasie et un Papou géant (interprété par Carel Struycken, 2,13 mètres), avec une apparition d’Eddie Constantine. L’autre, Eat the Sun (1975, couleurs, 1.33:1, 24’), coréalisé avec Jim Cox, un film expérimental mixant animation et images travaillées en postproduction, montre l’endoctrinement très particulier, nommé « Tapasia », pratiqué par une secte, censé permettre au commun des mortels d’accéder à l’inaccessible.

Image - 4,0 / 5

L’image (1.85:1, 1080p, AVC) restaurée, lumineuse, avec des couleurs ravivées, de solides contrastes, des noirs profonds, a été soigneusement nettoyée : seules quelques petites taches noires occasionnelles subsistent, par exemple peu après 8 minutes. La réduction du bruit a été efficace, sans lissage excessif.

Son - 3,0 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo, très propre lui aussi, bénéficie d’un spectre assez ouvert et d’une bonne dynamique. Un peu de souffle dans la version française et des dialogues beaucoup trop en avant avec un doublage peu convaincant, surtout celui de Harry.

Miracle Mile

Crédits images : © Blaq Out

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 15 décembre 2017
Miracle Mile, cocktail de comédie romantique et de drame apocalyptique, sans effets spectaculaires, entretient le suspense avec les contretemps qui contrarient tous les efforts des personnages principaux pour tenter de survivre à une catastrophe nucléaire. Récemment ressorti en salles, ce film typique des années 80 était encore inédit en vidéo.

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