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Griffes de la nuit

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LES GRIFFES DE LA NUIT (Édition Prestige)
A Nightmare on Elm Street
USA , 1984
New Line Cinema, Smart Egg Pictures, Media Home Entertainment
9,25  

Vote dvdfr

Vote public

La saga débute ici ! Pour honorer le véritable seigneur du cinéma scary des années '80, Seven 7 signe ici un DVD surdoué, tantôt du coté de l'image et du son, que pour ses bonus.
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critiques de
Giuseppe Salza :
1
7,5
2
7,5
3
7,0
4
7,8
5
7,8

Il était un fois une fille pleine de vie qui vivait dans un pavillon sur la Elm Street. Mais la fille avait des troubles de sommeil : elle craignait de ne jamais plus se réveiller. Des cauchemars rouge sang. Les griffes d'acier. Le visage brûlé. Le chapeau. Le nom de Freddy Krueger.

Comme toute mythologie moderne, chaque conte a ses débuts, et chaque croquemitaine son créateur. Wes Craven, l'une des deadheads de la nouvelle vague de l'horror dur et sans compromis, offre au monde un clown du mal aussi scary que Michael Myers et aussi létal que Jason, tout en permettant à New Line Cinema de devenir la mini Major que l'on connaît aujourd'hui.

Encore une fois, le danger vient de ces paisibles banlieues de l'âge Reagan qui renferment bien de secrets, et bien de fautes commises par les parents. Et encore une fois, pour toute Bête, il y a une Belle pleine de courage pour lui faire face (la subliiiiiime Heather Langenkamp). Et la Belle est secondée par un garçon au visage angélique : un certain Johnny Depp dans l'un de ses premiers rôles...

Impossible de parler de Freddy Krueger sans mentionner Robert Englund, le visage derrière du masque. Dans les chapitres suivants, les maquillages seront retravaillés pour mieux ressortir les traits d'Englund. Mais ici, l'acteur montre ses talents de mime (la façon de Freddy de bouger, de rire, etc.), qui seront codifiés tout au long de la "franchise".

De milliers de pages - voire de livres entiers - ont été consacrés au phénomène de Freddy et au symbolisme sensuel du personnage. Mais ce qui faut retenir, est que celui-ci était le film qui a donné une image à nos cauchemars, le film qui a subverti le réalisme pour visualiser les choses qui ne pourraient pas être vues. Ce qui est - en fin de compte - l'essence même du cinéma.
 4,5 / 5  GENERALITES
1 point1 point1 point1 point1/2 point
Deux ans après la sortie en Zone 1, la saga intégrale des Freddy arrive en France. Seuls (en Digipack 3 volets à l'unité), ou accompagnés (le tout dans un coffret).

L'attente a permis à Seven7 de soigner la localisation du produit et corriger les erreurs de jeunesse du Z1. Le design du packaging - jaquette française rouge sans d'un coté, visuel US sur l'entre-volet - est luxueux. Des petits compléments sur les cotés montrent que l'éditeur sait bichonner les gore-fans. Sans être chargée, l'ergonomie des menus va droit au but.

Si la remasterisation audio en 5.1 (même en français) est un réel atout, S7 étonne pour "locker" le changement de langue à la volée. Et même si cette tendance à vouloir fragmenter les interviews en de nombreux micro-documentaires est franchement irritante, dans l'ensemble le DVD est un killer.
 4,5 / 5  SUPPLEMENTS
1 point1 point1 point1 point1/2 point
Un commentaire audio comme on les aime bien : solide et croustillant en anecdotes. Première surprise : Wes Craven n'est pas seul, mais il est accompagné par deux de ses stars (Heather Langenkamp et John Saxon), et par le directeur de la photo Jacques Haitkin.

Pas mal de propos qui gravitent autour du rôle de Johnny Depp (hélas absent de la réunion de famille) et sur la pauvreté des moyens ("on a tourné avec le budget sushi d'un long-métrage d'aujourd'hui") qui contrastent bien avec l'efficacité des moyens artisanaux mis en oeuvre - du mur en Spandex à la chambre tournante. Rien que du solide. A écouter.

Les documentaires joints au DVD sont au nombre de trois : un très long (46'25") et les autres très courts (de 1 à 2 minutes environ), le tout en VOST.
"Dans les griffes de Freddy" est un complément essentiel pour comprendre rétrospectivement la genèse et le pourquoi du comment de la saga. Plusieurs intervenants à tour de rôle (Craven, Langenkamp, Englund, les gens de New Line, etc.) jamais en panne de souvenirs, et avec des propos souvent très francs. La première partie, où Wes Craven s'attarde sur une série d'événements réels (!) qui ont servi d'inspiration au film, est très intéressante.
Dulcis in fundo, le documentaire se conclut avec l'une des deux fins alternatives des "Griffes" - aussi connues parmi les fans de la saga que rares..
Oui, il y en a clairement une autre, mais en attendant on passe par les deux mini-featurettes suivantes, qui sont plutôt accessoires, et qui auraient mérité un emplacement plus périphérique sur le DVD pour mieux mettre en valeur le documentaire précédent.

La bande-annonce (VOST) est en 16/9 et 5.1. Autre élément commun à tous les DVD de la saga, l'accès direct aux cauchemars du film.

Deux pages de filmographies (8 personnes) bouclent le tout...

... enfin presque, car il est grand temps de passer à la deuxième fin alternative ! Celle-ci est disponible en bonus caché : il suffit de retourner dans la page des documentaire, mettre en surimpression le visage de Freddy en bas à gauche, et le tour est joué.

Dommage pour l'absence - pour des raisons de droits - des nombreux bonus DVD-Rom inclus sur la galette yankee.
 5,0 / 5  IMAGE
1 point1 point1 point1 point1 point
Un encodage qui tient presque du miracle. New Line Cinema doit beaucoup à Les Griffes de la nuit (Édition Prestige), et a donc travaillé sur les sources au peigne fin et sans se soucier des moyens. La qualité de la vidéo n'a rien à envier aux megaproductions contemporaines, et elle est stupéfiante.

Par curiosité, on aimerait tout de même savoir si le budget de la remasterisation des "Griffes" s'est révélé supérieur... à celui du film tout court.
 4,5 / 5  SON
1 point1 point1 point1 point1/2 point
Une VO délicieusement retravaillée en 5.1, qui offre au premier Freddy tout le mordant qu'il ne pouvait pas se permettre à l'époque. Dire qu'elle enterre la VF 5.1 est un euphémisme, mais aussi une injustice. La VF ne part pas du même pied d'égalité : cette dernière consiste plutôt en une spatialisation - en style Arkamys - de la source existante en mono (par ailleurs présente sur le DVD). Il faut donc comparer ce qui est comparable. Dans la limite de ses possibilités, la VF s'en tire plutôt bien.

N'empêche que nous recommandons vivement de voir le film en VOST : Freddy acquiert une toute nouvelle dimension.
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm
- Sony 300
- Denon AVR-1801
- enceintes frontales, centre et surround Davis Odyssée
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