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Freddy sort de la nuit : le test complet du DVD

Wes Craven's New Nightmare

Édition Prestige

USA - 1994

Réalisé par Wes Craven

Avec Robert Englund, Heather Langenkamp, Miko Hughes, John Saxon, Wes Craven

Critique par Giuseppe Salza. Publiée le 20 octobre 2002

Critique

Freddy était mort le chapitre précédent (ils disent toujours pareil..). Mais Wes Craven va voir un jour les ponts de New Line Cinema pour leur dire qu’il a trouvé une nouvelle approche pour son personnage…

Cette histoire (vraie) n’est pas très lointaine des 106 minutes que vous allez suivre. Dans « Freddy sort de la nuit », on rentre dans la maison d’Heather Langenkamp (l’inoubliable Nancy du 1er film) - pas de son personnage, de l’actrice tout court. Elle se résigne à laisser à la baby-sitter son enfant troublé, pour participer à un talk-show où est l’invitée d’honneur, aux cotés de Robert résigne. Fini l’enregistrement, elle se rend chez New Line, où Robert Shaye et Sara Risher lui disent qu’elle doit absolument jouer dans le dernier Freddy de la saga, que Wes Craven est en train d’écrire…

Sauf que son mari - un gourou d’effets spéciaux de maquillage - meurt dans un accident de voiture, et les horribles blessures sur son cadavre laissent supposer qu’une certaine main métallique est la responsable de sa mort. Et tout le monde autour de Nancy se met à cauchemarder ; les coups de fil d’un maniaque se poursuivent ; et l’enfant troublé de la fille est convaincu qu’un homme à la chair brûlée veut du mal à la famille…

Pour le 7ème et dernier (pour l’instant..) épisode de la saga, Freddy Krueger fait donc un virage à 180°. Wes Craven tourne ici un faux documentaire sur la médiatisation de Freddy, qui vire au cauchemar. C’est le cinéma qui se parle, le mythe qui ressort de sa boîte chinoise.

Selon Craven, tout a déjà été dit et scénarisé sur le personnage. Pour garder en vie Freddy, il fallait le sortir dans le réel, lui enlever ce chapeau de croquemitaine, le rendre plus effrayant. Bref, un film où tout le monde - spectateurs inclus - doit jouer le jeu.

4,5 / 5 Généralités

Deux ans après la sortie en Zone 1, la saga intégrale des Freddy arrive en France. Seuls (en Digipack 3 volets à l’unité), ou accompagnés (le tout dans un coffret).

L’attente a permis à Seven7 de soigner la localisation du produit et corriger les erreurs de jeunesse du Z1. Le design du packaging - jaquette française rouge sans d’un coté, visuel US sur l’entre-volet - est luxueux. Des petits compléments sur les cotés montrent que l’éditeur sait bichonner les gore-fans. Sans être chargée, l’ergonomie des menus va droit au but.

Si la remasterisation audio en 5.1 (même en français) est un réel atout, S7 étonne pour « locker » le changement de langue à la volée. On peut aussi s’interroger sur le cadre contraignant de la localisation, qui ramène en France quelques bonus un peu trop yankee, alors qu’une approche européenne aurait été plus bienvenue. Mais dans l’ensemble, le DVD est un killer.

3,5 / 5 Suppléments

On commence par le commentaire audio (VOST) - toujours bienvenu - d’un Wes Craven un peu distant. Depuis le temps des Freddy, de l’eau est passée sous les ponts, et la prose du réalisateur tient plus à la mécanique huilée qu’à l’implication personnelle. Ses propos scénaristiques (sur comment « déstabiliser l’audience ») et ses nombreux anecdotes sont beaucoup plus intéressants que les discussions sur le mythe et la forme.

Wes the Man est encore à l’affiche dans La parole à Wes Craven (17’ - VOST), une interview segmentée par thèmes qu’on peut heureusement voir dans son ensemble. A ne pas rater ses parts initiales, sur les débuts rocambolesques du cinéaste.

Sous Les interviews (17’ env. - VOST) se cache le complément le plus irritant et le plus caché du DVD. Irritant car on commence par des propos d’un historien taillées pour le public nord-américain (où le genre horror doit encore être justifié auprès de l’establishment). Caché car, si vous décidez de laisser tomber et passer à autre chose, vous rateriez des interviews de Clive Barker, Sean Cunningham ou Robert Englund ! Un conseil, passez les 3 premiers segments en avance rapide et arrêtez-vous au quatrième, c’est là où le fun commence..

La bande-annonce (VOST) est en 16/9 et 5.1. Autre élément commun à tous les DVD de la saga, l’accès direct aux cauchemars du film.

Deux pages de filmographies (7 personnes) boulent le tout.

Dommage pour l’absence - pour des raisons de droits - des nombreux bonus DVD-Rom inclus sur la galette yankee.

5,0 / 5 Image

Etant le tout dernier de la série, le septième volet de Freddy est aussi celui avec l’encodage vidéo le plus spectaculaire. Piqué au top, couleurs effrayants, stabilité et colorimétrie exemplaire, pas de vrais défauts visibles. Cauchemars profonds assurés.

4,0 / 5 Son

New Line a bichonné au maximum sa VO 5.1 pour mieux effrayer le spectateur. L’ambiance onirique de la saga vous pousse instinctivement à monter le volume à fond et éteindre les lumières.

Cette Freddy-vision ne saurait se goûter autrement que par la VO. Malgré sa remasterisation 5.1, la VF est plate et moins incisive. Tant qu’à faire, les adeptes des versions doublées peuvent écouter le film dans sa version stéréo d’origine, il n’y a pas beaucoup de différence…

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Configuration de test :

  • Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm
  • Sony 300
  • Denon AVR-1801
  • enceintes frontales, centre et surround Davis Odyssée