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VIRGIN SUICIDES
The Virgin Suicides
USA , 1999 American Zoetrope, Muse Production, Eternity Pictures
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Vote dvdfr |
Vote public |
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Un véritable OVNI hypnotique et saisissant, à dégoûter aussi
bien pour la candeur des images et le son délicieusement
low-tech, que pour la qualité du film. En revanche, le choix
limité des bonus laisse un sens d'inachévé.
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Giuseppe Salza :
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On ne voit pas des OVNIs tous les jours. "Virgin Suicides" en
est un. Après plusieurs visionnages à froid, le début
foudroyant de Sofia Coppola dans la mise en scène aura
finalement été pour les '90 ce que "Heathers" avait représenté
pour les '80 : un portrait au vitriole des dessous de
l'American Way of Life, qui fait passer
American Beauty pour une vulgaire sitcom (après une
vision de "Virgin Suicides", tout le reste est relatif).
"Virgin Suicides", c'est 5 filles de la même famille, qui
décident de se suicider l'une après l'autre. Mais le film est
avant tout une description du sens de vide irréparable qui
affectera leurs proches et les parents. Un arrêt sur image sur
cinq vies qui s'arrêtent. Sofia Coppola s'envole vers les
hauts lieux de la mise en scène, capture des prestations
exceptionnelles de ses acteurs et assemble l'une des bandes
sonores les plus hypnotiques des derniers années. "Virgin
Suicides" est plus qu'un film : c'est un coup de foudre, et
une pierre milière du cinéma "indie" nord-américain.
          L'un des films-cultes les plus intenses des dernières années
arrive en DVD dans une édition soucieuse de la source
originale, mais beaucoup trop minimaliste. Après le disque
sérigraphié (agréable), Pathé enchaîne avec des menus animés
très fidèles à l'esprit du film. Langues et sous-titres sont
paramétrables en cours de route, sans aucune imposition. En
revanche, la dotation en bonus est beaucoup trop juste pour un
film d'une telle envergure. Pourquoi ne pas y avoir consacré
davantage d'efforts ?
          "Virgin Suicides", la déroute. Comment - répétons-le - comment
est-il possible d'avoir une oeuvre si poétique comme le début
de Sofia Coppola, et ne pas mettre le paquet dans les
suppléments ? Peu d'autres films auraient autant mérité une
piste musicale seule, une sélection de clips, une revue de
presse, n'importe quoi.
Finalement, l'édition française tombe à côté de la plaque,
tout comme le DVD Z1 (même si les contenus ne sont pas les
mêmes). Les fans de "Virgin Suicides" devront finalement se
contenter de la bande-annonce (en VF et VOST) et d'une série
de filmographies déroulantes. Et dire que le marché est plein
de films médiocres remplis à ras-bord de suppléments...
          Un travail difficile de compression, dans le but de
"décrisper" les contours de l'image, et se rapprocher aux
flous chauds de la version argentique. Des contrastes très
justes, mais des arrière-plans pas toujours au top.
          Bienvenue dans l'âge d'or de l'analogique, et au bruit du
pick-up sur le microsillon d'un 33 tours vinyle. Pas de
malentendu : c'est l'image de marque et le parti pris de
"Virgin Suicides", qui affiche une complaisance décalée. Cela
ne veut pas dire que le film a un audio d'outre-tombe. Tout au
contraire, il se délecte des craquements et de la chaleur
analogique, pour mieux coller à la période (les années '70) où
se déroule son histoire. Les baby-boomers retrouveront dans
cette BOF hypnotique, le sound de leur jeunesse, et une
utilisation magique de la musique pour la progression de
l'histoire (surtout à la fin du film). On apprécie donc ce 5.1
pour les limites technologiques de ses sources, et pour le
traitement "rough" du son. La VF est à égalité, mais qui
voudra voir un film comme "Virgin Suicides" en version
doublée ?
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