Family Man : le test complet du DVD

Édition Prestige

2000. Réalisé par Brett Ratner
Avec Nicolas Cage, Téa Leoni et Jeremy Piven

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 05/12/2001
Critique

1987. Jake (Nicolas Cage) et Kate (Tea Leoni) sont deux jeunes tourtereaux éperdument amoureux l’un de l’autre… Cette année-là, la vie a décidé de les séparer momentanément afin que Jake effectue un stage de courtier dans une grande banque londonienne. Mais à son retour le jeune homme a promis d’épouser Kate…

Treize ans se sont écoulés. Jake est devenu un richissime homme d’affaires mais il n’a pas tenu sa promesse. Son cynisme n’a d’égal que son envie de collectionner les jolies maîtresses et de dévorer les entreprises. Un matin, pourtant, le destin de Jake bascule : il se réveille au côté de Kate, de ses deux enfants dans une maison du New-Jersey… Home sweet home ? Pour Jake tout cela s’apparente plutôt à un mauvais rêve…

L’Amérique conservatrice a toujours prôné les mérites du libéralisme comme source d’accomplissement économique et d’épanouissement personnel. Elle a aussi chanté les louanges d’une cellule familiale modèle aimante et unie. Au tout début de son long métrage, Brett Ratner (Rush Hour) assène bien quelques piques envers cette Amérique des affaires mais il retombe assez vite dans un discours « politically correct » lorsqu’il se met à défendre les belles valeurs familiales. Ceci affaiblit un film qui, à l’image de son héros principal, ne fait qu’hésiter entre deux mondes trop grossièrement brossés pour sonner « vrais »…

Même s’il ne se regarde pas sans déplaisir, « Family man » manque un peu de souffle et emprunte certains raccourcis sémantiques. Toutefois, la dernière demi-heure, bien qu’assez prévisible, est plus enlevée - la preuve que Ratner est plus à l’aise quand il s’agit d’agiter le cocotier !

On peut toujours fantasmer sur ce qu’aurait donné une telle fable entre les mains d’un Rob Reiner période Quand Harry rencontre Sally, d’une Nora Ephron à la production… ou tout simplement de Curtis Hanson qui, à l’origine, devait réaliser ce film.

Généralités - 4,5 / 5

Metropolitan soigne très souvent ces éditions DVD. Celle-ci ne déçoit pas. Un 16/9 anamorphique, une piste anglaise en DD 5.1 et le choix entre le DTS et le DD 5.1 pour la VF.

La navigation est claire sans être particulièrement originale. En dehors du menu principal introduit par un splash screen, les autres menus sont fixes et muets. De très nombreux bonus agrémentent l’ensemble. Une édition complète et enthousiasmante.

Bonus - 5,0 / 5

Une avalanche de bonus… dont l’intérêt reste toutefois variable.

Commençons tout d’abord par un petit documentaire « autour du film » (VOST) où l’on apprend, entre autres, que Curtis Hanson (L.A. Confidential, Wonder Boys) avait été choisi comme réalisateur. On s’en mord un peu les doigts… Ce documentaire est émaillé de nombreuses interventions de Brett Ratner, visiblement très exalté par le scénario du film : « je n’avais jamais eu entre les mains un aussi beau script ! » dit-il. Il compare même son film à Kramer contre Kramer ou encore à Tendres passions… chacun jugera…

Ensuite, deux commentaires audio nous sont généreusement proposés. Le premier est celui du réalisateur Brett Ratner : un exposé assez bavard, brouillon qui laisse transparaître à la fois une certaine candeur et un manque de concision réels chez ce réalisateur.

Déjà habitué aux commentaires audio pointus, Danny Elfman, le compositeur fétiche de Tim Burton et aujourd’hui de la musique de « Family Man », nous livre quelques secrets bienvenus. Si sa musique est nettement moins inspirée qu’à l’accoutumée, Elfman travaille en parfaite osmose avec le réalisateur et connaît le scénario sur le bout des doigts. Une bonne idée : ses commentaires (VOST) sont chapitrés.

Autre supplément : neuf scènes coupées (VOST). Elles n’apportent pas grand chose de plus à la compréhension du film.

Après avoir visualisé le clip du chanteur Seal, vous pourrez naviguer dans un bêtisier (VOST) drôle et réussi. Vous y découvrirez un Nicolas Cage qui a visiblement connu certains problèmes de concentrations tout au long du tournage…

Pour terminer, il vous reste quelques notes de production en français (écrites assez lisiblement - ce qui est rare), des filmographies des principaux acteurs et du réalisateur, des liens Internet vers le site officiel du film et celui de Metropolitan.

Petite cerise sur le gâteau : « Le jeu du destin » - un test amusant pour savoir si vous êtes plutôt « Family Man » ou « Businessman ».

Image - 4,5 / 5

Magnifique piqué, image chaude bien contrastée et naturelle. Quelques scintillements épars mais le travail de compression est très bon.

Son - 4,5 / 5

La piste DTS française est dynamique et propose quelques effets surround et latéraux réussis. La musique est très bien répartie sur les cinq enceintes. Toutefois, cette piste ne se détache pas suffisamment de son homologue française en DD 5.1. Cela se vérifie sur les dialogues de la voie centrale. S’ils sont clairs, ils manquent un peu de dynamisme. Quant à elle, la VO en DD 5.1 jouit d’une bonne clarté globale. On la préférera peut-être aux deux VF à la fois pour son authenticité et pour son équilibre.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Panasonic TX PK20F 16/9 82 cm 100 Hz
  • Sony 535
  • Sony STR-DE 545
  • Enceintes Sony : frontales (SS MF415), Surround et centrale (SS CR290), caisson de graves Sony SAW M
Note du disque
Avis

Moyenne

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3
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Sabrina Piazzi
Le 28 février 2013
Pas de commentaire.
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Réal
Le 22 mars 2008
Pas de commentaire.

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