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99 769 noms |
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CRIMES ET DÉLITS
Crimes and Misdemeanors
USA , 1989 Orion Pictures, Jack Rollins/Charles H. Joffe Production
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Un Woody Allen, parmi les plus grands crus du maître... Toutefois,
un DVD qui ne soulèvera pas l'enthousiasme de notre notation
technique même s'il jouit d'une bonne exploitation sonore en VO.
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Retrouvez les dernières
critiques de
Jean-Eméric Danco :
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Intégrité quand tu nous tiens...
Un médecin réputé (Martin Landau) trompe sa femme et ne sait pas
comment freiner les ardeurs d'une maîtresse envahissante
(Angelica Huston)... Un réalisateur fauché (Woody Allen), dont
le mariage bat de l'aile, refuse de se compromettre dans la
réalisation d'oeuvres plus commerciales...
Crimes et délits... un très grand cru.
Plus que jamais pour Woody Allen, l'heure est à la remise en
question... Quelle est la place d'un cinéaste vis-à-vis de
l'ogre Hollywood ? C'est un Allen assez cynique qui semble
résigné face à l'idée qu'aucune morale ne sera sauve, que ce
soit en amour ou dans le métier d'artiste... mais c'est aussi et
surtout un réalisateur au sommet de son art, loin du cinéma
burlesque de ses débuts. Depuis Annie Hall, Manhattan,
on sait déjà qu'il n'est pas qu'un amuseur juif de qualité. Il
vénère Fellini et Bergman... Avec des films comme September
ou Interiors, il a d'ailleurs rendu un hommage appuyé au
cinéaste suédois. Même s'il est trop modeste -ou trop malin-
pour le reconnaître, Woody Allen a rejoint peu à peu ses maîtres
et mérite le respect que l'on offre aux plus grands génies du
Septième Art.
          La jaquette, fidèle à l'affiche originale du film, reprend au
verso le résumé de l'histoire, les langues proposées en mono
(français, anglais, italien, espagnol) et les différents
sous-titres (dix au total). Des menus fixes et muets nous sont
offerts. Même si elle manque d'animation et d'originalité,
l'interactivité est esthétiquement réussie ; elle nous guide
clairement vers les choix des langues et des sous-titres, vers
les chapitres (16 au total) et la bande-annonce originale.
L'image est en 16/9 anamorphique. On aurait aimé davantage de
suppléments que cette maigre bande-annonce.
          Une bande annonce non sous-titrée. Comme toujours avec le
cinéaste, cette bande-annonce mérite le détour...
          S'appuyant sur un master assez propre, l'image est plutôt nette
même si l'on constate quelques scintillements, pixelisations ou
autres instabilités. Ici et là, une très légère granulation
ainsi qu'une saturation des couleurs des visage. Toutefois,
l'ensemble reste honnêtement compressé.
          Une matière à satisfaire les fans de Woody Allen et donc de la
VO. La piste anglaise (mono) est très claire et très dynamique.
La VF (mono) n'est pas en reste même si elle demeure un ton en
dessous de la VO. Par contre, les pistes italienne (mono) et
espagnole (mono) sont beaucoup plus étouffées et occultent même
la diffusion des bruitages ou de la musique.
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