La Belle et la Bête - Saison 1 : le test complet du DVD

Beauty and the Beast

1987. Réalisé par Richard Franklin
Avec Ron Perlman, Linda Hamilton et Roy Dotrice

Édité par Koba Films

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Le 04/05/2009
Critique

« Elle vit dans un monde à part du mien », pense Vincent, « son nom est Catherine. Dès que je l’ai vue, elle a capturé mon coeur (…) Elle allait changer ma vie pour toujours. » Catherine, en écho, confie : « Il vient d’un endroit secret très loin sous la ville (…) Et maintenant, où que j’aille, il est avec moi par l’esprit (…) Nous sommes unis par un lien plus fort que l’amitié ou l’amour ; et bien que nous ne puissions vivre ensemble, nous ne serons jamais séparés… »

Cette déclaration en voix off en exergue de chaque épisode donne la mesure de la qualité des dialogues cette série créée en 1987, à partir du mythe littéraire imaginé par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, par Ron Koslow à qui l’on devra, vingt ans plus tard, la très belle série Moonlight (édition belge sortie en janvier 2009), malheureusement interrompue après seulement 16 épisodes, qui conte, elle aussi, les amours (presque) impossibles d’une journaliste et d’un séduisant vampire et leur association contre le mal.

Catherine travaille pour le procureur de la ville de New York. Dans le pilote de la série, elle est sauvagement agressée et sauvée de la mort par Vincent, mi-homme, mi-lion, tapi au milieu d’une petite communauté, aux vêtements d’un autre âge, recluse au plus profond des sous-sols de la ville, dans un fantastique dédale de galeries creusées dans la roche, avec cascade et lac, qui évoque le monde souterrain hanté par le Fantôme de l’opéra.

Dans ce « formula show » à peine feuilletonnant, Catherine, sorte de Jeanne d’Arc sans armes ni armée, s’aventure seule au secours des plus faibles dans les bas-fonds de New York où elle affronte les criminels de tout poils (spéculateurs immobiliers, terroristes irlandais, mafieux infiltrés dans le syndicat des dockers, trafiquants de drogue, triades de Chinatown…) dans des combats dont elle ne sort vivante que grâce à l’intervention, toujours in extremis, de Vincent qui sent sa peur à distance. Personnage composite, d’une sauvage brutalité (il laisse peu de chances de survivre à ceux qui s’opposent à lui), mais féru de musique classique et de poésie (il offre à Catherine les sonnets de Shakespeare), doté d’une force hors du commun, mais parfois sans défense, à la merci de voyous sadiques ou chassé comme un animal dans la nuit de Central Park.

Les deux héros sont interprétés par des acteurs charismatiques : le si singulier Ron Perlman dont le visage est subtilement transformé par un maquillage aussi réussi que celui de Jean Marais dans La Belle et la Bête, le film de Jean Cocteau (le maquillage de Vincent a été créé par Rick Baker, un grand spécialiste, qui a collaboré, notamment, à Star wars, Videodrome, Men in black, Hellboy et X-Men). Et Linda Hamilton, dont les yeux gris-verts restent gravés dans la mémoire des cinéphiles depuis son incarnation de Sarah Connor dans The Terminator, dont la sortie sur Blu-ray est annoncée pour le 1er septembre 2009.

Une très belle série, complexe, avec des scènes d’action, une bonne dose de suspense, mais qui vaut, aussi et surtout, par l’analyse de la relation plus qu’ambiguë entre les deux héros, d’une irrésistible intensité, bien qu’elle reste platonique. Ce qui fera dire à Vincent, au milieu de la première saison : « La seule chose que nous puissions faire est de supporter la douleur. » La dernière scène du dernier épisode laisse toutefois percer l’éventualité d’une évolution de cette relation. Le dénouement de ce cliffhanger romantique sera très bientôt révélé par la saison 2.

Généralités - 4,0 / 5

Sous-titres français optionnels spécialement produit pour cette édition DVD (qui pourraient être plus discrets) sur la version originale, dans la ligne tracée par Koba Films. On peut changer de version à la volée. L’accès au menu est très rapide. Que demander de plus ?

Bonus - 2,5 / 5

Menu très frugal, dont le plat de résistance est un défilant, bien écrit, sur le thème de la belle et la bête, hérité des Grecs. Sont, bien entendu, cités deux films, celui de Jean Cocteau, tournée 40 ans avant la série et l’adaptation des Studios Walt Disney, réalisée en 1991.
À côté de cela :
- Les prix et les nominations de la série : aux 6 prix, qui ont salué la musique, les décors et les costumes, la photo, se sont ajoutées 18 nominations ;
- Les personnages principaux, sommairement décrits sur des fiches ; - Présentation de quelques séries distribuées par Koba Films Video.

Image - 3,0 / 5

Bilan contrasté : les couleurs sont fraîches, l’image est propre, sans taches, avec un fourmillement très occasionnel. Toutefois, le grain affecte la netteté des arrières-plans. Si les scènes de nuit sont bien contrastées avec des noirs profonds, certains contre-jours occasionnent une forte solarisation de l’image ; le défaut est aggravé par l’utilisation de filtres rouges dans certaines séquences du monde d’en bas. Dans l’ensemble cependant, la photo n’accuse pas trop son âge.

Son - 4,0 / 5

La clarté du son mono est impeccable : elle sert la belle musique de Don Davis, compositeur de la Trilogie Matrix. Les voix se détachent distinctement des bruits d’ambiance. Curieusement, dans la version doublée, les bruits d’ambiance sont presque totalement étouffés, parfois même inaudibles ! Une raison de plus d’opter pour la version originale et profiter de la voix sensuelle de Linda Hamilton.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 11 mai 2009
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