Le Monde lui appartient : le test complet du DVD

The World in His Arms

1952. Réalisé par Raoul Walsh
Avec Gregory Peck, Ann Blyth et Anthony Quinn

Édité par Wild Side Video

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Le 04/05/2009
Critique

Pour notre plaisir, Raoul Walsh a su tirer, une fois de plus, le meilleur parti des ingrédients classiques du film romantique d’aventures, sur un scénario de Borden Chase, tiré du roman du prolifique Rex Beach inspirateur de près d’une cinquantaine de films ; on doit les dialogues à Horace McCoy, qui écrira quelques années plus tard « They shoot horses, don’t they? » (On achève bien les chevaux).

Jonathan Clark, un séduisant capitaine américain (un tantinet pirate sur les bords) tombe amoureux à San Francisco de Marina Selanova, une belle comtesse russe. Il prend son enlèvement par un fourbe prince russe, juste avant la cérémonie de mariage, pour une trahison de la belle, qu’il ravira à son tour, à l’instant précis où elle allait consentir à épouser le prince sous la menace que son beau capitaine finisse sur le gibet. Tout ça sur fond de bagarres, beuveries, fêtes colorées et courses en mer.

Beaucoup de touches humoristiques allègent le récit, facilitées par la galerie hétéroclite de personnages que Clark traîne dans son sillage, un second soiffard qui se donne des airs de prédicateur, Ogeechuk, un Aléoutien odorant qui fauche tout ce qui lui tombe sous la main et s’exprime par grognements, sans oublier la superbe Louise… une otarie !

Toute notre gratitude aussi pour la revigorante goulée d’air frais offerte par la longue poursuite entre deux goélettes, celle de Clark et celle du Portugee. Pas des maquettes cette fois, mais des vraies goélettes, labourant les flots, toute voiles dehors, puissamment gonflées par la fraîche brise du grand large.

Une curiosité au passage : un petit couplet, exceptionnel pour l’époque, sur les ravages de la chasse incontrôlée des phoques.

Merci à Wild Side Vidéo d’ajouter ce film (jusque-là connu en France sous le titre « Capitaine téméraire », inutilement éloigné du titre original) à sa collection « Les introuvables », déjà riche de près de 120 titres, disponibles exclusivement chez l’éditeur ou à la Fnac.

Généralités - 2,0 / 5

Le test a été fait sur un check disc. Il est normalement diffusé dans un keep case avec l’affiche du film. On regrettera les sous-titres français imposés qui imposent à leur tour de repasser par le menu pour changer de version. Rappelons une fois de plus que ce blocage est la conséquence du respect des droits territoriaux (certains ayants droits étant assez tatillons) et que ce n’est pas un choix délibéré de l’éditeur pour nous enquiquiner.

Bonus - 3,5 / 5

Documentaire de 26 minutes intitulé « Le monde selon Raoul Walsh » fait de commentaires de Bertrand Tavernier et de Noël Simsolo, historien du cinéma, sur le film et l’oeuvre de Raoul Walsh, un des solides piliers de Hollywood qui nous a laissé près de 140 films dans tous les genres, aventures, guerre, film noir… avec de nombreux chefs-d’oeuvre comme « High Sierra » (La Grande évasion), « Gentleman Jim », « Objective Burma » (Aventures en Birmanie), « White heat » (L’Enfer est à lui), parmi bien d’autres. Tous les deux soulignent qu’on ne doit pas voir dans l’affrontement entre Américains et Russes, comme beaucoup l’ont affirmé, une manifestation de la guerre froide, le scénario se limitant à épingler l’oppression tsariste. Ils saluent aussi la performance d’un Anthony Quinn décontracté avant qu’il ne tombe, douze ans plus tard, dans les excès de la caricature ethnique avec son interprétation de Zorba le Grec. Voilà un bonus très « regardable » où deux connaisseurs de Walsh nous donnent envie de découvrir le reste de son oeuvre, dont 25 titres sont aujourd’hui disponibles en France sur DVD auxquels doit prochainement s’ajouter « The King and four queens » () dont la sortie est annoncée pour le 6 mai 2009.

En dehors de ce documentaire, rien de bien intéressant : une bande-annonce, une maigrichonne « galerie de photos » composée de trois photos du film, et une misérable filmographie dite « sélective » qui se limite à citer quatre des derniers films de Raoul Walsh, pas forcément les meilleurs…

Image - 3,0 / 5

Assez propre en dépit de taches. Les couleurs manquent un peu d’éclat. Les scènes sombres sont particulièrement ternes. Si l’on est loin des résultats obtenus avec la restauration d’autres oeuvres en technicolor comme « Autant en emporte le vent » ou « Les Aventures de Robin des Bois », la qualité reste cependant acceptable.

Son - 3,0 / 5

Le son mono est assez clair. Éviter le doublage français, agaçant, qui place les dialogues beaucoup trop en avant.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm

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