La Belle et la Bête - Saison 2 : le test complet du DVD

Beauty and the Beast

1988. Avec Ron Perlman, Linda Hamilton et Roy Dotrice

Édité par Koba Films

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Le 17/07/2009
Critique

La saison 1 se terminait par une ambiguïté sur les relations entre la belle et la bête, entre Catherine et Vincent. Le très fort attachement entre les deux personnages n’était-il pas un amour impossible, voué à rester platonique, une amitié profonde ? Dès le deuxième épisode, une scène paraît lever le doute : au milieu d’une sorte de forêt de sécrétions calcaires, au bord d’un lac (souterrain, cela va sans dire, comme tous les extraordinaires décors de la série) Vincent lit un poème à Catherine, la tête appuyée sur son épaule, les yeux mi-clos. Pas vraiment un comportement amical. Mais il faudra attendre le douzième épisode pour saisir le premier baiser furtivement déposé par Catherine sur les lèvres de Vincent. Celui-ci devra renoncer à une escapade au Connecticut avec Catherine parce qu’il ne peut se résoudre à quitter le monde d’en bas, tant pour assurer la protection de la communauté que par crainte de s’exposer à l’hostilité du monde d’en haut : « Sommes-nous condamnés à nous contenter d’un poème au lieu d’un coucher de soleil ? » Oui, parce que le projet restera un rêve, ce que Catherine accepte avec philosophie : « Il y a des gens qui ne rêvent même pas… ». Suit un songe merveilleux où Catherine, fantomatique, insaisissable, disparaît dès que Vincent s’approche d’elle, où les membres de la communauté le pourchassent pour le tuer, où Paracelsus, l’incarnation du mal, lui promet la vie sauve s’il se rallie à lui, où il est à la merci des voyous d’en haut, dans un futur indéfini où Catherine ne le reconnaît même pas.

Le monde d’en bas, société utopique gouvernée par la sagesse d’un patriarche, Father, sans lutte de classes, sans monnaie, dans un silence seulement troublé par la musique classique et les messages scandés sur les canalisations, n’est plus le havre protecteur qu’il était encore pendant la première saison : la communauté doit lutter contre une épidémie de peste pulmonaire.

À la fin deuxième saison, plus sombre encore que la première, Vincent découvre la vérité, qu’on lui avait toujours cachée, sur ses origines et les horribles circonstances de sa naissance. Non, je ne vous en dirai pas plus, sauf que cette vérité est si dure à supporter qu’elle déchaîne toute la bestialité qu’il avait, jusqu’alors, réussi à contenir. La saison s’achève par un plan fixe de Catherine qui s’enfonce, seule et fragile, dans l’inquiétante obscurité du labyrinthe de tunnels, guidée par les rugissements de Vincent.

Attendons patiemment la troisième saison, encore plus dramatique, limitée à douze épisodes, de cette belle série, qui ne ressemble à aucune autre, avec ses deux héros/amants que leur nature devrait éloigner l’un de l’autre au lieu de les rapprocher. Sa diffusion pourrait être favorisée par la remise au goût du jour de ce thème avec Twilight - Chapitre 1 : Fascination, avec le curieux « The Right One In » (Låt den rätte komma in) de Tomas Alfredson, et avec la série Moonlight, créée par Ron Koslow, également créateur de La Belle et la bête (ces deux dernières oeuvres, dont la sortie en France n’est pas encore annoncée, sont disponibles au Royaume Uni).

Généralités - 4,0 / 5

On retrouve les caractéristiques du coffret de la saison 1 : version doublée en français et version anglaise avec sous-titres français optionnels spécialement conçus par l’éditeur.

Bonus - 2,0 / 5

De frugal dans la saison 1, le menu est devenu famélique !
Dans l’assiette, cinq courtes introductions (de 1 à 3 minutes), pas inintéressantes, par Linda Hamilton et Ron Perlman, filmées récemment, pour les épisodes 1, 7, 12, 18 et 22 et la présentation de quelques séries distribuées par Koba Films Video.

Image - 3,0 / 5

Le bilan contrasté dressé pour la première saison est le même pour la seconde : couleurs fraîches, beaucoup de grain et une forte solarisation pour les scènes filmées en contre-jour (pour plus de détails, voir la critique de la première saison).

Son - 4,0 / 5

Là encore, voir l’analyse plus détaillée faite pour la première saison : clarté du son mono avec des voix qui se détachent distinctement des bruits d’ambiance, très étouffés dans la version doublée en français.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm

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