Swimming with Sharks
USA - 1994
Cineville, Neofight Film, Mama'z Boy Entertainment
Critique par Pierre-Antoine Beuscart
Critique
Jeune diplômé d’une école de cinéma,
Guy devient l’assistant de Buddy Ackerman, vice président
des studios Keystone. Mais ce travail de rêve devient vite
un cauchemar : humiliations, insultes, exigences des plus
irréalistes, rien ne dérange Buddy pour torturer
son collaborateur.
Le premier film de George Huang est un très bel exemple
sur ce que doivent subir les assistants des patrons de
l’industrie Hollywoodienne. Mais l’histoire ne s’arrête pas
à cette critique, loin de là..
La mise en scène est très intelligente et
parfaitement réglée grâce aux deux
têtes d’affiche qui resplendissent à l’écran
: d’abord Kevin Spacey, très à l’aise dans le
rôle de celui qu’on doit haïr, et ensuite Frank
Whaley, dans la victime pleine de bonnes intentions, qui
déploie, lui aussi, tout son talent devant la
caméra… A noter que Benicio Del Toro fait une apparition
au début du film, en jeune requin promu à un avenir
radieux.. Prophétique…
Un film plaisant, bourré d’humour noir et de situations
ironiques, qui vaut le coup d’être vu…
4,0 / 5 Généralités
On voit tout de même qu’un certain soin a été
apporté pour la présentation générale
du DVD, avec des menus reprenant des images du film, et
composés de transitions faites avec des extraits de
celui-ci (avec des dialogues en version Française, s’il
vous plaît). Petite originalité, le menu principal
est décomposé en quatre mots qui se
référent aux sous-menus qui leur correspondent (ex
: Ecoute = Sélection audio ou Apprends = Bonus).
L’écran d’introduction, néanmoins, est beaucoup
trop long ! On assiste presque à un résumé
du film, une sorte de trailer, et passé l’effet de
surprise de la première vision, on souhaite zapper le plus
vite possible pour arriver au menu principal (ce que, bien
sûr, est impossible).
3,0 / 5 Suppléments
On remarque tout de suite que cette édition est pauvre, en
cliquant sur le mot « Apprends », qui correspond aux bonus, et qui
nous montre une page avec marqué en bas à gauche :
Bande-annonce ! On ne peut pas dire que c’est le Nirvana
!
Néanmoins, en fouillant un peu, on trouve dans la partie
audio la possibilité d’activer le commentaire du
réalisateur, qui est très intéressant
notamment au niveau de ses relations avec les acteurs,
l’explication des différents problèmes qu’il
rencontrés durant le tournage, et surtout, les nombreuses
situations du film qui se rapprochent de la vie professionnelle
du réalisateur (8 ans chez Lucasfilm en tant
qu’assistant). Tout ceci sous-titré en Français,
heureusement !
On trouvera pour finir un bonus caché dans la
partie Apprends, qui est une interview de 8 minutes de Kevin
Spacey, et qui revient sur ses récents succès et
ses qualités d’acteur.
Le making of et/ou les filmographies conventionnelles, ne sont
pas présentes sur cette édition, ce qui est bien
dommage.
3,5 / 5 Image
Comme vous vous en doutez, le film n’offre pas un déluge d’effets visuels en tous genre, et par conséquent, le master utilisé n’est pas optimal.. Certains problèmes de compressions sont parfois visibles, et des grains de poussière ou tâches viennent parfois gêner la qualité de l’image. Néanmoins tout cela ne nuit pas trop à la vision du long-métrage.
4,0 / 5 Son
Ici aussi, les effets audio ne sont pas le réel centre
d’intérêt du film. On notera tout de même la
présence de 4 pistes sonores, 2 pistes
Stéréo VO et VF et 2 pistes Arkamys VO et VF. Pour
vous rappeler ce qu’est l’Arkamys, c’est un procédé
inventé par un Français qui permet de simuler la
spatialisation du son, même chez ceux qui ne
possèdent pas une installation à plus de deux
enceintes.
Mais ici, la spatialisation est plutôt approximative. De ce
fait, pour les personnes bien équipés en Home
Cinéma, les pistes Arkamys 5.1 sont regrettables, tandis
que pour les personnes écoutant leurs DVD avec un casque
ou avec les deux enceintes de la télé, le
résultat est beaucoup meilleur que d’habitude.
En définitive, le son est assez bien défini. La
dynamique est plus en évidence en VO, mais les pistes VF
se défendent bien, restituant avec brio les
différents sons du film.
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Sony Wega 16/9 82 cm
- Pioneer 717
- Onkyo TX-DS777
- enceintes front, centre et surround Jamo, caisson de graves Jamo SW410E
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