Esprits criminels - Saison 4 : le test complet du DVD

Criminal Minds

2008. Réalisé par Edward Allen Bernero
Avec Joe Mantegna, Thomas Gibson et Shemar Moore

Édité par abc studios

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Le 15/03/2010
Critique

Sept membres du FBI forment une équipe spécialisée dans l’arrestation de serial killers de tout poil : souffrant d’un dédoublement de la personnalité ou de troubles obsessionnels compulsifs à faire pâlir Monk ; tuant une personne à la fois ou plusieurs d’un seul coup, par l’anthrax ou par le feu ; jouissant de toutes ses facultés (physiques !) ou paraplégique ! Un large éventail de dangereux psychopathes allant du vieux prêtre exorciste au gamin de 10 ans !

Les situations sont toujours effroyables, mais sans recours exagéré aux scènes sanglantes. Et l’équipe, en dépit de sa redoutable efficacité - les tueurs sont immanquablement découverts , n’arrive pas toujours à temps pour sauver la dernière victime tombée entre leurs griffes, ce qui ajoute au suspense.

La série a conservé ses marques idiosyncrasiques : déplacements en jet privé, briefing « choral » de la police locale (chacun y va de son petit couplet pour dessiner le profil du suspect), citations d’auteurs allant de Léonard de Vinci à Françoise Sagan. La série a aussi conservé la plupart de ses acteurs, à l’exception de deux : Mandy Patinkin et Lola Glaudini ont tiré leur révérence. Thomas Gibson, Hotchner le taciturne, présent dès le début de la série, a pris les chaussures de leader du groupe. Paget Brewster, dans le rôle d’Emily Prentiss, a remplacé Lola Glaudini qui incarnait Elle Greenaway. David Rossi, interprété par Joe Mantegna, mauvais garçon dans beaucoup de ses emplois au cinéma, a acquis toute la respectabilité requise pour prendre le train en marche au cours de la saison 3.

Si chaque épisode peut être vu indépendamment des autres (sauf pour quelques affaires qui couvrent deux épisodes) les auteurs nous font, peu à peu, rentrer dans l’intimité des personnages récurrents que l’exposition de leur vulnérabilité rend plus proches du spectateur. La saison 4 donne un coup de projecteur sur Spencer Reid, le « petit génie » du groupe (1m85, quand même !) et Emily Prentiss, volontaire dans tous les coups durs, tous deux blessés par la vie dans leur jeunesse.

Le choix des guest stars ajoute à notre plaisir, qu’ils soient aussi expérimentés que Cybil Shepherd, la Maddie de Clair de Lune, ou Mitch Pilegi, l’énigmatique Walter Skinner qui apparaît, ça et là, tout au long de la série The X-files ; ou, à l’inverse, au début de leur carrière, comme Alex O’Loughlin, le séduisant vampire de Moonlight, ou comme Jackson Rathbone, remarqué dans la saga Twilight, qui incarne d’une façon troublante le personnage ambigu de Adam/Amanda dans l’épisode 20.

Voilà une série intelligente, bien construite, d’un niveau de qualité situé un cran au-dessus de Profiler (malheureusement édité en France uniquement dans une version doublée en français et disponible en VO en zone 1, dans une version techniquement lamentable), qui nous sort de la routine des Experts et de leurs spin-offs de New York ou de Miami, avec un cocktail équilibré de déductions, de recours aux technologies de pointe, de scènes d’action bien chorégraphiées et, surtout, d’une galerie de monstres due à l’imagination fertile du créateur, Jeff Davis, et de ses scénaristes.

Coup de feu, écran noir ! Un énorme cliffhanger conclut le dernier épisode ; ce n’est au terme de l’angoissante attente de la saison 5 que nous saurons si l’équipe compte encore sept membres…

Technique - 7 / 10

La série a été testée à partir de check discs.

Accès rapide aux menus avec la touche « suivant ». Navigation sans originalité, mais sans problèmes. On peut cependant regretter que le titre des épisodes ne figure pas sur les menus, seul leur numéro.

Trois langues pour l’audio et cinq pour les sous-titres.

Côté suppléments, eau et gaz à tous les étages ! Chacun des 7 DVD qui composent le coffret comporte, en effet, son petit lot de bonus :
Les secrets de tournage d’une scène, d’action le plus souvent, d’une durée qui va de 3 à 5 minutes ; en fait de « secret », nous restons sur notre faim : seules, sur une douzaine, deux ou trois scènes de cascades laissent furtivement entrapercevoir quelques truquages.
Le Profil des personnages : chacun des sept personnages récurrents à droit à un portrait à peine esquissé, d’une regrettable banalité.

Les quatre scènes coupées, les deux bonus cachés ou le bêtisier du disque 7 ne suffiront pas à combler nos attentes. Une fois encore, quantité ne veut pas dire qualité.

La photo est propre, mais gagnerait à être plus contrastée.

Pistes DD 5.1 pour les trois langues, anglais, français et allemand avec une spatialisation cohérente, mais une sollicitation trop timide du caisson de basses. Les dialogues sont assourdis dans quelques scènes d’extérieur dans la version originale.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm
Note du disque
7 / 10
Avis

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Baptiste
Le 16 novembre 2014
Pas de commentaire.
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Philippe Gautreau
Le 2 juin 2010
Pas de commentaire.

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