O Cangaceiro : le test complet du DVD

1953. Réalisé par Lima Barreto
Avec Alberto Ruschel, Marisa Prado et Milton Ribeiro

Édité par Films sans Frontières

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Le 20/04/2010
Critique

Le prix international du film d’aventures au festival de Cannes de 1953 a assuré le succès mondial de ce film. Le jury de Cannes réserva aussi une mention spéciale à Gabriel Migliori, compositeur de la musique… pourtant parfois grandiloquente. La chanson traditionnelle « Olé muler rendêra, olé mulé renda » deviendra vite un tube planétaire.

On est vite pris par cette intrigue simple au récit linéaire, mélange d’histoire d’amour et de western : un homme risque sa vie pour délivrer la femme qu’il aime des hors-la-loi qui l’ont enlevée et sont à leur trousses.

Les bandits sont représentés sous un jour contrasté, à la fois assassins cruels (pendaison, viols, femmes marquées au fer rouge) et bandits de grand chemin mus par un certain code de l’honneur, venant occasionnellement au secours des plus pauvres. Le mythe des cangaceiros/Robin des bois allait être repris quelques années plus tard par Glauber Rocha, un des porte-drapeau du « Cinema novo » dans Antonio das Mortes et « Dieu noir et diable blond ».

L’écriture cinématographique est recherchée. Par exemple, à 7 minutes du début, une vingtaine de touches impressionnistes, une succession de plans très courts, font ressentir, avec force et justesse, en moins de quarante secondes, la terreur des habitants d’un village razzié par les cangaceiros.

La qualité des dialogues est du même niveau : « Les meilleurs fruits sont les plus difficiles à cueillir » dit un brigand à une femme une peu facile qui cherche à le séduire.

Dommage que Lima Barreto, documentariste, réalisateur et auteur du scénario, n’ait tourné qu’un seul autre film de fiction, en 1961, « A primeira missa ». La carrière de Milton Ribeiro, le hiératique capitaine Galdino, sera interrompue par une mort prématurée, à 52 ans, âge auquel mourra également la belle Marisa Prado, interprète d’Olivia.

Technique - 5 / 10

La belle photo souffre cruellement d’un manque de contraste et de luminosité : les blancs sont gris et les visages difficilement discernables en contre-jour.

Quelques taches blanches et rayures sont visibles, mais supportables.

Peu de souffle, mais une bande passante étroite et des aigus un peu grinçants, qui affectent plus la musique que les dialogues.

Toute l’interactivité d’une cassette VHS ! Un menu spartiate : « Lancer le film », un point, c’est tout ! Version originale avec des sous-titres « en dur ».

Malgré ces réserves, un grand merci à Films sans Frontières de nous permettre de revoir ce film, en attendant son éventuelle restauration.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm

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