Eureka - Saison 3 : le test complet du DVD

A Town Called Eureka

2008. Réalisé par Bryan Spicer
Avec Colin Ferguson, Salli Richardson-Whitfield et Jordan Hinson

Édité par Universal Pictures France

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Le 26/08/2010
Critique

On retrouve dans cette troisième saison Jack Carter, devenu le sheriff local par accident, son adjointe Jo, sa fille Zoé et un large assortiment de scientifiques qui travaillent pour Global Dynamics, dans la base secrète installée à Eureka, sous le contrôle du ministère de la défense. Tous de véritables petits génies, plutôt immatures, capables de déclencher les pires catastrophes. Heureusement, Jack Carter est là, qui joue les pompiers de service et réussit, avec des solutions toutes simples, frappées au coin du bon sens, à chaque épisode mais in extremis, à sauver la communauté de l’anéantissement.

Cette série a trouvé un bon équilibre entre la comédie, parfois burlesque, et la science-fiction, avec ça et là une petite pointe d’émotion. Dresser la liste de toutes les inventions conçues à Eureka, c’est se lancer dans un inventaire à la Prévert, hétéroclite, farfelu et presque interminable. Voici quand même un tout petit aperçu, en vrac : des drones qui ont échappé à tout contrôle après avoir détruit le système de défense qui devait les annihiler, un maladroit croisement entre Rocketeer, Superman et le Passe-muraille, un soleil artificiel créé par une fillette de huit ans, une voiture sophistiquée qui devient psychopathe quand son propriétaire l’abandonne comme une vieille chaussette, un ordinateur organique que son inventeur pilote en remuant les doigts dans une gelée de cellules vivantes, etc.

Last but not least, le Self Actuated Residential Automated Habitat, SARAH pour les intimes, une machine domotique qui régente autoritairement la demeure de Carter, un bunker, et ses occupants auxquels, sans y avoir été invitée, elle assène volontiers des leçons de morale.

Si toutes ces idées délirantes font l’originalité de la série, l’intérêt est aussi soutenu par des personnages récurrents loufoques et sympathiques, à commencer par Colin Ferguson, l’incarnation du sheriff qui se sort de toutes les difficultés, sauf qu’il trébuche systématiquement sur la prononciation des termes scientifiques. Deux nouveaux personnages hauts en couleurs font leur entrée dans la série au cours de la saison 3 : Lexi, la soeur de Carter, revenue de lointains périples exotiques dans le giron familial en vue de l’arrivée prochaine des jumeaux qu’elle porte, et Tess, scientifique si jolie qu’elle n’aura rien à faire pour séduire Carter.

Des dialogues bien écrits, de fantastiques décors hi-tech, une foultitude d’effets spéciaux réussis, de nombreuses scènes d’extérieur dans un panorama montagneux de la province canadienne de British Columbia (si vous y allez un jour, n’oubliez par de glisser un parapluie dans votre bagage !), une musique originale exceptionnelle, composée par Bear McCreary, compositeur de la musique de Battlestar Galactica et de Terminator: The Sarah Connor Chronicles … voilà tous les ingrédients qui font que cette série pas comme les autres se regarde avec grand plaisir.

Elle est repartie pour un tour : la diffusion de la saison 4 a commencé le 9 juillet 2010.

Généralités - 2,5 / 5

Trois boîtiers slim case dans une étui en carton. Accès rapide au menu, en français. Les sous-titres sont un peu trop gros, particulièrement les sous-titres anglais.

Bonus - 3,5 / 5

1. Commentaires par Jaime Paglia, créateur et producteur de la série et Colin Ferguson des épisodes 1, 10 et 14 et 18 (pour ce dernier épisode, Colin Ferguson est remplacé par le réalisateur Matt Hastings).

2. Scènes coupées
DVD 1 : scènes des épisodes 1, 2 et 3
DVD 2 : scènes des épisodes 4, 5, 6 et 7
DVD 3 : scènes des épisodes 8, 9, 10 et 11
DVD 4 : scènes des épisodes 12, 13 et 15
DVD 5 : scènes des épisodes 17 et 18

3. La touche finale : les effets spéciaux de Eureka (16/9, stéréo, 15’)
Ces entretiens avec le créateur de la série et le responsable des effets sont un peu bavards ; on aurait préféré en savoir plus sur les détails de la réalisation des effets spéciaux d’un épisode.

4. Créer l’identité musicale de la série (16/9, stéréo, 18’)
C’est, de loin, le suppléments le plus intéressant. Le talentueux Bear McCreary nous parle d’abord du choix primordial d’un ton musical qui s’accorde au caractère comique de la série, et qui puisse s’harmoniser avec le genre « sci-fi ». Aux instruments conventionnels, cordes, cuivres, bois et guitare, s’ajoute le synthétiseur et, plus rare pour ce type d’oeuvre, l’accordéon. Chacun des personnages principaux a son thème musical, un peu comme le leitmotiv inventé par Richard Wagner. Le seul regret est que ce documentaire soit un peu court.

Image - 4,5 / 5

Encodage sans reproches, image précise, bien contrastée. L’épreuve de la brume, souvent présente, est passée haut la main.

Son - 4,5 / 5

Le son de la version originale et du doublage en français, tous deux en Doldy Digital 5.1, sont d’une très bonne qualité. Les dialogues se détachent bien. Bon relief des bruits d’ambiance et spatialisation cohérente. Le caisson de basse est sollicité à bon escient par les explosions et autres tremblements de terre. La musique est restituée avec l’ampleur et le relief qu’elle mérite.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm

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