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L'INSPECTEUR HARRY
Dirty Harry
USA , 1971 Warner Bros. Pictures, The Malpaso Company
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Vote public |
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Warner commet hara-kiri avec cette édition d'outre-tombe, qui
charcute le premier chapitre de la saga Dirty Harry. Ils
n'avaient pas d'argent pour restaurer ce grand classique du
cinéma ?
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Retrouvez les dernières
critiques de
Giuseppe Salza :
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Harry le charognard, le vicieux, le flic passablement
réactionnaire qui explose la racaille à l'aide de son Magnum
44. Et c'est ici que la saga Dirty Harry commence, grâce au
talent de Don Siegel qui dessine mieux que quiconque la
décadence des espaces urbains. Harry mène la chasse à un tueur
psychopathe (Andy Robinson, exceptionnel), qui essaie
d'extorquer une somme d'argent à la ville de San Francisco.
Les policiers contemporains n'arrêtent pas de parler. Clint
Eastwood, lui, agit. Mais ce serait une erreur de lire la saga
de Dirty Harry au premier degré. A l'image de son flic
désabusé, le film ironise sur les demi-teintes et sur les
archétypes. Ici naît l'antihéros des années '70. Go ahead
punk, make my day.
          Question à 64.000 dollars : vous êtes les propriétaires d'un
catalogue immense de films, et plus particulièrement d'une
saga de policiers urbains avec un antihéros déjà inscrit aux
annales du cinéma. On vous demande de les sortir en DVD. Que
faites vous ?
- A : un coup de chiffon au master vidéo, et c'est bon pour la
troupe
- B : je fais une édition spéciale et un coffret réunissant
tous les titres de la saga
- C : Dirty Harry, c'est quoi ?? C'est le titre d'un tube de
Britney Spears ou N-Sync ?
          Un mot : RIEN. On lui accorde un 0.5 uniquement pour son sous-
écran d'informations.
          Dire qu'il s'agit d'un master calamiteux, c'est un euphémisme.
La copie de "Dirty Harry" doit avoir fait 25 aller-retour de
et vers l'au delà, avant de se retrouver sur les bancs du
Warner DVD Center. Image instable, couleurs irréels (admirer
les visages violets dans le commissariat de police) ou
délavés, scènes de nuit beaucoup trop sombres, définition
ultra-limitée. Idéal pour les labos d'encodage, pour montrer
exactement ce qu'il ne faut pas faire, lorsqu'on fabrique un
DVD.
          La rémasterisation de la piste VO en 5.1 n'est pas vraiment
utile au récit, mais elle apporte un petit plus au rendu de la
bande originale de Lalo Schifrin. Les pistes mono française et
italienne sont plus dans la norme. Dans l'ensemble c'est
correct, mais sans plus.
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