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Silent Running


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SILENT RUNNING
USA , 1971
Universal Pictures, Michael Gruskoff/Douglas Trumbull
4,75  

Vote dvdfr

Vote public

Un véritable classique méconnu de la science-fiction, présenté dépouillé de toute substance. Mais cette édition a au moins le mérite d'exister dans une collection à prix riquiqui.
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critiques de
José Aguiar :
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6,8
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Dans l'avenir, la quasi-totalité de la végétation a disparu de la surface terrestre. Seuls quelques vaisseaux spatiaux sont devenus les garants des dernières plantes, cultivées en apesanteur dans d'énormes serres. Procédé plutôt onéreux, qui s'attire le courroux des grandes multinationales. Déjà sur Terre l'on parle de détruire ces bribes de végétation dans l'indifférence générale. Freeman Lowell (Alan Ladd, pas très convaincant), désespéré par une telle perspective, tentera son va-tout pour sauver le reste des arbres : détourner un vaisseau au prix de la vie de ses occupants.

"Silent Running", pour qui ne l'a pas vu, a su conserver une force intacte de conviction et ce même si souvent le discourt écolo-catastrophiste semble un peu excessif. Conte naïf et suranné, "Silent Running" souffre d'un emportement immodéré de la part du réalisateur (emportement propre au début des années 70 : c'est en effet un reproche que l'on peut également faire à "Soleil Vert").

Mais on aurait tort de penser que Trumbull n'a pas apporté une note de réflexion sur la destruction des écosystèmes : certes la quête du profit à tous crins est nuisible, mais en faisant de son héros un extrémiste à moitié fou, il laisse suinter l'idée que l'avenir de la planète ne réside pas forcément dans les hommes quels qu'ils soient.

Fort de ce constat pour le moins pessimiste, c'est tout naturellement vers les machines que le regard de Trumbull se porte. Vers les majestueux vaisseaux tout d'abord, qu'il filme avec une maestria et une admiration non dissimulée ; quoi de plus normal lorsqu'on sait que Trumbull est le responsable des meilleurs FX des années 70 (2001 : l'odyssée de l'espace, Rencontres du troisième type (Édition Collector), Star Trek - Le film (Director's Cut) et Blade Runner (Director's Cut)).

Mais c'est surtout avec les trois petits drones responsables de l'entretien du vaisseau que le cinéaste s'est surpassé. Soudain, de cet amoncellement de ferraille que sont les petit robots surgit une humanité inattendue : alors que le "héros" humain n'éprouve aucune gêne à tuer trois personnes, les drones se recueillent sur la dépouille d'un des leurs. On s'attache tellement aux petits drones que la dernière image du film vous noue la gorge (et ça, il faut le voir, ce n'est pas moi qui vous la racontera) et vous laisse un terrible sentiment de solitude.

Finalement, on apprécie le film pour ce qu'il est : une fable écologiste fort efficace. Pour Trumbull, les hommes sont incapables de mener leurs idées à bien.
 2,5 / 5  GENERALITES
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Une présentation tristounette préside à cette édition vraiment bas de gamme. Le boîtier Amaray est bien moins avenant que la jaquette Zone 1, dont l'affiche était une réussite. Le menu s'ouvre sur le vide intersidéral, et, pour une fois, la forme rejoint le fond, car ce DVD se révèle plein de vide avec ses écrans fixes et muets et une pauvreté d'édition heureusement compensée par un prix qui vous redonne le sourire.
 1,0 / 5  SUPPLEMENTS
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On pourrait filer la métaphore sur le néant intersidéral, mais à quoi bon ? On n'en sortirait plus. Faisons sobre mais efficace : la partie suppléments de ce DVD est plus désertique que la planète Mars (finalement j'ai craqué). On se voit offrir une misérable bande-annonce de qualité médiocre.

Que fait-on des sempiternelles notes de production, ou des filmographies qui représentent le minimum syndical pour une édition DVD ?
 3,0 / 5  IMAGE
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Une copie sans taches ni rayures, qui aurait gagné à être présentée en 16/9 anamorphique, pour une meilleure définition, et pour pouvoir profiter des sous-titres. Défaut auquel on pourrait ajouter un ensemble parfois un peu fade. Mais le plus rageant est le fait que le film semble recadré (en effet, le titre du film est "mangé" des deux côtés de l'écran).
 3,0 / 5  SON
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Une fois n'est pas coutume, c'est la VF qui remporte la palme du son, car la VO, étouffée et peu détaillée, n'offre pas vraiment le minimum requis. On s'étonnera même d'entendre une plus grande variété de bruits d'ambiance sur la VF, alors que d'habitude c'est l'inverse. En fait, il semblerait, à entendre les voix françaises, que le doublage ait été exécuté dans les années '80 (on reconnaît notamment très bien la voix française de Bill Paxton) alors que le film est de 1971 ; peut-être trouvera-t-on là l'explication à ce mystère ?
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Samsung 16/9 70 cm
- Sharp DV-560S
- Pioneer 609 RDS
- Pack JBL SCS 75
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