Jurassic Park III : le test complet du DVD

2001. Réalisé par Joe Johnston
Avec Sam Neill, William H. Macy et Téa Leoni

Édité par Universal Pictures France

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Le 01/04/2002
Critique

Après le succès planétaire des deux premiers épisodes, tonton Spielberg passe la main à un nouveau réalisateur pour mettre en images le troisième volet de « Jurassic Park ». Après le parc de loisirs, l’île maudite et tyrazilla à San Diego, on aurait pu espérer un épisode du genre : « Les dinos font du ski ». Eh bien non. Pour ce troisième opus, Joe Johnston (Rocketeer, Jumanji, Ciel d’octobre) nous ressert un quasi-remake du « Monde perdu ».

Alors qu’ils longent l’île au dinosaures en parachute tractés par un bateau, le jeune Eric Kirby et son beau-père sont obligés d’y faire un atterrissage forcé.

Cependant, le paléontologue Alan Grant, huit ans après ses aventures au parc Jurassique de John Hammond, peine à trouver des subventions pour financer ses recherches sur les velociraptors, qu’il soupçonne d’avoir mis au point un langage. Un couple de milliardaires, Paul et Amanda, lui propose une grosse somme d’argent en échange d’un survol commenté du site B de l’île aux dinosaures. Grant accepte à contrecoeur.

Mais là, les choses se gâtent. L’avion atterrit sur une piste désaffectée, et le couple de milliardaires s’avère être, finalement, les parents divorcés du petit Eric Kirby, entrés en fraude sur l’île avec des mercenaires pour rechercher leur fils.

A peine posés, ils sont attaqués par un spinosaure, avant de se jeter dans la gueule d’un tyrannosaure. Heureusement pour eux, les deux mastodontes préfèrent se battre entre eux plutôt que de les dévorer.

Se croyant hors d’atteinte, nos héros tentent de prendre un peu de repos ; mais, les velociraptors les repèrent et les prennent en chasse.

Voilà les vingt premières minutes du film. Remuant, non ?

Certes, ce troisième volet n’est pas, comme ce fut annoncé, le meilleur épisode de la série. En cela, le premier remporte largement ce titre, mais « Jurassic Park III » est tout de même un excellent divertissement ; maîtrisé, offrant aux spectateurs de nouveaux frissons grâce à la présence du spinosaure et des ptéranodons, ces monstres volants, qui nous offrent la meilleure scène du film. Quant aux « vieux » dinos, ils ont été dépoussiérés pour être encore plus réalistes. Notamment, les raptors et les branchiosaures, qui n’ont plus rien à voir avec les bestioles du premier.

Bref, plongez-vous, ou replongez-vous avec plaisir dans l’univers de « Jurassic Park ». Cette fois encore, ça en vaut le détour. Seule ombre au tableau toutefois, la durée du film : une heure et demi, c’est bien trop court pour un pareil spectacle.

Généralités - 4,5 / 5

Une jaquette cartonnée avec impression chromée (très en vogue en ce moment, c’est un procédé déjà utilisé pour le digipack de Final Fantasy - Les créatures de l’esprit), que recouvre le logo « Jurassic Park III », traversé par l’ombre déformée d’un ptéranodon. De fines rayures finissent de lui donner cet aspect métal brossé.

Le recto est un peu plus classique et reprend le résumé et les informations techniques du disque. C’est clair, précis et élégant. La galette, à l’instar des deux premiers opus, est sérigraphiée.

Le menu, quant à lui, s’ouvre sur un splash-screen un peu trop statique, qui aboutit sur le même métal brossé que celui de la jaquette, qui se met soudain à trembler sous les assauts répétés d’un animal énervé. Trois griffes lacèrent l’écran et l’on peut voir apparaître un bout du menu, ainsi que l’oeil inquisiteur d’un velociraptor. La plaque de métal s’ouvre comme un volet, et le velociraptor s’en va pour laisser la place à un menu bien trop fixe, accompagné heureusement par la musique du film.

Les transitions entre les différents menus sont un peu sèches, on aurait aimé plus d’animation. Les sous-menus sont eux aussi statiques, mais, fort heureusement, baignés dans un thème musical différent à chaque fois.

Bonus - 4,5 / 5

Sur le papier, c’est aussi copieux que les deux précédents opus, qui avaient réussi le tour de force d’être de véritables collectors, et sur un seul disque ; on nous offre ici aussi une profusion de suppléments.

On commencera bien sûr par le commentaire audio des responsables des différents secteurs des effets spéciaux. Ils se bornent souvent à nous dire : « Alors ça, c’est animatronique ; ça, c’est de l’image de synthèse… » ; avec des commentaires parfois un peu lourds : « Alors là, c’est pas de vrais acteurs, c’est des images de synthèse, seuls les dinosaures sont vrais ! » (sic !). En fait, c’est un commentaire assez froid. Dommage que l’on aie pas le droit à un commentaire audio du réalisateur, plein d’anecdotes, qui auraient rendu le tout plus vivant.

Ensuite, on trouvera le making of de 21 minutes ; alors que sur les deux autres, on avait des reportages d’une heure. Mal articulé, ce making of tourne court, on ne s’intéresse jamais au processus de création du film. C’est une super featurette, une bande promotionnelle sans saveur. C’est pour cette raison que cette section suppléments n’obtient pas la note maximale, car la multitude c’est bien, mais la qualité, c’est mieux.

Les nouveaux dinosaures de Jurassic Park, comme son titre l’annonce, est un reportage de 7 minutes sur les nouvelles espèces de dinosaures présentées dans le film, dont principalement le spinosaure (quel nom !) et les ptéranodons. On revient aussi sur les modifications apportées aux anciens dinosaures.

Visite des studios Stan Winston nous montre la fabrication des animatroniques des différent dinos, de la conception mécanique aux sculptures, jusqu’à l’ajustement des peaux de latex sur les ossatures. On voit ensuite les stars jouer leur rôle devant la caméra (3 minutes et dix secondes, sans commentaires).

Une visite à ILM est une partie interactive dans laquelle on découvre les concepts, le processus d’intégration des images de synthèse, des simulations musculaires qui permettent de bénéficier d’un tel réalisme dans les mouvements des dinos, et enfin, de la composition des images (matte paintings, ajouts de brouillard, etc.). Chacune de ces sections se découpe en plusieurs petits reportages et est introduit par des experts. C’est une partie à la fois ludique et intéressante.

A la découverte de nouveaux dinosaures est un petit reportage sur l’activité de Jack Horner (qui est aussi le conseiller des trois Jurassic Park), dans le Montana, et de ses toutes récentes découvertes de fossiles. Une façon de renvoyer l’ascenseur à l’un des piliers méconnus du succès de cette série.

Les coulisses du tournage est un montage entre les scènes finalisées tirées du film et des prises de vue vidéos lors du tournage. On y découvre notamment les animatroniques de Stan Winston au travail, dans les scènes de l’attaque de l’avion par le spinosaure, l’attaque des raptors et la confrontation sur le lac.

Comparaison du story-board et de la scène finale est une section qui se concentre sur trois séquences fortes : le labo, la volière et l’attaque du bateau. Et l’on voit que Joe Johnston est très fidèle à son story-board ; forcément, ce sont des scènes à effets spéciaux qui nécessitent une grande organisation et une grande rigueur.

Les archives de Jurassic Park III se compose de deux sections. Tout d’abord, opter pour « les photos de production », et vous aurez droit à une galerie animée de photos, accompagnée par un extrait de la musique du film ; une petite originalité vraiment très agréable. La seconde section, qui se dénomme « galerie de photos », est en fait une copieuse rétrospective de tous les projets d’affiche pour ce troisième opus.

Platines à dinosaures vous permet de voir les essais, animatiques et caractéristiques de presque tous les dinosaures présents dans le film, dont le mystérieux Billy Brennan, apparu, dit-on, à la fin de l’ère Jurassic III.

Bien sûr, que serait l’interactivité d’un collector sans les sempiternelles bandes-annonces ; et là, on est gâtés. Outre les bandes-annonces des trois « Jurassic Park » (4/3 mais 5.1), on peut baver d’envie (ou pester de rage) devant celle de « E.T., vingtième anniversaire » (hélas 4/3 et stéréo), et devant l’annonce de la parution prochaine des trois « Retour vers le futur » (4/3 et mono).

Enfin, les heureux possesseurs d’un lecteur DVD-Rom vont pouvoir prolonger la séance avec des jeux interactifs, des écrans de veille et un lien Internet avec le site du film.

Image - 5,0 / 5

La compression est excellente et la restitution est parfaite, malgré des décors souvent brumeux et des arrière-plans transpercés par d’innombrables rayons de soleil. La photographie, qui a gardé cette froideur naturiste propre au deuxième épisode, est vraiment sublimée par cette édition ; et on notera avec plaisir que la qualité d’image du DVD ne trahit jamais les effets spéciaux, hormis quelques intégrations sur fond bleu (tout au début du film) un peu maladroites.

Son - 5,0 / 5

Ca rugit, ça vrombit de toute part, à gauche, à droite, les oiseaux chantent au loin, les herbes bruissent à vos pieds, tout cela est restitué avec justesse, dans une utilisation judicieuse des 5 canaux, pour les ambiances calmes, ainsi que pour les déchaînements d’action. Bref, une bande-son intelligente et efficace.

Les versions française et originale en 5.1 sont de la même tenue. Le doublage français a été effectué avec soin et mixé avec précision ; donc, là, on peut se tourner sans honte vers la version française, on y retrouvera les mêmes voix françaises de Sam Neill et de Laura Dern.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Samsung 16/9 70 cm
  • Sharp DV-560S
  • Pioneer 609 RDS
  • Pack JBL SCS 75
Note du disque
Avis

Moyenne

4,0
5
2
4
2
3
0
2
1
1
0

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ouioui
Le 24 avril 2015
Pas de commentaire.
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Pascal
Le 11 juin 2005
Pas de commentaire.
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[lukas]
Le 7 décembre 2004
du réchauffé... encore du réchauffé... Bon l'avantage est que le scénario est riche en rebondissement et qu'il est quelque peu meilleur que le deuxième... mais l'effet de surprise du premier épisode passé, on reste que sa faim. un maître mot : toujours plus !!! un méchant dinosaure plus gros (et plus méchant !), des vues de caméra encore plus vastes, des seconds rôles encore plus inutiles (à part mourir... on se croirait dans alien ou predator... lol)... reste des effet spéciaux très réussis et une approche scientifique très rigoureuse et qui colle parfaitement à l'éctualité du moment (les plumes des raptor, leur communication, la couleur des dinosaures...)... dommage que steven est décidé de jeter partiellement l'éponge. musique excellente.

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