Conan le barbare (Édition Collector)
Conan the Barbarian
USA - 1982
Dino De Laurentiis, Edward R. Pressman, Universal Pictures
Critique par Anthony Blasi
Critique
Conan ! Voilà LE film d’heroic-fantasy par
excellence.
John Milius réussi un véritable coup de
maître en réalisant un film gigantesque sous bien
des aspects. Le scénario, initialement écrit par
Oliver Stone, représente ce qu’on pouvait attendre de
mieux pour l’adaptation de ce géant sur grand
écran. Puissance, force, violence, vengeance, amour,
haine, amitié, peur, courage et vaillance. Ce sont ces
thèmes qui en font un film d’exception. L’univers de la BD
se voit magnifiquement retranscrit par un très grand
Milius, soignant l’esthétique de son film au
millimètre près pour respecter le plus
fidèlement possible l’oeuvre dont il s’est inspiré,
et Basil Poledouris composant une bande originale
éblouissante qui représente, à elle seule,
le plus important second rôle dont le film ait
bénéficié. Quant à Conan, il prend
réellement vie en la personne d’Arnold Schwarzenegger (ou
l’inverse ?) et, comme Milius, on se dit que si le grand Arnold
n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventé.
Personne d’autre n’aurait pu incarner le personnage de Conan
mieux que lui, c’est une évidence.
Au final, on se retrouve devant un film incommensurable, comme on
n’en fera jamais plus, à voir et revoir en boucle, encore
et toujours.
4,0 / 5 Généralités
C’est une vraie édition collector que nous propose
l’éditeur. Mis à part un petit « laisser aller » du
coté des menus (tous fixes et muets), pour le reste, aucun
reproche ne peut être fait. Le film présenté
dans son montage définitif, une image exceptionnelle, des
pistes 5.1 convaincantes (surtout en VO !), et la
quasi-totalité des suppléments sous-titrés
en VF, même le commentaire audio.
En fait, le seul petit « défaut » de cette édition
viendrait de sa jaquette. Vous avez vu comme elle est moche ?
Elle fait passer notre grand Conan pour de la série B. Un
comble !
4,0 / 5 Suppléments
Commençons d’abord par le commentaire audio du
réalisateur, John Milius, et de son acteur principal,
Arnold Schwarzenegger qui, bel effort de la part de
l’éditeur, est sous-titré en français. Les
deux compères se livrent totalement et détaillent,
de façon précise, chaque moment fort du film. Les
anecdotes font légion, et même si tout n’est pas
d’une grande richesse, on est charmer (et eux aussi !) de
retrouver ces deux « géants » réunis devant leur
chef-d’oeuvre.
Vient ensuite le gros morceau de cette édition, le
making of « Conan Unchained ». Tous les membres de
l’équipe sont réunis dans ce long documentaire et
expriment, tour à tour, les raisons propres à
chacun qui les ont poussés à participer au projet.
John Milius parle d’abord de son casting difficile pour lequel il
voulait Schwarzenegger, et uniquement lui, pour le rôle de
Conan. Ensuite producteurs, réalisateur, acteurs et
membres de l’équipe technique nous racontent tous leurs
souvenirs de tournage, les bons comme les mauvais. On poursuit
avec la partie du documentaire réservée à
l’immense musique composée par Poledouris où il
explique en détail d’où est inspirée cette
partition, et comment il travailla pour donner sa propre vision
du film. Enfin, Milius conclut par le succès du film,
succès immédiat auprès du public, mais
littéralement descendu par les critiques de
l’époque… Preuve que les vrais chef-d’oeuvres ne se
révèlent que bien longtemps après leurs
sorties.
Captivant, ce making of est une pure merveille. Les cinquante
minutes dépassées semblent si courtes qu’on en
demanderait presque quatre heures !
On trouve maintenant trois scènes
inédites.
La première montre une petite apparition de Milius en
vendeur de « brochette de lézard ». Comme il l’avoue
lui-même, cette scène ne servait strictement
à rien, sauf à faire passer le réalisateur
derrière la caméra pendant quelques secondes.
La seconde scène présente le meurtre du Roi Osric
(Max Van Sydow) sous trois prises de vues différentes, et
dans la dernière, on voit un loup sauter sur notre ami
Arnold, le faisant tomber d’un rocher. Dans le making of, Milius
explique très bien pourquoi il n’a pas
désiré les inclure au montage final.
Les effets spéciaux ne se consacrent qu’à
une seule scène, celle où les démons
viennent chercher Conan, présentée avec et sans le
travail optique.
Rythmé par la musique du film, Archives de Conan
est un montage de story-boards, d’illustrations, de photos de
tournage et de photos promotionnelles.
Enfin, on retrouve les notes de production, les
filmographies de chaque acteur et du réalisateur et
deux bandes-annonces, le tout malheureusement en anglais
uniquement.
5,0 / 5 Image
Dès la première vision de ce nouveau DVD, les
premiers mots qui viennent à l’esprit sont : magnifique,
superbe, incroyable… et j’en passe. Tout simplement parce qu’on
reste ébahi devant une image sublime, impressionnante de
précision et qui rend enfin hommage à ce monument
du cinéma. Les couleurs n’auront jamais été
aussi éclatantes, la définition jamais aussi
accrue.
Seul l’âge du film (plus de vingt ans déjà,
et pas une ride !) laisse apparaître quelques
imperfections, mais au regard du résultat final, on ne
peut que se taire et admirer le travail titanesque
effectué.
5,0 / 5 Son
Le CHOC ! Mais en VO uniquement… Car s’il y a bien un film que
l’on se doit d’écouter en version originale, c’est bien
Conan, et les pistes sonores présentes sur le DVD le
confirment encore plus. Explications :
Si on était déjà époustouflé
par un surprenant « lifting » visuel, que dire de ce remixage en
5.1 de la piste anglaise. La précision est le point fort
de l’image ? Autant dire tout de suite qu’ici aussi ! Et pour
obtenir un son pur et de qualité, les connaisseurs ne me
contrediront pas, c’est bien le plus important. A cela, s’ajoute
aussi une puissance étonnante ! Dès les
premières minutes, la magistrale partition de Poledouris
est rapidement privilégiée et on se retrouve vite
dans une ambiance très « barbare ». Le caisson dégage
des basses profondes, illustrant au mieux chaque note de cette
fantastique musique, et les voies arrières affineront le
tout en offrant quelques bons effets mais surtout en
délivrant magnifiquement cette superbe BO. Cette alliance
de finesse, de précision et de force fait que l’on
pourrait presque comparer ce nouveau mixage à une
bande-son de production récente ! C’est dire toute
l’ampleur et la richesse apportées par ce 5.1.
Pour la VF (en 5.1), c’est tout autre chose. Toute la dynamique
que l’on avait pu apprécier à l’écoute de la
piste anglaise s’avère largement atténuée
par une voie centrale bien plus présente. Même si la
musique de Poledouris en est toujours l’élément
primaire, cette piste n’arrivera jamais à déployer
la même ampleur que sa voisine anglaise. Le caisson et les
voies arrières sont toujours présents, mais perdent
beaucoup en précision et en force.
Le spectacle reste quand même correct, mais sans plus…
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm 32FX60B
- Sony PlayStation 2
- Pioneer VSX859-RDS
- Enceintes frontales Jamo E630, centrale E6CEN, surround E8SUR et caisson de graves E6SUB
Les dernières critiques de Anthony Blasi
| Chevalier | 9,3 |
|---|---|
| Rush Hour 2 | 9,0 |
| Chevalier | 9,0 |
| Chevalier | 9,0 |
| Les Chemins de la dignité | 8,5 |
| Conan le barbare | 9,0 |
| Conan le destructeur | 5,0 |
| Fast and Furious | 9,0 |
| Fast and Furious | 9,0 |
| Opération Espadon | 8,5 |
