Le Masque du démon : le test complet du DVD

La Maschera del demonio

1960. Réalisé par Mario Bava
Avec Barbara Steele, John Richardson et Andrea Checchi

Édité par Films sans Frontières

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Le 27/01/2002
Critique

Ames sans paix. Sorcières et vampires contraints à subir l’affreux supplice du masque du démon (un masque avec des pointes métalliques qui est planté sur le condamné). Malédictions, résurrections et vengeances de l’au-delà. Et au dessus de tout, le visage mi-ange mi-démon de Barbara Steele, d’une des scream queens du vingtième siècle, qui trouve ici sa consécration.

Voir « Le masque du démon » est un peu comme aller à la grande messe du fantastique. Même si le cinéma fantastique italien était né trois ans plus tôt avec Riccardo Freda, Mario Bava (un directeur de la photo, qui débute ici dans la mise en scène) lui offre une crédibilité, un charme visuel et charnel, des sources littéraires un peu aux abords des pistes connues, un maniérisme qui ne le quittera jamais, et un goût raffiné pour le sadisme. C’est ici que le cinéma horror découvre une nouvelle voie, et se fabrique une nouvelle star digne des Christopher Lee et Peter Cushing de la Hammer.

Mario Bava poursuivra sa carrière avec des hauts et des bas. Mais avec « Le masque du démon », il impose des codes qui seront ensuite étudiés et cultifiés par tous les Dario Argento, Carpenter et De Palma de ce monde. 90 minutes formels, qui résistent encore au temps.

Généralités - 3,5 / 5

C’est à Films Sans Frontières qui revient l’honneur de sortir en DVD l’un des piliers du cinéma d’épouvante. Les affres du temps et les balades vertigineuses des droits ont fait en sorte que cette édition du « Masque de démon » vienne d’un master américain dépoussiéré il y a peu - ce qui explique la présence des titres du générique en couleurs.

Aucune explication sur la disparition de la bande-son italienne d’origine. Il faudra donc se contenter de la version doublée en anglais, ou de la VF (les sous-titres ne sont pas imposés). Si le plaisir de la redécouverte du film reste entier, on regrette l’absence de finition (un Anchor Bay aurait fait ici des miracles) et le master vidéo en 4/3.

Bonus - 2,0 / 5

Même si le film a plus de 40 ans, même s’il provient d’un studio-system qui ne pensait qu’à mettre en boîte le produit, l’écouler sur les marchés étrangers, et passer vite au suivant, les suppléments sont vraiment justes pour une oeuvre d’une telle envergure.

Il faudra donc se contenter des longues (mais complètes) notes de production, et des fiches biographiques et filmographiques de Mario Bava. Les deux premières sont déroulantes (et traînent un peu en longueur), tandis que la dernière est en écrans fixes.

Image - 3,5 / 5

L’image est au format respecté 1.66 mais… en 4/3 ! La définition en souffre, et le zoomage sera possible seulement en VF, car la moitié des sous-titres se retrouveront rognées du cadre.

La vidéo compense ses détails déficitaires avec des noirs très profondes et un contraste très vif qui met en valeur la caméra de Mario Bava et les scènes effrayantes (le visage de Barbara Steele qui se recompose).

Son - 3,0 / 5

Doublage en anglais, ou doublage en français ? Pas de VO (italienne) proprement dite sur ce disque. Le choix se fera donc en fonction des goûts personnels. La piste dual mono anglaise montre cependant un minimum de profondeur ; la VF est d’une qualité téléphonique.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm
  • Sony PlayStation 2
  • Denon AVR-1801
  • enceintes frontales, centre et surround Davis Odyssée
Note du disque
Avis

Moyenne

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Patrick
Le 13 avril 2007
Le film gothique par excellence. Rien à ajouter par rapport à la précédente critique, juste que le film mérite une édition collector digne de ce nom, car le transfert reste très moyen.
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Josquin
Le 5 novembre 2005
Le chef-d'oeuvre gothique de Mario Bava !
Des images d'une esthétique incroyable, non sans rappeler que Burton s'en est inspiré pour Sleepy Hellow. L'actrice principale ( Barbara Steel ) a la beauté sombre nécessaire à un tel film. L'histoire évoque par certains côtés Dracula ( le vieux château avec son mobilier rustique, ses passages secrets, les vampires, les habitants superstitieux ). Par moments ( très brièvement ), le film semble piquer du nez vers un romantisme exacerbé, mais l'horreur revient toujours plus fort à la charge avec son lot de morts.
Ne vous attendez pas à des effets gores et du sang à profusion ( le film date quand même de 1960 ). Cependant, Mario Bava maîtrise son art de bout en bout sans aucune fausse note.
Pour les inconditionnels des vrais films gothiques avec bourreaux, population lyncheuse et prêtres inquisiteurs sur fond de malédiction.

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