L'Amour a ses raisons... : le test complet du DVD

Manuale d'amore

2011. Réalisé par Giovanni Veronesi
Avec Robert De Niro, Monica Bellucci et Riccardo Scamarcio

Édité par France Télévisions Distribution

Voir la fiche technique

Avatar Par
Le 15/12/2011
Critique

Trois histoires d’amour à différents âges : la jeunesse, la maturité, l’âge de raison.

La jeunesse : Roberto est un jeune avocat ambitieux ; il doit épouser Sara. Tout semble planifié dans sa vie. Au cours d’une expropriation dont il est chargé, il rencontre Micol, magnifique et provocante jeune femme d’un petit village Toscan. Tout se complique alors.

La maturité : Fabio, présentateur vedette du journal télévisé, est un mari irréprochable depuis 25 ans. Lors d’une soirée, il rencontre Eliana, une femme fatale pleine d’imprévus. Lorsque celle-ci ne veut plus le quitter, cette histoire qui devait être sans lendemain s’avère plus difficile à maîtriser.

L’âge de raison : Adrian est un professeur américain d’histoire de l’art. Depuis son divorce, il a décidé de vivre à Rome. Il est ami avec Augusto, le concierge de l’immeuble. Sa fille, la fulminante Viola, vient bouleverser la tranquille existence d’Adrian, qui va ressentir des émotions jusque-là éteintes…

L’amour est un sentiment versatile, protéiforme et la saga des Leçons d’amour à l’italienne qui s’amuse depuis 2005 à traiter, sous la forme de films à sketches (rappelant les grands classiques transalpins des années 60-70), de manière plus ou moins fine du sentiment amoureux.

Ce troisième volet met en scène les valeurs sûres Laura Chiatti, Riccardo Scamarcio, Carlo Verdone, Donatella Finocchiaro, Michele Placido, mais surtout Robert De Niro qui pour l’occasion donne la réplique à Monica Bellucci en italien. Le Travis Bickle de Taxi Driver devient ici un homme mûr de près de 70 ans opéré du coeur, qui va retrouver l’amour dans les bras d’une Monica Bellucci strip-teaseuse, qui va d’ailleurs lui apprendre les rudiments de l’effeuillage renvoyant à celui mythique de Sofia Loren dans

Hier, aujourd’hui et demain.

Comédie-romantique inoffensive et gentillette, vaudeville aux gags datés mais qui fonctionnent (il faut être indulgent c’est vrai), un peu bébête mais attachant, bourrée de bons sentiments, L’Amour a ses raisons n’a certes rien de cinématographique mais offre un agréable moment ensoleillé grâce au jeu survolté de l’ensemble des comédiens. L’amour à l’âge de la jeunesse (le plus immoral), la maturité (le plus tordant) et l’âge de la raison (le plus tendre) est ici joliment abordé, le soleil italien tape fort, les acteurs sont tous séduisants et le rythme soutenu. Si le film est un honnête divertissement n’omettant aucun cliché sur le charme latin ou le clivage rural/citadin (Benvenuti al Sud n’est pas loin dans le premier segment), il donne en revanche une envie certaine, celle de prendre l’avion pour se perdre dans les rues de Rome ou dans les champs de la Toscane.

Généralités - 3,5 / 5

France Télévisions Distribution reprend l’interface commune pour sa collection de films italiens. Le menu principal est joliment animé sur l’entraînant Follia d’amore de Raphael Gualazzi.

Bonus - 2,5 / 5

Comme souvent, l’éditeur joint une interview au montage brut, à la prise de son aléatoire qui aurait vraiment nécessité quelques coupes. Non pas parce que l’entretien de Monica Bellucci à la presse italienne manque d’intérêt, mais tout simplement parce qu’on y voit l’entrée de la nounou en plein milieu, ainsi que la fille aînée de la comédienne qui s’incruste pour jouer aux pieds de sa mère. Cette dernière parvient à donner son point de vue sur le cinéma italien, encense son partenaire Robert De Niro et ne sait plus à la fin comment recevoir toute la pluie de compliments que lui fait le journaliste :  » vous êtes magnifique « ,  » vous êtes digne de Sofia Loren « ,  » vous êtes sensuelle « .

Ajoutez à cela un micro-making of de 5 minutes qui donne principalement la parole à l’ensemble du casting (dont Robert De Niro) ainsi qu’au réalisateur, le tout étant largement illustré par des images du tournage. L’interactivité se clôt sur la bande-annonce du film.

Image - 3,5 / 5

Si la colorimétrie est chatoyante, quelques artefacts de compression gâchent quelque peu le paysage et nous dénotons quelques flous sporadiques ainsi qu’un grain sensible et des noirs spongieux. La définition n’est certes pas optimale et le piqué un peu émoussé mais les contrastes sont joliment concis et la clarté de mise sur les séquences diurnes.

Son - 3,5 / 5

Passons rapidement sur le caractère anecdotique de la version stéréo française, même si celle-ci s’avère précise et dynamique, pour se focaliser évidemment sur la piste italienne Dolby Digital 5.1. Bien qu’instaurant un environnement musical plutôt plaisant, ce mixage demeure linéaire, les dialogues manquent de punch et l’ensemble de relief. Heureusement, quelques petites ambiances naturelles se font entendre sur les séquences extérieures. La stéréo italienne est du même acabit que son homologue française et convient amplement au visionnage de L’amour a ses raisons

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

4,0
5
0
4
1
3
0
2
0
1
0

Je donne mon avis !

Avatar
Réal
Le 25 juillet 2013
Pas de commentaire.

Lire les avis »

Multimédia

Proposer une bande-annonce

Du même auteur
(publicité)

(publicité)

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, l'affichage de vidéos ou encore le partage sur les réseaux sociaux.

OK En savoir plus