La Mer à boire : le test complet du DVD

2011. Réalisé par Jacques Maillot
Avec Daniel Auteuil, Maud Wyler et Yann Trégouët

Édité par Wild Side Video

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Le 03/08/2012
Critique

Georges, un patron de chantier naval, est lâché par sa banque. Il devra se battre jusqu’au bout pour tenter de sauver l’entreprise qu’il a passé sa vie à construire.

La crise sociale inspire les cinéastes du monde entier y compris les réalisateurs français. Après De bon matin, Les Neiges du Kilimandjaro et Dans la tourmente, La Mer à boire de Jacques Maillot ancre son histoire dans le contexte économique actuel en se focalisant sur la chute progressive d’un petit patron d’un chantier naval, formidablement incarné par Daniel Auteuil qui retrouve enfin un rôle digne de ce nom après quelques écarts. En plaçant son récit dans un décor très cinématographique, le metteur en scène des Liens du sang raconte l’histoire d’un quinquagénaire, combatif mais au bout du rouleau, qui va tenter de s’agripper jusqu’au bout pour faire tenir son entreprise. Filmé dans un superbe Cinémascope, tendu, vif et dynamique, La Mer à boire n’est pas dépourvu d’un certain lyrisme singulier, notamment dans le combat mené par le patron de l’entreprise et ses ouvriers. Cette fable moderne - si la classe ouvrière va au paradis, le patron risque lui d’aller en enfer - réalisée par le cinéaste engagé Jacques Maillot, qui en dépit de personnages secondaires parfois sacrifiés et une partie russe qui tend à déséquilibrer l’ensemble, n’est ni plus ni mois le meilleur film de son auteur.

Généralités - 3,5 / 5

Wild Side fait dans le classique avec ce boitier banal dans lequel est glissée la jaquette au visuel identique à l’affiche du film. Le menu principal est animé et musical.

Bonus - 3,5 / 5

Un making d’une heure offre un large tour d’horizon de la production de La Mer à boire. Brut et jamais desservi par une voix-off explicative ou des propos sans fond, ce documentaire permet de voir un réalisateur à l’oeuvre avec ses comédiens, et d’observer Daniel Auteuil se préparer avant une scène comme un tout jeune débutant. Les images de tournage abondent, un petit détour est fait vers la salle de montage ainsi que dans les cuisines, les ateliers qui fignolent les décors, la pause casse-croûte n’est pas oubliée et les producteurs passent des coups de fil à droite et à gauche. Les techniciens sont souvent mis à l’avant-plan, ce qui permet de rendre hommage aux petits boulots souvent oubliés du cinéma.

Huit séquences coupées (10min34) sont ensuite au programme. Si la raison de leur éviction demeure inconnue, il serait dommage de passer à côté de ces scènes soignées qui, même si nous n’avons qu’un point de vue extérieur, auraient tout à fait pu avoir leur place dans le montage final. C’est le cas de quelques échanges entre Georges et ses ouvriers dont le respect mutuel ne fait aucun doute, et qui paraît étrangement plus effacé dans le film. D’autres prolongent le combat des ouvriers et clôt l’histoire entre Jessica et Luis.

L’interactivité se clôt sur la bande-annonce, des liens internet et les credits du DVD.

Image - 4,0 / 5

La belle photo riche et contrastée de Luc Pagès, chef opérateur attitré de Jacques Maillot, brille souvent de mille feux et passe agréablement le cap du petit écran. Le cadre large est très élégant, la clarté de mise et les détails sont légion. Tourné à l’aide de la caméra Arri Alexa, La Mer à boire peut compter sur ce master SD pour voir ses partis-pris esthétiques originaux respectées avec des blancs légèrement diffus, donnant comme un côté  » moelleux  » à l’image. Certaines séquences baignent dans des teintes bleues froides et laquées reprises à l’étalonnage, et se révèlent très agréables pour les mirettes. Si le piqué n’égale pas celui d’une édition HD, ce master de haut standing repose sur une définition pointue et un encodage solide. Du très bon boulot.

Son - 4,5 / 5

Nous ne nous attendions pas à une piste DTS 5.1 aussi hargneuse et la surprise est de taille. Bien que La Mer à boire soit à ranger dans le genre du drame-social, le spectateur est immédiatement plongé dans l’atmosphère du film grâce à un usage aussi omniprésent qu’intelligent des latérales. Les ambiances du chantier naval environnent le spectateur, chaque détail est travaillé, la balance frontale est dynamique et saisissante, tandis que les dialogues sont exsudés avec force par la centrale. La spatialisation est non seulement concrète mais surtout fine, percutante, vivante, et la musique du film bénéficie d’une large ouverture des enceintes ainsi que du soutien du caisson de basses. Uniquement frontale, la piste Dolby Digital 2.0 offre également un confort acoustique enivrant et contentera ceux qui ne sont pas équipés sur les arrière. Notons tout de même l’absence de sous-titres destinés au public sourd et malentendant.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis
Multimédia
La Mer à boire
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