George Lucas in Love : le test complet du DVD

1999. Réalisé par Joe Nussbaum
Avec Martin Hynes, Lisa Jakub et Jason Peck

Édité par WE Productions

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Le 25/07/2002
Critique

« Il y a une douzaine d’années, dans une galaxie toute proche »…

Vous avez bien lu. L’Empire Galactique n’a pas encore accouché sa menace fantôme, et dans l’an de grâce 1967 un étudiant de cinéma nommé George Lucas se demande bien comment trouver l’inspiration pour le scénario qui pourrait faire ou défaire sa carrière.

« George Lucas in Love » est un court-métrage qui a acquis une telle notoriété qu’on pourrait presque le connaître sans l’avoir vu (tout comme « Troops »). Joe Nussbaum connaît bien ses classiques, mais aussi les techniques et les références (Shakespeare in Love pour raconter une bonne histoire.

Cinq autres courts-métrages sont greffés à Lucas dans le DVD. D’abord le danois « Samouraï », un conte fantastique nippon à la sauce highlanderienne, qui démontre la grande maîtrise technique de son réalisateur. Ensuite « Marie », un pséudo- Nikita français avec un bon rythme mais des cadrages pas toujours réussis. Les hallucinations de Dominique Pinon dans « Vestiaire obligatoire » (France) sont enrichies par une photo noir et blanc particulièrement soignée. Enfin, « Mr Clean » (toujours de la France) est un short en CGI qui parodie le bonhomme d’une marque de produits nettoyants.

Seul les fouineurs pourront trouver le dernier court-métrage - caché - le belge « Sahari », une parodie amusante de Toy Story.

Généralités - 3,5 / 5

Un DVD dédié à un seul court-métrage - aussi intéressant soit- il - risquait de tomber… court. Et alors, pour sa première galette, WE Productions rajoute une poignée d’autres shorts, plus une panoplie de plus-produits qui n’a rien à envier aux disques avec des budgets plus confortables.

Après une intro flashy, le menu est en 4/3 (comme les films). L’essentiel est là, en dêpit de quelques erreurs de jeunesse : différents standards sonores (si l’intro passe en version muette, c’est car l’encodage audio est en MPEG), des fonctions qui ne nous ramènent pas toujours où on voudrait…

Mais le DVD compense ses limites en organisant une véritable bataille navale, le seul moyen (à moins de tricher..) pour accéder à un court-métrage caché. Un petit artifice ludique qui augmente le plaisir de navigation.

Bonus - 4,5 / 5

Ce n’est pas qu’on est petits que les bonus doivent être lilliputiens. C’est la devise du DVD, qui n’hésite pas à tomber dans l’excès opposé (un commentaire audio dans un making of, il fallait le faire).

Place d’abord au mini-film vedette. « George Lucas in Love » offre un commentaire audio du réalisateur et du producteur (en VOST). Certes, on aurait plutôt envie d’étrangler les deux s’ils disent encore une fois combien cet acteur ou cet autre technicien étaient talentueux, mais on apprend tout de moins des détails sur le tournage.

« Lucas » a aussi son making of (de 11’23” et en VOST), bien meilleur de la moyenne des featurettes Studio-approved des sorties courantes. A voir surtout pour l’incroyable concours de circonstances qui a permis à Lucas himself de visionner le film…

Deux autres courts sont aussi « bonusisés ». « Samouraï » offre le commentaire audio de son réalisateur (en VOST), et ensuite son propre making of (11’43”), qui s’apparente plutôt à des coulisses de tournage. La featurette est uniquement en VO (danois), mais il n’y a quasiment pas de dialogue, donc aucun problème de compréhension.

Même traitement pour « Marie » : commentaire audio du réalisateur sur le film, et making of à la suite (qui dure 13’30”, soit deux fois plus la longueur du film !). Mais attention, ce n’est pas fini. Le making of héberge aussi un commentaire audio de l’équipe de tournage, et un peu plus loin, on trouve la bande-annonce du short. Difficile faire plus complet…

Pour finir, le DVD contient deux bonus cachés. Le premier est essentiel, car il donne accès à un court-métrage inédit, Sahari (2’49”), une parodie belge de « Toy Story » toute en CGI.

Pour l’activer, il existe deux moyens. Le méthode officielle consiste à se prendre la têt… euh, à se placer sur « Le film » dans le menu principal, faire flèche haut (rien n’apparaît, mais c’est normal) et donner l’Enter. On tombe sur une page… bataille navale ! Le but du jeu ici est bien sûr de couler la bonne case, en sachant que seul certaines cases ouvrent la voie à d’autres cases supplémentaires, et ainsi de suite. Si vous êtes joueurs, arrêtez de lire et passez au paragraphe suivant. Si vous voulez un minimum d’aide, la case à couler est la Q5. Bonne chance pour y parvenir…
…Ou alors, il suffit d’adopter la solution 2 : tricher !!!

En comparaison, trouver le deuxième bonus caché est un jeu d’enfant. Il faut juste mettre en surbrillance le logo de « Mediamaster » dans la page des Crédits, pour lancer un court jingle du labo d’authoring.

Image - 3,5 / 5

Pourquoi pas du 16/9 ? Les formats d’origine des différentes sources (jusqu’à 2.35) et la qualité du matériel auraient fait la différence. La vidéo est chaude et détaillée (« Samouraï » atteint le top niveau) selon les cas. Raison de plus pour passer d’urgence à la vidéo anamorphique sur les futurs volumes de la série.

Son - 2,5 / 5

Le DVD souffre d’une absence d’équalisation entre les niveaux sonores des courts. La cause : on trouve pas moins de trois formats audio dans la galette ! « George Lucas in Love » offre de loin le meilleur son de la troupe, avec une ambiance détaillée. Et pour cause : il s’agit de PCM linéaire ! Le Dolby Digital 2.0 est la norme, mais le DVD inclut également du MPEG…

La qualité sonore des autres courts varie selon les cas, et visiblement selon les conditions de production. Le niveau d’un ou deux shorts est très élevé, et frôle carrément la saturation..

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm
  • Sony 300
  • Denon AVR-1801
  • enceintes frontales, centre et surround Davis Odyssée

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