Bad Luck !
Double Whammy
USA - 2001
Gold Circle Films, Myriad Releasing, Lemon Sky/Apostle Pictures, In Motion AG, World Media Fund
Critique par Philippe Gautreau
Critique
Cinquième film de Tom DiCillo qui, avant de passer
derrière la caméra, s’était essayé
à l’écriture de scénarios (on lui doit,
entre autres, celui de Stranger Than Paradise,
réalisé par Jim Jarmusch en 1984).
« Bad Luck » est son premier thriller, après quatre films,
tous intéressants, dont le remarquable
Box of Moonlight (1996), avec John Turturro.
Ray Pluto, lieutenant de police à New York du genre
« loser », reste hanté par la mort de sa femme et de leur
jeune enfant, renversés par une fourgonnette qu’il a vu
arriver sur eux, sans pouvoir intervenir à temps.
Un jour un 4x4 défonce la vitrine d’un restaurant de
hamburgers, un homme en treillis en descend et tire sur tout ce
sui bouge, tuant huit personnes. Pluto, là par hasard, met
l’homme en joue, mais ne peut tirer : terrassé par un
violent lumbago, il glisse sur une flaque de sang et s’assomme
dans sa chute. C’est un enfant de huit ans qui prend son pistolet
et tue le meurtrier pendant qu’il recharge son arme. Le flic
malchanceux devient la risée des médias et de ses
collègues.
Remis sur pied par les mains (un peu facile, d’accord…)
expertes d’Elizabeth Hurley, chiropracteur pour l’occasion (je
parie dix contre un n’être pas le seul a avoir
rêvé, fut-ce au prix d’un bon mal de dos, de
profiter de ses manipulations et des petits « dérapages »
qui s’ensuivirent !), Pluto demande à son chef de lui
confier l’enquête sur la tentative d’assassinat de son ami
et concierge, poignardé par deux petits malfrats
déjantés, Jo Jo et Ping Pong.
C’est Maribel, une collégienne de 15 ans à qui on
donnerait le bon Dieu sans confession avec son chemisier blanc,
ses chaussettes blanches et son air angélique, qui a
payé les deux tueurs ; Maribel, la propre fille du
concierge, ne pardonnait pas à son géniteur de
s’opposer à ce qu’elle se fasse tatouer, comme toutes ses
copines de lycée (cette « anecdote » aurait
été inspirée par un fait divers !).
Deux autres loufes de l’immeuble, Duke et Cletis, chemise jaunes,
costumes trois pièces vermillon et chaussures bicolores,
investis dans l’écriture d’un scénar’
« ultra-méga- réaliste », appellent Pluto à la
rescousse pour leur donner des conseils techniques sur les
tortures qu’on peut infliger à un homme ficelé sur
une chaise (non, je n’invente rien !). Surgissent alors les deux
assassins du concierge, venus liquider les deux
scénaristes qu’ils pensait, à tort, avoir
été témoins de leur crime.
Dans un effort désespéré pour sauver sa
peau, Pluto défenestre un des malfrats et échappe
par miracle à la strangulation par le second, tué
par la chute accidentelle… d’une machette fichée au
plafond !
C’est ainsi que Pluto devient, à son tour, un
héros. Avec l’apothéose finale, puisqu’un qu’un
opportun lumbago va lui permettre de s’abandonner, une fois
encore, aux savantes manipulations de son chiropracteur favori…
4,0 / 5 Généralités
La sérigraphie reprend la jaquette, avec la tête des
quatre principaux acteurs.
Le menu animé est très réussi : un globe
oculaire indique en tournant les options du menu principal. Tout
est clair, tout marche sans problèmes.
Le film est divisé en seulement dix chapitres, sans
indication de titre : pas du tout facile de s’y retrouver !
Dommage, d’autre part, que TF1 continue d’imposer les sous-
titres français ! On peut toutefois s’en
débarrasser avec le lecteur de salon Philips DV 957 en
suivant cette procédure : lancer le film en VOST, presser
longuement la touche « stop » jusqu’à ouverture du tiroir,
presser la touche « resume » pour relancer la lecture ; si le son
est coupé, presser alors brièvement la touche
« stop » (sans ouvrir le tiroir, cette fois) et relancer la lecture
avec la touche « resume ». Pas tout simple, mais ça marche,
si vous pouvez vous passer des sous- titres et de leur pollution
de l’image.
2,0 / 5 Suppléments
Vite vu : il n’y a rien d’autre que la bande-annonce en VOST ou doublée en français, avec les commentaires, souvent intéressants, de Tom DiCillo en VOST !
3,5 / 5 Image
Les couleurs sont belles : on en prend plein les yeux dans les
scènes avec Duke et Cletis, nos deux scénaristes
soucieux de réalisme !
L’image gagnerait toutefois à être plus nette : des
taches sont visibles dans certaines scènes avec un fond
clair (voir, notamment, les deux panoramiques sur Manhattan, vu
de l’autre rive de l’East River). Rien de dramatique, cependant.
4,5 / 5 Son
Le son est parfait, clair, avec un bon équilibre entre
dialogues et ambiance, tant dans le format 5.1 que DTS.
Même chose dans la version doublée.
Ne vous attendez pourtant pas à des effets spectaculaires
: ni explosions, ni crashes de voitures lancées à
toute vitesse. Ça repose, de temps en temps… Un bug dans
la version doublée en Français : un trou complet de
trois à quatre secondes dans la bande son à 34’10”.
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Panasonic 36PG50F 16/9 82 cm
- Philips 957
- Panasonic 36PG50F
- Enceintes frontales Energy XL-16B, arrières Sony SS-SR15, Caisson de graves Pioneer S-W150-S
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