Les Dieux de la peste : le test complet du DVD

Götter der Pest

1970. Réalisé par Rainer Werner Fassbinder
Avec Hanna Schygulla, Margarethe von Trotta et Harry Baer

Édité par Carlotta Films

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Le 12/11/2012
Critique

Tout juste libéré de prison, Franz, un petit malfrat, retrouve sa petite amie Johanna, avant de rencontrer Margarethe. Il recherche un ami, Günther, dit « Le Gorille », pour préparer le braquage d’un supermarché…

Troisième long métrage de Rainer Werner Fassbinder, Les Dieux de la peste (Götter der Pest) montre, comme Je veux seulement que vous m’aimiez, critiqué en octobre 2011, le mal de vivre du personnage principal, un leitmotiv du cinéaste. Il forme le dernier volet d’une trilogie commencée avec L’Amour est plus froid que la mort (Liebe ist kälter als der Tod), suivi de Der Katzelmacher (Le Bouc qui, jusque-là, ne fait pas partie des rééditions par Carlotta Films).

Cette oeuvre entre dans la catégorie « film noir », dont il bouleverse cependant les canons en accordant une place déterminante aux relations ambigües entre les personnages, qui paraissent inexorablement poussés, malgré eux, vers un destin tragique.

La fluidité des mouvements de caméra et la beauté des éclairages, qui rappellent parfois l’esthétique de l’expressionnisme allemand des années 20 et 30, sont une parfaite illustration du talent de Rainer Werner Fassbinder.

Un film original, austère et froid, servi par un scénario et des dialogues écrits par le réalisateur et par des acteurs remarquables, dont Hanna Schygulla et Margarethe von Trotta.

Technique - 8 / 10

La présentation et le contenu sont identiques à ceux du DVD qui figurait dans le splendide coffret de 18 disques de la Collection R.W. Fassbinder que Carlotta Films a sorti en novembre 2005 en édition limitée et numérotée.

Présenté dans un slim case, le DVD contient, en supplément, un moyen métrage de 47’ intitulé Ende einer Kommune? (La fin d’une commune ?), un manifeste sur les dogmes de l’Antithéâtre, mouvement qui visait à contester toutes les conventions du théâtre, les dialogues léchés comme les leçons de morale. Des partisans de ce mouvement, auquel Rainer Werner Fassbinder participa activement, justifient bruyamment leur dogme, exemples à l’appui. Un document intéressant, malgré la qualité médiocre de l’image, très bruitée, et du son (4/3, noir et blanc, allemand DD 2.0, avec sous-titres français optionnels). L’autre bonus est une bande-annonce (4/3 en VO sous-titrée).

L’image propre, très bien contrastée, notamment pendant les scènes de nuit, avec une excellente résolution, comme en témoignent les volutes de la fumée d’une cigarette qui se reflètent dans un miroir, à 7’37” où encore l’entrée d’un hôtel, la nuit, à 29’30. En revanche, les noirs sont parfois un peu bouchés. Une vibration de l’image pendant une dizaine de secondes a été notée à 13’40”. Mais tout ça n’est pas bien grave : on est dans la grande qualité !

Le son, lui aussi, est propre, sans souffle ni bruits parasites. Quelques distorsions occasionnelles et des dialogues souvent placés artificiellement trop en avant, comme dans la scène dans le cabriolet à 53’.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
8 / 10
Avis

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Philippe Gautreau
Le 17 novembre 2012
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