Yella : le test complet du DVD

2007. Réalisé par Christian Petzold
Avec Nina Hoss, Devid Striesow et Hinnerk Schönemann

Édité par Jour2Fête

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Le 13/11/2012
Critique

Yella :

Laissant derrière elle un mariage raté, des dettes et un époux névrosé, Yella quitte sa petite ville de l’Est de l’Allemagne et part pour l’Ouest, au-delà de l’Elbe, dans l’espoir d’y trouver du travail et une vie meilleure. A Hanovre, elle fait la connaissance de Philipp, un jeune cadre financier. Elle devient son assistante, dans un monde où le jeu se confond avec la sensation du pouvoir. Mais cet épanouissement est contrarié par l’irruption étrange et déstabilisante de sons grésillants et de voix surgies du passé qui viennent la hanter. Comme si sa nouvelle vie était trop belle pour être vraie…

Troisième collaboration entre le réalisateur Christian Petzold et de sa muse Nina Hoss, Yella impose définitivement l’univers singulier du metteur en scène, chef de file de la « nouvelle nouvelle-vague allemande ». A mi-chemin entre Barbara et Jerichow, Yella est un superbe portrait de femme teinté de fantastique, à l’univers dépouillé, clinique et même fantomatique à la Mulholland Drive (espoir d’une réussite sociale et amoureuse de l’héroïne, refuge dans le subconscient pour faire abstraction de la réalité) qui offre à Nina Hoss l’occasion de se transformer une fois de plus devant la caméra de Christian Petzold.

Un Ours d’Argent a d’ailleurs récompensé son intense interprétation lors de la berlinale en 2007. Drame intimiste, Yella n’a cependant par la force de Barbara et les quelques séquences de « transaction » tendent à ralentir le rythme du film. Cependant, le regard hypnotique de Nina Hoss, qu’on ne quitte jamais, transporte le spectateur du début à la fin, qui en surprendra d’ailleurs plus d’un.

Jerichow (film en bonus) :

Renvoyé de l’armée et averti du décès de sa mère, Thomas retourne à Jerichow, une petite ville du nord-est de l’Allemagne. Il souhaite rénover la maison familiale et démarrer une autre vie, mais il n’y a pas de travail dans cette région exsangue. Pourtant, Ali a réussi à y bâtir une chaîne de restauration rapide et une demeure au coeur de la forêt. La route de Thomas croise celle de cet entrepreneur replet, solitaire et méfiant, qui est marié à Laura. Après lui avoir rendu un fier service, le jeune homme taciturne et athlétique devient le chauffeur d’Ali, parfois même son garde du corps. Une vraie rencontre avec Laura semble inévitable. Elle intervient par une belle journée au bord de la mer Baltique, sur une falaise.

Présenté en 2008 en compétition à la Mostra de Venise, Jerichow marque les retrouvailles de Nina Hoss avec Christian Petzold après Yella. Comme dans ce dernier film, l’argent, valeur symbolique ou trompeuse, joue un rôle central dans les relations humaines où les trois personnages en ont besoin pour pouvoir s’émanciper. Histoire d’amour singulière faite de dissimulations et de secrets, les personnages de Jerichow tentent constamment de réinventer leur vie et de sauver ce qui peut l’être encore en chacun d’eux. Malheureusement, le rythme s’essouffle rapidement et l’intérêt s’émousse en raison de répétitions et d’une intrigue trop linéaire. Les comédiens, parfaits, portent le film et insufflent à leurs personnages suffisamment d’ambigüité (on pense à Assurance à la mort et Le Facteur sonne toujours deux fois) pour tenir le spectateur en haleine jusqu’au final, impressionnant de tension.

Généralités - 4,0 / 5

Sur la jaquette, Jour2fête fait la part belle à Yella bien que le film Jerichow (du même réalisateur) se trouve également sur la même galette. Le visuel est très beau. Le menu principal fixe et musical est scindé en deux, nous trouvons le chapitrage pour les deux films.

Bonus - 3,0 / 5

Le supplément principal du DVD est le précédent long-métrage du réalisateur, Jerichow, disponible exclusivement dans cette édition.

Nous n’avons pas grand chose d’autre à nous mettre sous la dent. Seulement une biofilmographie du réalisateur Christian Petzold et de Nina Hoss, un article publié dans Libération, une galerie de photos de Jerichow, les bandes-annonces des deux films.

Image - 3,5 / 5

Si le master de Yella s’en tire mieux que celui de Jerichow, les copies restent marquées par une colorimétrie un peu terne, quelques tâches et points et un piqué peu mordant. L’image de Yella cependant est plus claire et mieux définie, même si, comme pour Jerichow, les séquences sombres sont plus altérées avec des noirs plus poreux. Un léger grain demeure plutôt appréciable pour les yeux. N’oublions pas que les deux films sont proposés sur le même disque et que la compression s’en tire malgré tout avec tous les honneurs.

Son - 4,0 / 5

Le confort acoustique est plaisant et assuré avec deux pistes Stéréo dynamiques, propres, riches et précises. Les ambiances naturelles sont bien restituées et se lient avec homogénéité aux dialogues et la musique. Dans les deux cas, seule la version originale est disponible.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

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Franck Brissard
Le 7 novembre 2014
Pas de commentaire.
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Sabrina Piazzi
Le 20 novembre 2012
Pas de commentaire.

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