7 jours à La Havane

7 jours à La Havane : le test complet du DVD

7 días en La Habana

2012. Réalisé par Laurent Cantet
Avec Josh Hutcherson, Vladimir Cruz et Emir Kusturica

Édité par France Télévisions Distribution

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Le 18/03/2013
Critique

Instantané de la Havane d’aujourd’hui : un portrait contemporain d’une ville éclectique à travers un film composé de 7 chapitres. Certains réalisateurs ont eu le désir de croiser la réalité cubaine en prise avec son quotidien, avec le regard d’étrangers loin de leurs repères. D’autres ont choisi l’immersion totale et se sont inspirés de la vie de la population locale. Chaque chapitre raconte une journée de la semaine, à travers le quotidien d’un personnage différent.

A l’instar de Paris, je t’aime, de Tokyo ! et New York, I Love You, voici 7 jours à La Havane. Ce film collectif réunit sept cinéastes (un par jour donc) de renommée, de sensibilité et d’horizon différents, Benicio Del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Gaspar Noé, Juan Carlos Tabio et Laurent Cantet, chacun donnant son point de vue sur la capitale de Cuba en y apportant leur univers propre.

Cet hommage, forcément inégal comme c’est souvent le cas dans ce genre de production, ne manque pas de charme mais n’est ni enivrant ni transcendant. Dans un soucis de cohérence, le scénario de chaque segment a été écrit par les réalisateurs, puis revu et corrigé par le journaliste et écrivain cubain Leonardo Padura Fuentes.

Chaque film donne un aperçu de la vie, des couleurs, du bruit et de la fureur caractéristiques de La Havane marquée par la musique présente à chaque coin de rue, des personnes qualifiées qui doivent se contenter de travailler comme ouvrier ou boulanger, l’appel de l’extérieur, le désir de s’en aller… Ces thèmes plutôt sérieux apparaissent de manière implicites sous le decorum festif omniprésent et le portrait contemporain de La Havane divisé en sept chapitres fait plutôt bien résonner l’âme de la ville.

Les différentes couches sociales se croisent, se côtoient, parfois s’entremêlent en faisant glisser certains personnages d’un film à l’autre. Parmi les meilleurs segments, ceux de Benicio Del Toro (le plus attachant), Elia Suleiman (le plus burlesque), Gaspar Noé (le plus singulier), Laurent Cantet (le meilleur pour la fin). D’autres se révèlent franchement plus anecdotiques (Pablo Trapero, Juan Carlos Tabio) voire mauvais (Julio Medem). Au final, cette petite escale touristique d’une semaine demeure agréable mais anecdotique pour marquer les esprits. Un week-end à La Havane aurait suffit.

Généralités - 3,5 / 5

France Télévisions Distribution reprend l’interface commune pour l’ensemble de ses éditions. Le menu principal est animé et musical.

Bonus - 2,0 / 5

En plus de la bande-annonce, l’éditeur livre un making of de 24 minutes qui donne un bel aperçu des différents tournages à travers des images prises sur le plateau, des interviews des comédiens et des réalisateurs. Chacun commente ses impressions de tournage, Leonardo Padura Fuentes, scénariste du film, journaliste et écrivain cubain intervient également sur la genèse de cette production. Cet excellent documentaire se clôt sur la présentation du film à La Havane.

Image - 5,0 / 5

C’est rare mais il faut bien l’avouer, nous sommes ici en présence d’un master SD qui n’a absolument rien à envier à une édition HD. Chacun des cinéastes a bénéficié de la caméra numérique Red One et le rendu, même en DVD, demeure spectaculaire. Les contrastes affichent une densité ahurissante, la clarté est de mise, la colorimétrie brille de mille feux (le bleu est omniprésent), le relief est incroyable et le piqué aussi acéré que si nous étions en présence d’un Blu-ray. Notons que le segment réalisé par Gaspar Noé a été tourné de nuit et révèle un grain original flatteur pour les yeux. Cette resplendissante copie démontre tout le potentiel d’un DVD traditionnel quand un éditeur y met vraiment les moyens.

Son - 5,0 / 5

Comme pour l’image, il serait difficile de faire mieux que ce mixage Dolby Digital 5.1 ! Attention les oreilles pourrait-on dire car la musique ne s’arrête quasiment jamais pendant plus de 2 heures. La spatialisation est constante et jouit d’une large ouverture des enceintes, tant frontales que latérales, tandis que le caisson de basses souligne l’action d’effets bien pesés à l’instar des vagues, des scènes en boite de nuit. Le point culminant demeure le segment réalisé par Gaspar Noé avec ses basses fracassantes qui met à mal notre pauvre caisson… et notre estomac. Les murs vibrent littéralement ! Du bon, du beau, du gros son !

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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