...Comme elle respire : le test complet du DVD

1998. Réalisé par Pierre Salvadori
Avec Marie Trintignant, Guillaume Depardieu et Jean-François Stévenin

Édité par Les Films Pelléas

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Le 06/12/2012
Critique

Jeanne est mythomane. Elle ment comme elle respire. Elle ne peut pas s’empêcher de raconter des histoires fabuleuses dont elle est la magnifique héroïne. Elle quitte Bordeaux pour Paris, et après quelques jours d’errance, rencontre Madeleine, une vieille dame crédule qui la prend a son service. Mais Madeleine est la proie d’Antoine, un jeune et bel escroc. Lorsque la vieille dame lui raconte que Jeanne est une riche héritière, Antoine décide de la séduire puis de l’enlever.

Après le succès des Apprentis, Pierre Salvadori retrouve à nouveau Guillaume Depardieu et Marie Trintignant pour …Comme elle respire, une comédie plus grave et tragique sur une femme mythomane qui tombe amoureuse d’un escroc naïf, maladroit et surtout menteur, dont l’idylle est dès le départ avortée.

Le cinéaste suit donc l’itinéraire d’une jeune femme, merveilleusement incarnée par Marie Trintignant, mythomane, pleine de ressource, qui se réinvente constamment et improvise dans les moments difficiles en changeant de peau. En mutant constamment pour éviter d’avoir à affronter le monde réel, Jeanne créé autour d’elle des réactions en chaîne drôles (le kidnapping), burlesques (mention spéciale aux deux bras cassés Jean-François Stévenin et Serge Riaboukine), poignantes et même dangereuses pour sa propre personne mais aussi pour son entourage. Antoine s’éprend de cette femme malade et ne peut au final que la laisser aller puisqu’elle est condamnée à errer et s’oublier.

En dépit de quelques baisses de rythme et de redondances, …Comme elle respire demeure l’un des films les plus attachants de Pierre Salvadori. Le metteur en scène fait preuve d’un réel talent de conteur, dresse de fabuleux portraits de marginaux, de petites frappes et de famille qui touchent au réalisme poétique.

Généralités - 3,0 / 5

La jaquette reprend le visuel culte de l’affiche du film. En revanche, le menu principal, fixe et muet, auraient mérité un meilleur traitement. Les sous-menus, proposant quelques extraits du film, demeurent bien trop lents au niveau des transitions.

Bonus - 4,0 / 5

Comme sur les autres titres de Pierre Salvadori édités chez Les Films Pelléas, le metteur en scène commente son troisième film avec passion, densité et sans langue de bois. Ainsi, Pierre Salvadori avoue que …Comme elle respire est probablement son film préféré bien qu’il le considère raté et maladroit. Notre interlocuteur précise les éléments dramatiques qui selon lui ne fonctionnent pas, évoque la mythomanie du personnage principal et les dégâts que cette maladie occasionne, les difficultés rencontrées au tournage, le travail avec Guillaume Depardieu et Marie Trintignant.

Nous trouvons ensuite un excellent making of d’époque de 26 minutes, croisant de nombreuses et rares images de tournage avec les propos des comédiens et du réalisateur.

S’ensuivent deux excellentes séquences coupées (6’) disponibles avec ou sans le commentaire audio du réalisateur en option. Comme l’indique Pierre Salvadori, ces scènes ont été laissées sur le banc de montage en raison d’un trop-plein de rebondissements. En effet, ces séquences intervenaient à la mort de personnage de Madeleine et plongeaient Antoine et Barnabé (Guillaume Depardieu et Serge Riaboukine) dans une histoire de tableau que le premier héritait de la défunte. La famille tentait alors de lui racheter et s’ensuivait un règlement de compte entre les deux associés qui voyait Barnabé finir dans la tombe d’un petit cimetière de campagne… jusqu’à ce qu’il en sort tel un mort-vivant. Dit comme cela, la séquence ne veut peut-être pas dire grand chose, mais une chose est sûre, ces deux scènes sont vraiment très drôles. Notons que la bande-son de la deuxième scène a été perdue et n’est présentée qu’en version muette ou avec les commentaires audio de Pierre Salvadori.

Image - 4,0 / 5

En dépit de sensibles fourmillements, le master de …Comme elle respire est très propre, ne manque pas d’attraits et la gestion des contrastes se révèle solide malgré quelques pertes de la définition sur les plans sombres. Les couleurs sont plutôt jolies, les noirs concis et le grain cinéma notable.

Son - 4,5 / 5

Que dire de plus si ce n’est que nous nous trouvons face à une superbe piste stéréo, riche, fluide, propre et remarquablement équilibrée. Les dialogues sont exsudés avec force, la musique et les effets s’accordent avec une réelle homogénéité. L’éditeur joint également les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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