El Cantor : le test complet du DVD

2005. Réalisé par Joseph Morder
Avec Lou Castel, Luis Rego et Françoise Michaud

Édité par La Vie est Belle

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Le 06/01/2015
Critique

Clovis Fishermann revient au Havre après trente ans passés aux Amériques. Que recherche-t-il ? À se rapprocher de sa famille et de ses racines, à retrouver la synagogue où chantait son grand-père, illustre cantor ? Il est chaleureusement accueilli par son cousin William Stern, beaucoup plus froidement par la femme de ce dernier, Liza.

El Cantor est le premier long métrage tourné en 35 mm de Joseph Morder. Peu connu (bien que Gérard Courant lui, l’auteur insatiable du Cinématon, lui ait consacré un documentaire), Joseph Morder est pourtant un cinéaste prolifique auquel on attribue la réalisation de plus de 800 films, principalement des courts et moyens métrages en super 8 ou 16 mm dont beaucoup forment une sorte de journal filmé.

El Cantor, tourné en 2005, s’inscrit dans cette lignée : Joseph Morder insère dans cette fiction nombre d’allusions autobiographiques et un rappel lancinant de la Shoah. Le film est, également, truffé de références au cinéma de Jacques Tati, Éric Rohmer, Yasujirô Ozu, jusqu’au burlesque de Leo McCarey et de Laurel et Hardy.

Ce petit film tendre, constitué d’une succession de plans fixes, doit beaucoup à Lou Castel et Luis Rego que la caméra suit au long de leurs échappées nocturnes trop arrosées dans les bars du Havre. Il pourra séduire les cinéphiles attirés par un style d’écriture original. Mais il pourra aussi rebuter par son formalisme un peu froid.

Technique - 7 / 10

La jaquette et le menu du DVD bénéficient du même soin qui a été apporté à d’autres éditions de l’éditeur La Vie est Belle (Acné, Alps, La Vida útil…). Sous-titres anglais, espagnols, et français pour malentendants.

Au rayon des suppléments, une déclaration du réalisateur sur la genèse du film (6’) dont l’idée aurait germé quand il a entendu un acteur chanter entre les prises de L’Arbre mort. Suit un making of (10’) un peu brouillon, filmé en super 8, sans prise de son, mais sur lequel a été ajouté le bruit de la mécanique d’une caméra (ou d’un projecteur ?). Puis les répétitions (17’), filmées dans un grenier.

En complément, un court métrage intimiste, La Plage (14’) : une jeune fille, sur une plage de Normandie, demande à sa mère de lui raconter, pour la énième fois, sa première rencontre, sur cette même plage, avec celui qui allait devenir son mari…

Mais le supplément le plus intéressant est le commentaire du réalisateur révélantses intentions, ses partis pris d’écriture, les multiples références à d’autres films…

L’image, propre et lumineuse, finement contrastée, permet d’apprécier l’attention portée par Joseph Morder à la couleur. Une bonne résolution facilite la lecture des plans larges souvent utilisés par le réalisateur.

Le son Dolby Digital 2.0 restitue clairement les dialogues et les chants en yiddish interprétés par Talila. Les aigus sont limpides, les basses manquent d’ampleur. Le léger souffle se fait vite oublier.

Crédits images : © La Vie est Belle

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
7 / 10
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Philippe Gautreau
Le 7 janvier 2015
Dans ce petit film intimiste, deux amis se retrouvent après une longue séparation. Leurs errances nocturnes dans les rues du Havre font ressurgir de lointains souvenirs..

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