Howl : le test complet du DVD

2010. Réalisé par Rob Epstein
Avec James Franco, Jon Hamm et Jeff Daniels

Édité par Condor Entertainment

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Le 05/02/2013
Critique

En 1957, l’éditeur du poète américain Allen Ginsberg est poursuivi en justice à la suite de la publication du poème « Howl » considéré comme obscène. Peu connu à l’époque, l’auteur devient rapidement un des personnages marquants de la contre-culture américaine.

Après Sur la route et prochainement dans Kill Your Darlings, la Beat Generation inspire décidément le cinéma d’auteur américain. Howl, poème provocateur écrit par Allen Ginsberg publié dans son recueil de poèmes ambitieux et révolutionnaires en 1956 (Howl and Other Poems), considéré comme l’une des oeuvres majeures de la Beat Generation, est transposé au cinéma par Rob Epstein, Jeffrey Friedman et met en scène James Franco dans le rôle d’Allen Ginsberg.

Réalisé à partir d’archives de procès, d’interviews et du poème Howl, cette oeuvre souffre d’emblée d’un amateurisme maladroit, bancal, l’ozuvre se révèle rapidement peu inspirée, laide et même James Franco, affublé d’une barbe ignoble faite au marqueur noir, finit par épuiser dès les premières minutes avec son charisme éteint et sa voix d’une remarquable platitude.

De manière poussive, le film entrecroise quatre parties constituées d’une lecture faite par Ginsberg à la Six Gallery de San Francisco (partie en N&B), une interview de Ginsberg (Franco se contente de singer l’écrivain comme une imitation à la Patrick Sébastien), le procès intenté pour obscénité à l’éditeur Lawrence Ferlinghetti (Jon Hamm dans une très belle prestation, le seul à sauver le film du naufrage), et des extraits du poème Howl mis en images au moyen d’une animation repoussante.

Décidément, après l’effet soporifique de Sur la route, ce biopic de l’écrivain underground et héros de la contre-culture ne parvient toujours pas à restituer la force et l’énergie des écrits de la Beat Generation.

Technique - 4,75 / 10

Le visuel de la jaquette reprend quasiment le même que l’affiche du film. Le DVD repose dans un boitier classique, lui-même glissé dans un surétui. Le menu principal est animé et musical, mais réduit à son strict minimum : juste le chapitrage et le démarrage du film direct. Aucun supplément, pas même la bande-annonce du film n’est disponible.

On se demande pourquoi le master proposé est au format 1.78 alors que le format original était bien 1.85. Outre cette déconvenue, la copie affiche quelques accrocs techniques irritants (compression passable, contrastes légers, arrière-plans confus) mais les parties en N&B et en animation sont plutôt plaisantes avec un relief certain et une propreté jamais prise en défaut. Un grain sensible mais palpable reste présent tout du long.

Une piste unique pour cette édition. Pour l’occasion, la version anglaise bénéficie d’un mixage Dolby Digital 5.1 qui manque malheureusement d’ampleur, notamment au niveau des enceintes latérales. Il faut attendre les séquences réalisées en animation pour que les effets arrière se réveillent un petit peu. Même le caisson de basses a décidé de ne faire parler de lui qu’à de trop rares occasions. Les dialogues auraient mérité d’être un peu plus relevés sur la centrale car les effets frontaux sont plutôt brillants et bien équilibrés. Mais une simple Stéréo aurait fait l’affaire. De leur côté, les sous-titres français restent inamovibles.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
4,75 / 10
Avis

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Sabrina Piazzi
Le 9 février 2013
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Howl
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