Henri de Navarre

Henri de Navarre : le test complet du DVD

Henri 4

2009. Réalisé par Jo Baier
Avec Julien Boisselier, Joachim Król et Andreas Schmidt

Édité par Koba Films

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Le 16/04/2013
Critique

Paris, 1612 : un charlatan montre aux badauds le coeur qu’il présente comme celui de Henri IV. Retour en arrière, au temps des guerres de religion opposant catholiques et huguenots, commandés par Henri de Navarre. Son mariage avec Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis et soeur du roi de France, vise à instaurer la paix, aussitôt compromise par le massacre de la Saint Barthelemy. Henri de Navarre, après s’être échappé du Louvre où il était détenu prisonnier, reprend la tête des armées protestantes et assiège Paris. Le roi de France Henri III, le dernier des Valois, désigne avant de mourir Henri de Navarre comme son successeur. Henri IV se reconvertit au catholicisme pour monter sur le trône de France et défait les armées espagnoles qui marchaient sur Paris. Il promulgue l’édit de Nantes qui reconnaît la liberté de culte aux réformés. Après avoir fait annuler par Rome son mariage avec Marguerite de Valois, il épouse Marie de Médicis qui lui donnera un héritier au trône, le futur Louis XIII…

Henri de Navarre : le roi guerrier, superproduction pour la télévision dotée d’un budget de 20 millions d’euros est une adaptation du roman historique de Heinrich Mann, destinée à marquer le 400e anniversaire de l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac, survenu le 14 mai 1610.

Cette coproduction internationale (Allemagne, France, Catalogne), réalisée par le téléaste allemand Jo Baier, réunit une distribution internationale avec quelques acteurs français dans les rôles principaux, dont Julien Boisselier (Henri IV), Armelle Deutsch (la reine Margot) et Chloé Syefani (Gabrielle d’Estrées), des acteurs catalans, dont Roger Casamajor (Rosny)et Marta Calvó (Jeanne d’Albret), le reste de la distribution étant principalement allemande.

Tout en suivant les grandes lignes de la vie du premier roi de la dynastie des Bourbon, le scénario (comme celui de La Reine Margot, réalisé par Patrice Chéreau) prend quelques libertés avec la vérité historique pour rendre le récit plus télégénique. Ainsi apparaît Nostradamus, qui annonce sa destinée au prince de Navarre encore enfant ; et Ravaillac est présenté comme l’instrument de la jalousie de Marie de Médicis, ulcérée par les infidélités éhontées de son roi de mari.

Foin de rigueur ! Après tout, il suffira d’attendre quelques années pour voir arriver sur le devant de la scène le cardinal de Richelieu… et les trois mousquetaires ! Les incontournables sont fidèles au rendez-vous : le cheval blanc d”Henri IV est vraiment blanc, tout comme son fier panache, on n’a pas oublié la célèbre phrase « Paris vaut bien une messe », attribuée à Rosny, probablement à juste titre et la poule au pot promise mijote bien dans les marmites, foi de ménagère !

Cette minisérie (sortie en salles dans une version raccourcie) se laisse regarder sans déplaisir. Décors majestueux (même si le Louvre ne ressemble pas du tout à ce qu’on nous montre), riches costumes, chevaux et attelages, une foultitude de figurants, intelligemment cadrés pour remplir les champs de bataille, des scènes de combat dynamiques (« des batailles dignes de Ridley Scott » ose la jaquette !) et quelques interludes d’assez chauds ébats amoureux, joliment filmés, pour honorer l’image populaire du Vert Galant. Un gros bon point pour la musique originale due à Jordi Savall.

Technique - 8 / 10

Test effectué sur un check disc.

Boîtier keep case, beau menu animé.

Version française DD 5.1.

Suppléments modestes, mais utiles, sous la forme de deux textes. D’abord les grands chiffres, où l’on glane en parcourant les faits marquants de la vie du roi (qui aurait eu 32 maîtresses et 12 bâtards !). Le deuxième texte, plus fourni (8 pages), donne les repères historiques.

Dans l’habituel Espace découverte Koba Films, un court extrait de deux téléfilms, The Lost Battalion, tout récemment critiqué, puis Colditz, une palpitante histoire d’évasion avec Damian Lewis et d’un excellent documentaire de la BBC, Auschwitz, les Nazis et la solution finale (2005), dont le DVD vient se sortir en France.

L’image est belle, bien contrastée. On aurait aimé un peu plus de piqué dans les plans très larges. Peut-être le Blu-ray, sorti simultanément, satisfait-il cette exigence ?

Le son multicanal combine finesse dans la restitution de la musique et de l’ambiance sans ménager les effets spectaculaires attendus dans les scènes de bataille : explosions, sifflement des obus et de la mitraille, choc des épées, galopades occupent toutes les enceintes et le caisson de basses. La spatialisation est particulièrement convaincante (par exemple la pluie qui tombe dans la deuxième partie, à 22’).

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
8 / 10
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Philippe Gautreau
Le 16 avril 2013
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