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THE MAJESTIC
USA , 2001
Castle Rock Entertainment, Village Roadshow Pictures, NPV Entertainment, Darkwoods
8 9,00

Vote dvdfr

Vote public

Une romance assez mélodramatique, avec une pointe de suspense, située au milieu des années 50, à l'époque de la chasse aux sorcières organisée par le "fameux" sénateur McCarthy, dans sa quête obsessionnelle pour débusquer les communistes, notamment dans l'univers hollywoodien. Le film, s'il manque un peu d'unité et titille parfois un peu trop la corde sensible, se regarde sans ennui, notamment parce qu'il offre, dans une édition techniquement proche de la perfection, une belle reconstitution de ce que pouvait être la vie outre Atlantique, il y a une cinquantaine d'années...
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critiques de
Philippe Gautreau :
1
8,0
2
2,8
3
6,5
4
6,5
5
6,5

Un soir de première au fameux Grauman's Chinese Theater, sur Hollywood Boulevard.

Aux actualités, un reportage sur le Comité des activités anti- américaines : nous sommes dans les années 50, au plus fort de la chasse aux sorcières déclenchée par le sénateur McCarthy ; le slogan du jour est "Get the reds out of Hollywood !"

Peter Appleton et Sandra Sinclair assistent à la première de "The Sand Pirates of the Sahara" ; Peter a écrit le scénario, Sandra joue la belle captive, son tout premier rôle. "Nous sommes jeunes, nous sommes amoureux, nous travaillons dans le cinéma... La vie est belle !".

Quand Peter s'apprête à signer un nouveau contrat, il est convoqué par la Commission des activités anti-américaines pour rendre des comptes : alors qu'il était encore au lycée, il avait assisté à quelques réunions "suspectes" avec, pourtant, pour seule motivation... les beaux yeux d'une jeune fille !

Affecté par la nouvelle, imbibé de whisky, Peter a un sérieux accident de voiture, dont il sort amnésique. Dans la petite ville où on lui prodigue des soins, Harry reconnaît en Peter son fils Luke, porté disparu à Saint Lô, 9 ans auparavant. Toute la ville, y compris la belle Adèle, qui aimait passionnément Luke, fête le retour miraculeux du héros. Harry, avec l'aide du fils retrouvé, entreprend de rouvrir le Majestic, cinéma fermé depuis la fin de la guerre.

A l'affiche : "Un Américain à Paris", puis "Un tramway nommé désir", puis... "The Sand Pirates of the Sahara" ! Il n'en fallait pas plus à Peter pour retrouver soudainement la mémoire, au moment où les agents du FBI, après avoir percé à jour sa véritable identité, le somment de venir témoigner devant la Commission.

Son avocat le rassure : il sortira libre s'il accepte de renier ses anciennes croyances et de donner seulement quelques noms (on lui fournira même une liste)...

Voilà un film assez hétérogène, une sorte de cocktail un peu exubérant. Tout à la fois une bluette sentimentale, un mélodrame à faire pleurer Margot, mais aussi un rappel de l'Histoire (celle avec un grand "h"), une réflexion sur la démocratie et sur le courage qu'il faut pour défendre les libertés publiques quand elles sont menacées.

Le film est plutôt long (presque deux heures et demie), mais on ne s'ennuie pas, grâce à l'enchantement d'une reconstitution très réussie des années 50 (quelles voitures ! qui n'avaient pas encore cette fâcheuse tendance à toutes se ressembler), grâce au jazz qui vous démange les jambes, grâce aux petites histoires dans l'histoire, comme celle de la touchante renaissance d'une belle salle de cinéma qui retrouve ses ors et son public d'antan, grâce aussi à la très bonne qualité technique de l'édition Warner.

Frank Darabont, scénariste de films fantastiques (Freddy 3 - Les griffes du cauchemar (Édition Prestige), Frankenstein, celui réalisé par Kenneth Branagh en 1994) signe là un film sympathique, après deux réussites : Les Evadés (The Shawshank Redemption, 1994) et La Ligne verte (The Green Mile, 1999). Jim Carrey étonne, ici, par... la relative sobriété de son jeu ! Martin Landau (Harry dans les film) mérite un coup de chapeau pour sa prestation.

Encore un bon moment passé devant le petit écran...
 4,0 / 5  GENERALITES
1 point1 point1 point1 point0 point
Bonne qualité de l'image et du son, Dolby Digital 5.1 dans trois langues (anglais, français et italien). Choix royal de 10 langues pour les sous-titres, sans compter le sous-titrage pour malentendants, en anglais et en italien ! Langues et sous-titres peuvent être changés à la volée.

Les suppléments sont un peu chiches et assez banals.

Navigation sans écueils dans des menus plutôt spartiates, mais esthétiques. La recherche d'une scène dans les 37 chapitres, regroupés par deux, repérés par vignettes fixes et numéros n'est, toutefois, pas évidente.

On peut donner un bon point au format de l'image et du son de la bande annonce (1.85:1, DD 5.1) et un mauvais point pour l'absence de sous-titres.

La galette, joliment sérigraphiée, est contenue dans le boîtier Snap case, marque de fabrique de Warner Bros. Ni erreur, ni omission, relevée au dos du boîtier.
 2,5 / 5  SUPPLEMENTS
1 point1 point1/2 point0 point0 point
Casting et équipe technique présente, sur une première page, le nom de douze acteurs et personnages, sur la seconde page, celui du producteur exécutif, du scénariste et du réalisateur. Pas vraiment une révélation !

Scènes coupées (9'45", en format 4/3, mais dans les proportions 1.85:1). Une petite dizaine de scènes, resituées dans le récit par un titre, en VOST, avec tout le choix de sous-titres, accessible à la volée.

Le film dans le film (9'45", VOST, 4/3, mais avec respect des proportions de l'image) nous donne, en continu, les scènes du film (en noir et blanc) où joue Sandra, sur un scénario de Peter, dans de fantastiques décors égyptiens de pacotille, dans le plus pur style des films de "momies", récemment revenus à la mode après un si long sommeil... outre-tombe !

Bande-annonce (2'22"), en VO sans sous-titres, mais... voir "Généralités".
 5,0 / 5  IMAGE
1 point1 point1 point1 point1 point
Une image brillante, très fine. Voir, par exemple les reflets des lumières de la ville sur la carrosserie du cabriolet Mercedes de Peter, au début du film, juste avant l'accident et le spectaculaire éblouissement multicolore de l'enseigne de Majestic !
 4,5 / 5  SON
1 point1 point1 point1 point1/2 point
Le son Dolby Digital 5.1 est clair, dans les trois versions audio (on est directement mis dans l'ambiance par le boogie woogie virtuose du générique, joué au piano solo).

Le spectre sonore est large avec des basses généreuses qui renforcent le swing. Un peu plus de relief n'aurait pas nui.
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Panasonic 36PG50F 16/9 82 cm
- Philips 957
- Panasonic 36PG50F
- Enceintes frontales Energy XL-16B, arrières Sony SS-SR15, Caisson de graves Pioneer S-W150-S
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