Boogiepop Phantom - Vol. 1

Boogiepop Phantom - Vol. 1 : le test complet du DVD

Boogiepop Phantom: Boogiepop wa Warawanai

2000. Réalisé par Takeshi Watanabe

Édité par Dybex

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Le 05/12/2002
Critique

Des étudiants disparaissent d’un lycée japonais. Leurs histoires - on l’apprendra ensuite - sont toujours différente. Le garçon qui voit des grosses araignées accrochées au coeur de certaines personnes (elles représentent le poids de leur chagrin) et qui les dévore - avant de s’apercevoir de sa terrible méprise. Une fille timide amoureuse d’un jeune - et qui lui déclare l’inavouable - beaucoup, beaucoup trop tard. Une autre fille qui veut vivre les rêves d’une amie perdue à jamais, mais qui devient un aimant pour le mal. Dur d’être adolescent au Japon.

« Boogiepop Phantom » est l’une des rares séries anime qui transcendent le genre - et qui excellent à la fois dans la forme que dans la substance. L’influence de Lain se fait sentir ; mais « Boogiepop » creuse plus profond : vers le malaise d’un Donnie Darko, les effets narratifs d’un Magnolia, voire même dans les ambiances de David Lynch.

Réalisée par le créateur des « Slayers », « Boogiepop » est constituée par une série de tableaux déconnectés - ou des pièces d’un puzzle, si vous préférez - qui se montent et démontent jusqu’au dénouement final. Les personnages des différents épisodes s’entrecroisent sans vraiment se connaître. Seul l’unité de temps et de non-lieu fixe le sujet.

La série doit aussi beaucoup à son empreinte visuelle très avant-gardiste. Après Pet Shop of Horrors - Vol. 1, l’animation made in Japan réussit un autre pas de géant dans les contes fantastiques inquiétants.

Généralités - 4,0 / 5

La « virtual babe » de Dynamic accompagne les spectateurs vers un menu animé 4/3 qui fuse dans tous les sens - un marque de fabrique de l’éditeur. Les intitulés des différentes options ne sont pas toujours discernables, mais c’est la sophistication du marché à le demander..

Comme toujours, un gros travail graphique de l’éditeur sur la jaquette recto-verso, l’habillage et aussi sur la dotation audio (qui inclut une VF en 2.0). Les seules déceptions viennent d’une agrémentation en bonus un peu juste, ainsi que d’un nombre d’épisodes (3 uniquement !) très limité.

Bonus - 1,5 / 5

Un bouquet trop limité pour un titre d’une telle envergure. Le seul bonus du disque est un pack de 6 bandes-annonces ou teasers - localisées en français. Ironie du sort, celle de « Boogiepop » n’a pas été incluse au lot.

Image - 5,0 / 5

Magnifiques. L’ambiance ultradark de la série est bien servie par un encodage qui joue à fond la carte des contrastes violents et des couleurs crispantes. La relative justesse de la définition est compensée par de traits très vifs et par un piqué au top.

Son - 4,0 / 5

Inutile de demander plus que les limites des deux codages audio 2.0 - décidément, le 5.1 n’est pas encore répandu au niveau des productions anime. A défaut d’abonder dans les effets, l’ambiance sonore est bien présente - que ce soit en japonais ou en français. Bon doublage de cette dernière.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony WEGA 16/9 82 cm
  • Sony 300
  • Denon AVR-1801
  • enceintes frontales, centre et surround Davis Odyssée

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