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Farinelli : il castrato


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FARINELLI : IL CASTRATO
Italie, Belgique , 1994
Guild, Sony Pictures Classics, Alinea, StudioCanal, France 2 Cinéma, Images, K2, RTL
10 8,67

Vote dvdfr

Vote public

Éblouissante évocation des fastes de l’opéra baroque et de la fascination que pouvait exercer la voix des castrats. Cette réédition, avec option DTS, était attendue. La qualité et la finesse du son et de l’image sont insurpassables. Le film est complété par deux suppléments vraiment passionnants sur la re- création de la voix des castrats, sur la genèse et le tournage du film. Comment, avec tout ça, ne pas attribuer la note maximale ?
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critiques de
Philippe Gautreau :
1
8,0
2
2,8
3
6,5
4
6,5
5
6,5

Naples, début du XVIIIe siècle.

Riccardo Broschi (Enrico Lo Verso) apprend la composition musicale. Les talents de chanteur de son jeune frère Carlo (Stefano Dionisi) lui vaudront de devenir castrat et d’acquérir une célébrité locale sous le nom de Farinelli.

Georg Friedrich Händel (Jeroen Krabbé), il caro Sassone, le remarque et tente de le convaincre d’aller chercher la gloire à Londres. Farinelli exige que son frère le suive, ce que refuse Händel.

Après quelques années passées à la cour d’Espagne, les deux frères iront à Londres, en 1734, à l’invitation de leur maître, Nicola Popora (Omero Antonutti), directeur musical du Théâtre de la Noblesse.

Händel, bouleversé par la voix de Farinelli réussit à l’attirer à Covent Garden et de mettre son talent au service de sa musique dont la qualité surpasse la virtuosité ampoulée de la musique composée par son frère.

Le scénario de Gérard et Andrée Corbiau prend quelques libertés avec l’histoire. Les deux frères ont bien existé, Farinelli a bien été la coqueluche de Londres, une star adulée dont on dit que les prouesses vocales faisaient se pâmer les dames.

Mais le film est surtout un prétexte pour recréer la voix mythique des castrats (dont n’existe qu’un seul échantillon, ridicule, enregistré au tout début du XXe siècle), pour exalter la musique baroque, dans une fastueuse débauche d’airs vertigineux, de costumes et de décors flamboyants.

C’est aussi l’occasion d’analyser les relations complémentaires entre les deux frères, le compositeur et le chanteur, son instrument. Ils iront jusqu’à conjuguer leurs talents pour la conquête du sexe faible : alors que Farinelli séduit (et fait même beaucoup mieux si l’on peut se fier aux gémissements de ces dames), Riccardo, lui, apporte la touche finale...

Le réalisateur belge Gérard Corbiau signe, en 1994, avec ce film foisonnant, sa deuxième oeuvre consacrée à la musique, après Le Maître de musique (Édition Spéciale) (1988), film attachant dont le rôle principal était tenu par le célébrissime baryton José Van Dam.
 5,0 / 5  GENERALITES
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L’image est somptueuse, éclatante, sans esbroufe, le son d’une finesse exemplaire. Deux suppléments généreux et particulièrement intéressants, ce qui n’est pas trop souvent le cas.

Le menu principal est animé, flamboyant, sur fond sonore d’airs baroques. Les autres menus sont fixes. Découpage en 15 chapitres (sur 3 pages), repérés par des vignettes fixes intitulées.

Pour le film, choix entre deux versions audio, l’une Dolby Digital 5.1, l’autre en DTS 5.1. On peut changer de version à la volée.

Pas de choix de langues, ce dont je ne crois pas qu’il faille se plaindre : la première partie du film, se déroulant à Naples est, bien naturellement, en... italien, de même que les dialogues ultérieurs entre les deux frères. Tout le reste est en français. (Dans l’édition Belga, trois versions étaient proposées : une version originale (en italien et français) au format stéréo 2.0, plus deux versions françaises, l’une en DD 5.1, l’autre en DTS 5.1).

Les sous-titres français peuvent être éliminés en cours de visionnage ; cette heureuse option n’est, curieusement, pas indiquée sur le menu.

Le disque, joliment sérigraphié, est contenu dans un digipack à l’intérieur duquel est incluse une intelligente petite brochure illustrée de 8 pages sur la musique baroque et les castrats. Le tout s’insère dans un boîtier très plat (à peu près les 2/3 de l’épaisseur d’un keep-case, pour économiser l’espace sur vos étagères).
 5,0 / 5  SUPPLEMENTS
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Le castrat Farinelli, nostalgie d’une voix perdue est un moyen métrage (4/3, en français et VOST, 50', et non 60, comme indiqué au dos du boîtier), coproduit par France 3 et réalisé par Gérard Corbiau. Après un rappel de l’époque des castrats napolitains (les garçons choisis pour la qualité du timbre de leur voix subissaient, avant la mue, une section du canal inguinal conduisant à une atrophie des testicules qui n’étaient plus irrigués... ce qui assurait la conservation du registre aigu de leur voix dont l’étendue devenait anormalement large).
L’essentiel du document est consacré à la re-création d’une voix à jamais disparue, grâce à un "assemblage", d’abord jugé impossible, de la voix de deux chanteurs, celle du haute- contre américain Derek Lee Ragin et celle de la soprano colorature Ewa Mallas-Godlewska. Grâce aux efforts conjugués des deux chanteurs, de l’ingénieur du son Jean-Claude Gaberel, du chef d’orchestre et claveciniste Christophe Rousset et à l’expertise technique de Philippe Depalle, responsable du département Analyse et Synthèse de l’Ircam, le miracle s’est accompli : les deux voix se sont fondues en une seule, au timbre homogène et à la tessiture merveilleuse !

Dans le second supplément (qui n’existait pas dans l’édition Belga), Les créateurs de Farinelli ou Farinelli, la naissance d’un voix (23', 4/3) le réalisateur nous rappelle comment il s’est investi avec passion pendant trois longues années pour se lancer dans la réalisation d’un projet dont l’idée lui trottait dans la tête depuis longtemps. Comment il s’est entêté, contre l’avis de spécialistes, à vouloir fondre deux voix en une seule au lieu de se contenter d’une soprano à large tessiture. Comment, avec le concours du musicologue Marc David, ont été exhumées des partitions oubliées, parce qu’inchantables. Comment il s’est battu, avec Véra Belmont, productrice, pour financer cette réalisation franco-belgo-italienne qui a obtenu un large succès international en décrochant, notamment, le Golden Globe du meilleur film étranger.
 5,0 / 5  IMAGE
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Somptueuse ! L’image est remarquable par sa définition, sa finesse, la balance et la fraîcheur des couleurs.
 5,0 / 5  SON
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Le son est clair, avec un sensible gain de pureté avec l’option DTS. L’équilibre de la prise de son, la cohérence de la spatialisation servent à merveille la musique. Ce parti pris de sobriété n’interdit pas quelques effets plus spectaculaires, par exemple lorsque des chevaux quittent leur écurie au grand galop, à 1 h 30'.
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Panasonic 36PG50F 16/9 82 cm
- Philips 957
- Panasonic 36PG50F
- Enceintes frontales Energy XL-16B, arrières Sony SS-SR15, Caisson de graves Pioneer S-W150-S
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