Le Cauchemar de Dracula : le test complet du DVD

Dracula

1958. Réalisé par Terence Fisher
Avec Peter Cushing, Christopher Lee et Michael Gough

Édité par Warner Bros.

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Le 01/01/2003
Critique

Tourné juste après le succès commercial remporté par Frankenstein s’est échappé ! en 1957, et reprenant une autre icône du bestiaire fantastique made in Universal, « Le cauchemar de Dracula » (« Dracula » en VO, ou « Horror of Dracula » aux Etats-Unis), reste cependant plus ancré dans la mémoire du public, portée par l’imagerie (les canines du vampire apparaissent ici pour la première fois) générée par Christopher Lee avec son interprétation du comte vampire, et par l’apparition de la couleur, idéale pour faire ressortir le rouge du sang versé.

Rarement l’adage disant qu’on ne change pas une équipe qui gagne n’a été aussi bien respecté, et l’équipe technique du film est très représentative de ce qui restera comme la marque de fabrique des studios Hammer.

La réalisation est confiée à Terence Fisher, fort du succès du premier Frankenstein. Sa science du cadrage et du montage sont cette fois encore pour beaucoup dans l’impact visuel du film.

Le scénario signé Jimmy Sangster, même s’il respecte le climat du roman original de Bram Stoker, propose d’importantes différences. Par exemple, le personnage de Jonathan Harker dans le film est chasseur de vampires, et meurt à la fin du premier quart d’heure.

Il est également intéressant de noter les impacts des budgets restreints des productions Hammer. Citons à ce propos les pouvoirs de Dracula qui sont moins importants dans le film que dans le roman, où il peut se changer en brouillard ou en loup, cette différence induisant des métamorphoses trop coûteuses à l’écran… Ou encore notons le fait que malgré leurs noms à consonance anglaise, les personnages semblent habiter en Europe centrale (ça évite d’avoir à traverser la Manche…). Ceci dit, le comte nous paraît ainsi plus proche, plus « humain », avec des faiblesses accentuées par rapport au roman (dans ce dernier, il peut par exemple sortir en plein jour, en perdant ses pouvoirs surnaturels).

La direction artistique gothique de Bernard Robinson fait des merveilles, avec un soin du détail dans les décors d’une beauté saisissante. La musique de James Bernard marqua également les esprits par sa présence et sa force.

Peter Cushing et Christopher Lee sont à nouveau les principaux interprètes, cette fois associés à Michael Gough (ancien Quatermass de la Hammer, et futur Alfred, majordome du Batman de Tim Burton), avec cette fois une nette « victoire » pour Christopher Lee, qui malgré un temps de présence à l’image restreint (moins de 10 minutes !) nous montre un Dracula tour à tour séduisant et (surtout) bestial, interprétation qui restera comme le maître-étalon des Dracula postérieurs.

Le succès sera à nouveau au rendez-vous et d’autres films vampiriques suivront (le suivant sera « Brides of Dracula »… sans Dracula !), mais aucun n’arrivera à la cheville de ce premier opus Hammer, et le vampire des Carpathes n’y sera plus que l’ombre de lui-même.

Généralités - 2,0 / 5

Le packaging standard Warner (avec quelques belles coquilles dans le résumé du dos de la jaquette), avec un disque joliment sérigraphié.

Le menu et le chapitrage sont fixes mais accompagnés d’un extrait de la bande sonore (en mono).

Bonus - 1,0 / 5

Ne cherchez rien d’autre que la bande-annonce américaine (en version originale non sous-titrée et en 16/9, mais non restaurée… et ça se voit…) et une fiche technique listant les interprètes principaux, le scénariste et le réalisateur.

L’éditeur ne prend pas soin de ses consommateurs fantasticophiles, dommage.

Image - 2,0 / 5

Une belle copie bien nettoyée, où seuls subsistent quelques points blancs (à l’exception du générique final, visiblement non restauré). Une colorimétrie pas toujours très contrastée (les couleurs sont moins pétantes que sur Frankenstein s’est échappé !), mais un bel encodage.

Le format 1.77 du 16/9 nous prive d’un peu d’image en haut et en bas (le film a été tourné en 1.66), et on peut déplorer quelques hauts de crâne coupés, ce qui pour les puristes frise l’insulte quand on connaît le sens du cadrage de Terence Fisher.

Le réducteur de bruit vidéo adoucit le grain de l’image et augmente la définition (jetez un oeil sur la bande-annonce pour voir la différence !) mais la netteté en prend un coup, surtout sur les grandes tailles d’écran.

Son - 2,0 / 5

Les amateurs de VF en seront pour leurs frais, car seuls la version originale anglaise et un doublage en allemand nous sont proposés.

Les 2 pistes sont claires, la version allemande possède un volume un poil plus haut, avec une bande sonore plus ou moins puissante (la VO est plus harmonieuse). Quelques bruitages sont nettement plus percutants en VO (notamment en 53’10” avec les chocs du marteau sur le pieu).

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Barco Ciné6, écran Oray
  • Toshiba SD-500
  • Denon AVR3700
  • Pack enceintes Solid S100 - caisson de graves Solid SB100
Note du disque
Avis

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francky75
Le 20 novembre 2016
excellent film mais DVD décevant y'a pas la vf qui été dispo sur la VHS (son grave chez warner) j'espere qu'il resortira un jour en DVD avec la VF ou en BLU-RAY avec VF ... RIP christopher lee le meilleur dracula
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Josquin
Le 2 novembre 2005
Premier épisode de la saga Dracula avec Christopher Lee.
Tout y est bien retranscrit : l'ambiance gothique, le château maudit, le prof Van Helsing, et foule de détails requis, mais Ch. Lee interprète un Dracula ( très ) playboy, imbu de lui-même, avec des relents théâtraux qui gâchent un peu le personnage.
Passage ridicule : le mari qui se vrille de douleur façon old-school tandis que sa femme, devenue vampire, reçoit un pieu dans le coeur de la part de Helsing. Cela dit, le film tient la route, et le duo Lee / Cushing ( Van Helsing ) est d'enfer. Les effets spéciaux de fin ( image par image ) sont particulièrement réussis pour un film des années 50.
Si, comme moi, vous souhaitez découvrir la saga Dracula avec Ch. Lee, et que vous avez déjà vu celui de Coppola, passez directos au 2e volet, le 1er y est résumé.
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ALAIN
Le 25 janvier 2003
Pas de commentaire.

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