Lisa et le diable : le test complet du DVD
Lisa e il diavolo
Italie, Allemagne, Espagne - 1974
Réalisé par Mario Bava
Avec Telly Savalas, Elke Sommer, Sylva Koscina, Gabriele Tinti, Alida Valli
Critique par Jean-Pierre Macle. Publiée le 18 février 2003
Critique
Touriste en Espagne, Lisa, après avoir rencontré un
homme ressemblant étrangement au diable figurant sur une
peinture murale d’une église, se perd dans les rues de
Tolède, et se retrouve dans une maison habitée par
ce même homme, serviteur d’une mère aveugle et de
son fils, qui reconnaissent en elle l’ancienne compagne disparue
de ce dernier…
Oeuvre marquante de Mario Bava réalisée en 1972
(donc en fin de sa carrière), « Lisa e il diavolo »
synthétise les thèmes récurrents du
cinéaste. Le romantisme succède au macabre, voire
se mélangent (comme lorsque Maximilien fait l’amour
à une Lisa endormie, tout à côté du
squelette décomposée de sa précédente
compagne), la violence est soudaine et extrême, l’ambiance
baroque, l’érotisme (certes discret) est
présent.
L’habile scénario de Mario Bava et du producteur Alfredo
Leone nous entraîne d’un monde réaliste (le
nôtre) vers un monde onirique (le final surprenant laisse
peu de doute), Bava utilisant sa mise en scène inventive
(voir le nombre important de reflets : miroirs, eau) pour nous
surprendre et nous tenir dans une atmosphère lourde et
angoissante, sur de superbes images.
Déçu de l’accueil plus que mitigé du public
lors de sa sortie et influencé par le succès de
L’Exorciste, Alfredo Leone tourne des scènes
supplémentaires (aidé de Bava pour certaines
d’entre elles), remonte le film, et nous livre en 1974
La Maison de l’exorcisme, qui n’a plus que peu de rapport
avec l’original et qui perd toutes ses qualités.
3,0 / 5 Généralités
Un menu animé et musical met doucement dans l’ambiance
angoissante du film. Les vignettes du chapitrage sont
animées.
La sérigraphie du disque se veut stylisée, mais
reste néanmoins peu attrayante.
L’intégration des sous-titres sur la bande noire du bas de
l’image empêchera le zoom sur les téléviseurs
16/9.
3,0 / 5 Suppléments
Présentation du film par un texte déroulant,
distillant au passage quelques informations sur le
cinéaste.
Affiches et photos d’exploitation de « Lisa et le diable »
et de La Maison de l’exorcisme.
Filmographies de Mario Bava et des principaux
interprètes (Telly Savalas, Elke Sommer, Gabriele Tinti,
Sylva Koscina).
Court-métrage (4’04”, 4/3, 1.85), certes hilarant
mais sans réel rapport avec le film (peut-être
l’horloge… ?).
Bandes-annonces et extraits des autres films de la
série « Mario Bava » de l’éditeur, et de la
collection « Ciné Talents ».
0,5 / 5 Image
Une horreur !!!
Un master 4/3 (1.85) et un encodage qui donne l’impression de
regarder une vieille VHS. Aucune définition (aucun
détail de l’image n’est visible), une compression qui fait
trembler les arrières-plans et qui génère
une rémanence au moindre mouvement de caméra, une
colorimétrie laide à faire peur… Rien ne vient
sauver ce transfert, sauf une pellicule bien
préservée (mais ça se voit à peine
!).
2,0 / 5 Son
Une version anglaise mono un peu sourde, avec quelques
désynchronismes par rapport à l’image.
Une VF au volume plus poussé, ce qui fait ressortir le
grésillement permanent en bruit de fond.
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Configuration de test :
- Vidéo projecteur Barco Ciné6, écran Oray
- Toshiba SD-500
- Denon AVR3700
- Pack enceintes Solid S100 - caisson de graves Solid SB100
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