Treme - Saison 3 : le test complet du DVD

Treme

2012. Réalisé par Anthony Hemingway
Avec Khandi Alexander, Rob Brown et Kim Dickens

Édité par HBO

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Le 29/04/2014
Critique

Fin août 2005, l’ouragan Katrina a dévasté la Nouvelle Orléans. Les habitants du quartier populaire de Treme ont redoublé d’efforts pour effacer les traces du désastre.

Treme a été créée par deux grands spécialistes des séries, Eric Overmyer et David Simon. Ils ont, tous deux, coproduit et coécrit Homicide: Life on the Streets (toujours pas d’édition DVD en France) et Sur écoute (The Wire, une création de David Simon), peut-être à ce jour la meilleure série jamais réalisée, traitant de la criminalité dans les quartiers défavorisés de Baltimore, particulièrement du trafic de la drogue.

Gage d’authenticité, Eric Overmyer connaît bien la Nouvelle Orléans qu’il a habitée pendant une vingtaine d’années. La série délaisse le quartier touristique, le « Vieux Carré » et Bourbon Street, pour le quartier populaire de Treme (prononcer « tré-mai »). L’histoire commence trois mois après les ravages de l’ouragan Katrina qui inonda 80% de la ville et fit 1.833 victimes.

Treme, c’est l’histoire, magnifiquement écrite et filmée, d’une vingtaine de personnages suivis depuis le pilote : le joueur de trombone Antoine Batiste, le disc jockey Davis McAlary, le chef cuisinier Janette Desautel, la propriétaire du bar LaDonna Batiste-Williams (à la recherche de son frère disparu), l’avocate Toni Bernette, son mari Creighton et leur fille Sofia, Albert Lambreaux revenu, trois mois après la catastrophe, remettre en état un bar dévasté… et tous les autres.

Un casting solide avec Khandi Alexander (le docteur Alexx Woods des Experts : Miami), Kim Dickens (Deadwood, Friday Night Lights, Sons of Anarchy), Wendell Pierce (Sur écoute), Clarke Peters (Sur écoute, Damages, Person of Interest), John Goodman, etc.

Arrivé à la saison 3, Treme, comme Sur écoute, est une sorte de témoignage sans fard de la vie des quartiers pauvres, un plaidoyer contre leur relatif abandon par les autorités. Ici, comme souvent dans la vraie vie, les héros ont leurs failles et les méchants leurs bons côtés.

Alors que Sur écoute était une série très sombre, désespérée, Treme, à l’inverse, porte un message d’espoir en montrant comment l’énergie déployée par les habitants a fait renaître le quartier anéanti par l’ouragan.

Vibrant hommage au jazz, Treme vous met de la musique plein la tête. On trouve dans la distribution le trompettiste Kermit Ruffins, le groupe cajun Red Stick Ramblers, Trombone Shorty et bien d’autres encore. Le folklore local n’est pas oublié, ni Mardi-Gras et les extravagants costumes emplumés des « Indians », ni les enterrements en fanfare.

Pas seulement une excellente série : un must !

Technique - 8 / 10

Le boîtier contenant les quatre DVD (dommage que le Blu-ray n’ait pas traversé l’Atlantique !) s’insère dans un étui cartonné avec douze personnages en buste au recto et, au verso, des informations détaillées sur les bonus… omettant cependant de mentionner qu’aucun des nombreux commentaires audio n’est sous-titré !

Le menu, jazzy et animé, propose le choix entre la version originale et un doublage en français, les deux au format DD 5.1, ainsi qu’un doublage en castillan (DD 2.0). Sous-titres en neuf langues.

Le premier supplément est une récap’ des deux saisons précédentes, utile mais menée à un train d’enfer et bouclée en 3 minutes.

On trouve ensuite pour les épisodes 1, 7, 8, 9 et 10, un commentaire audio (DD 2.0) de plusieurs contributeurs de la série, malheureusement sans sous-titres. Les commentaires sur la musique par des musiciens, disponibles pour chaque épisode, sont généralement intéressants mais, également, dépourvus de sous-titres.

Une option du menu permet d’activer, pour tous les épisodes, The Music of Treme, une fonction qui fait s’afficher au bas de l’écran des infos sur les morceaux joués, titre, compositeur, interprètes. La désactivation des sous-titres, qui aurait aisément pu être évitée, ruine fâcheusement cette bonne idée !

Sur le disque 4, trois petits documentaires en version originale, sous-titrées cette fois :

David Simon, the True Story (9’), une profession de foi du créateur, intéressante mais trop courte. D’abord journaliste et écrivain, il dit être « arrivé par hasard à la télévision » qui l’intéresse quand elle permet de montrer, même par la fiction, une réalité sociale. Ce qu’il a voulu faire en concevant Sur écoute et Generation Kill. Pour lui, c’est la culture de la rue qui a sauvé la Nouvelle Orléans.

Suivent Le dîner des chefs (4’), sans grand intérêt, et Les Neville Brothers (2’) qui commentent de surprenantes images des Mardi-Gras Indians.

L’image est parfaite, aussi bien dans les séquences les plus austères, filmées dans les ruines laissées par l’ouragan que dans les séquences de carnaval qui font exploser les couleurs. Bons contrastes et noirs denses dans toutes les conditions de lumière, y compris dans les scènes de nuit.

Le son Dolby Digital 5.1, dynamique, fin, soutenu par des basses fermes et généreuses, donne à la musique présence et relief, tout en restituant clairement les dialogues. Le doublage français est terne et pas toujours synchrone avec le mouvement des lèvres.

Crédits images : © HBO

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm

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