Elementary - Saison 4 : le test complet du DVD

Elementary

2016. Avec Jonny Lee Miller, Lucy Liu et Aidan Quinn

Édité par CBS

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Le 30/05/2017
Critique

Elementary - saison 4

Sherlock Holmes était consultant à Scotland Yard (et héroïnomane) jusqu’à ce que son père, Morland Holmes, un riche homme d’affaires, l’envoie à New York pour y subir une cure de désintoxication avec un choix à faire à la sortie : soit se retrouver à la rue, soit s’installer gratuitement dans un confortable hôtel particulier de Manhattan et devenir consultant du New York Police Department. Mais à une condition expresse : qu’il accepte la présence continuelle à ses côtés d’une jeune femme, l’ex-chirurgien Joan Watson, chargée de s’assurer qu’il ne touche plus à la drogue. Sherlock s’est bien tenu pendant trois ans, mais une rechute vient de lui coûter son emploi de consultant. Morland lui propose comme une dernière chance de le faire réintégrer au NYPD s’il garde, cette fois, une conduite irréprochable…

Sherlock Holmes à l’ère des smartphones

Elementary, créée par Robert Doherty, également producteur et showrunner de la série, est sortie sur les écrans de CBS moins de deux ans après Sherlock, créée par Mark Gatiss et Steven Moffat en 2011, une série coproduite par la BBC qui a accumulé, année après année, Primetime Emmy Awards et BAFTA Awards.

Robert Doherty n’avait pas à faire ses preuves après avoir coproduit et contribué à l’écriture de plusieurs séries comme Star Trek - Voyager, Dark Angel, Compte à rebours (Tru Calling) et Medium. Mais il n’a pas emprunté une voie facile en se risquant à une nouvelle résurrection du détective dans le sillage de Sherlock, la brillante production de la BBC.

Elementary, my dear Holmes!

Elementary n’est pourtant pas une copie de Sherlock : comparé à son alter ego londonien, le « fin limier » de Manhattan, beaucoup plus sombre, paranoïaque, asocial, pourrait aisément passer pour un psychopathe.

Elementary - saison 4

Une autre différence ne vous aura pas échappé : alors que le Dr. John Watson est un homme, conformément aux intentions de Sir Arthur Conan Doyle, le Dr. Joan Watson est une femme, plutôt sexy (Lucy Liu). De plus, elle ne se cantonne pas au rôle de faire-valoir (ou d’addict sitter) : il lui arrive de damer le pion à Sherlock dans l’art de la déduction.

L’imagination ne fait pas défaut aux scénaristes : la saison 4 fait défiler des affaires variées impliquant les créateurs d’un logiciel de lavage de cerveaux ou de recherche de sosies, un sniper faisant un carton en plein Times Square, un cas de polygamie, un agent du FBI réduit en chair à pâté, une décharge sauvage de déchets toxiques, l’explosion d’un cadavre à la morgue, etc.

Ces histoires bien sombres ne font pas perdre ses droits à l’humour des dialogues et des situations. L’accoutumance de Joan Watson au caractère très « différent » de Sherlock, après quatre saisons longues de 24 épisodes chacune, ne l’empêche pas d’aller de surprise en surprise, par exemple quand elle ouvre la porte du réfrigérateur pour découvrir que son protégé y a installé des tortues pour leur assurer une hibernation à la température idéale ! Bonne idée, également, le coup de foudre de Sherlock Holmes pour une jeune femme autiste, le gage de relations très compliquées.

Elementary, malgré ces atouts, n’a pas le charme de Sherlock. Bien qu’on ait apprécié la prestation de John Noble (Fringe) dans son incarnation de l’inquiétant Morland Holmes, peut-être le personnage interprété par Jonny Lee Miller est-il plus caricatural, moins subtil que celui qu’incarne Benedict Cumberbatch ? Une autre raison, plus évidente celle-là, tient au formatage qui confère à la série américaine quelques caractéristiques du genre procedural drama exploité, par exemple, par la franchise Les Experts (C.S.I.).

Elementary a pourtant trouvé son public : son renouvellement pour une sixième saison vient d’être annoncé.

Elementary - saison 4

Généralités - 3,0 / 5

Elementary, saison 4 (24 x 41 minutes) et ses suppléments (53 minutes) tiennent sur 6 DVD-9 logés dans un coffret non fourni pour le test, effectué sur check discs. Le menu fixe et muet propose la version originale au format Dolby Digital 5.1 et deux doublages, en français et en allemand, au format DD 2.0 stéréo.

Sous-titres en français, allemand et néerlandais, ainsi qu’en anglais pour malentendants.

Bonus - 3,0 / 5

En complément, Mina, Cassie et Ally (7’) avec des commentaires de l’épisode 4 dans lequel une jeune femme réapparaît dix ans après son enlèvement, Remuer la queue : bon chien (4’) sur les truquages du chien robot de l’épisode 16, une variation sur Le Chien des Baskerville, Infamie (8’) sur les méchants de la série, des gens d’apparence « normale » par souci de réalisme, et Papa Holmes (5’), sur le personnage joué par John Noble, un échange de coups d’encensoir.

Le signe des quatre (19’), tenant lieu de plat de résistance, braque les projecteurs sur le père de Sherlock qui apparaît pour la première fois dans la saison 4. Le peu d’information donné sur son passé crée un halo de mystère sur le personnage dont on sait qu’il a amassé une solide fortune, probablement pas en toute légalité, qu’il a le bras long et qu’il entretient avec son fils une relation teintée de haine avec un touche d’admiration. On nous dit que le personnage crée l’arc narratif de la saison, bien qu’il ne soit sur le devant de la scène que dans les deux ou trois derniers épisodes.

Pour finir, des scènes coupées (6’) et un bêtisier (3’).

Image - 4,0 / 5

L’image (1.78:1), propre, fermement contrastée, avec des couleurs bien étalonnées, est toutefois un peu trop douce, au détriment de la netteté des arrière-plans.

Son - 3,5 / 5

Le son Dolby Digital 5.1 de la version originale restitue avec clarté la musique d’accompagnement (inutilement envahissante, sans lien avec l’action, laissant trop peu de répit) et l’ambiance, trop centrée sur les voies frontales.

Les dialogues sont occasionnellement affectés par un timbre sourd, comme enfermés dans une boîte. Ce défaut n’est pas relevé dans le doublage en français, peu naturel et qui place les dialogues trop en avant.

Elementary - saison 4

Crédits images : © 2016 CBS Broadcasting, Inc. All Rights Reserved

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 30 mai 2017
Elementary porte un autre regard sur un descendant du locataire du 221b Baker Street, au temps des smartphones, à New York : Sherlock Holmes Jr., très, très perturbé, est plus sombre, plus inquiétant que son alter ego de la série britannique. Pas sûr que les affaires que lui donne à démêler l’imagination débridée des scénaristes l’aident à retrouver un semblant d’équilibre…

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