Emily Dickinson, A Quiet Passion : le test complet du DVD

A Quiet Passion

Édition Digibook Collector + Livret

2016. Réalisé par Terence Davies
Avec Cynthia Nixon, Jennifer Ehle et Duncan Duff

Édité par Blaq Out

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Le 09/11/2017
Critique

Emily Dickinson, A Quiet Passion

Emily Dickinson, âgée de 18 ans, quitte en 1848 le pensionnat où elle a passé dix mois, The Mount Holyoke Female Seminary, pour regagner, à 16 kilomètres de là, la maison familiale d’Amherst, Massachusetts. Rebelle, excentrique, elle y vivra recluse, en compagnie de ses parents, de sa sœur Lavinia « Vinnie », de son frère Austin et de l’épouse de celui-ci, Susan, une amie d’enfance à laquelle elle vouera une indéfectible affection. Sa passion : l’écriture de poèmes…

Emily Dickinson, a Quiet Passion (A Quiet Passion), réalisé en 2016 par l’Anglais Terence Davies, plusieurs fois primé, notamment à Cannes où il reçut en 1988 le Prix FIPRESCI pour Distant Voices, Still Lives, curieusement toujours introuvable chez nous en vidéo. Sont heureusement disponibles d’autres films, dont The Terence Davies Trilogy (1983), le recueil de trois courts métrages, ses premiers films, The House of Mirth (2000), The Deep Blue Sea (2011) et l’émouvant Sunset Song, réalisé en 2015, juste avant Emily Dickinson, a Quiet Passion.

Emily Dickinson, A Quiet Passion

Étrange destinée que celle d’Emily Dickinson. Admiratrice des sœurs Brontë, mais confinée dans un cocon familial, elle a, hors des courants littéraires de l’époque victorienne, révolutionné la poésie, par l’écriture de quelques 1 800 poèmes aujourd’hui recensés, certains écrits sur de petits bouts de papier, tel celui retrouvé sur un emballage de chocolat Meunier ! Une douzaine seulement furent publiés de son vivant, parfois anonymement et sans respect de la ponctuation, les tirets et les majuscules, précieux indicateurs du rythme.

Emily Dickinson, a Quiet Passion, sobrement filmé, doit beaucoup à l’interprétation, à la fois intense et contenue, de Cynthia Nixon, la Miranda Hobbes de la série Sex and the City (Série), parfaitement secondée par Jennifer Ehle dans le rôle de Vinnie. Le film permet d’approcher le personnage dont il souligne la farouche indépendance d’esprit, sans complètement dévoiler les mystères d’une vie restée très secrète.

Terence Davies a eu la bonne idée d’insérer dans l’œuvre, quelques poèmes ou fragments de poèmes. Lus en voiceover, ils expriment la musicalité de la poésie si particulière d’Emily Dickinson.

Emily Dickinson, A Quiet Passion

Généralités - 3,5 / 5

Emily Dickinson, a Quiet Passion (120 minutes) et son supplément (77 minutes) tiennent sur un DVD-9 logé dans la couverture d’un Media Book. Le menu fixe et musical offre le choix ente version originale, avec sous-titres imposés (qui auraient pu être placés plus bas, à cheval sur la bande noire) et un doublage en français, les deux au format Dolby Digital 5.1.

Le livret de 96 pages s’ouvre sur une courte présentation du personnage de son film par Terence Davies, suivie d’Emily Dickinson, figure de la modernité, un dense article de 4 pages de Sophie Mayer. Le reste du livre propose des poèmes d’Emily Dickinson, ceux lus dans le film et d’autres, sélectionnés par Terence Davies avec leur traduction sur la page de droite.

Bonus - 4,0 / 5

En complément, My Letter to the World  (2017, 77’). Ce documentaire de Sol Papadopoulos donne la parole à plusieurs universitaires, chacun donnant son éclairage sur la poésie d’Emily Dickinson, sur la nécessité d’une approche délicate de sa lecture, facilitée par le recours aux manuscrits. Des zones d’ombre ne seront jamais dissipées, y compris sur l’aspect physique du personnage : le seul portrait d’elle authentifié est un daguerréotype pris en 1846 ou 1847, alors qu’elle avait 16 ou 17 ans. L’examen de la correspondance avec Susan, sa meilleure amie, laissera toujours planer le mystère sur la nature de leur intime relation.

Image - 4,5 / 5

L’image (2.39:1), un peu douce, mais agréable, propose une palette de couleurs, lumineuses et vives dans les extérieurs, beaucoup plus estompées dans les très nombreuses scènes filmées en intérieur.

Son - 4,0 / 5

Le son Dolby Digital 5.1 de la version originale place généralement l’image sonore dans le plan frontal, les voies latérales étant surtout sollicitées par l’illustration musicale. Les dialogues, s’ils manquent de naturel dans le doublage en français (également DD 5.1), sont clairement restitués dans les deux versions.

Emily Dickinson, A Quiet Passion

Crédits images : © A Quiet Passion

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 9 novembre 2017
Emily Dickinson, a Quiet Passion fait revivre une femme farouchement indépendante qui bouleversa les codes de la poésie anglo-saxonne au milieu du XIXe siècle. Cynthia Nixon émeut par sa sobre interprétation d’un personnage secret, resté toute sa vie à l’écart du monde.

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