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98 455 noms |
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MATRIX
USA , 1999 Warner Bros, Village Roadshow Pictures, Silver Pictures,
Groucho II Film Partnership
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| 9,25 |
8,67 |
Vote dvdfr |
Vote public |
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Le film le plus attendu du moment tient toutes ses promesses.
Y compris celle de se révéler intransigeant avec les lecteurs
DVD qui ne respectent pas à la lettre les spécifications du
format.
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Retrouvez les dernières
critiques de
Giuseppe Salza :
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Néo est l'élu. Il est le seul à percer la plus grande mensonge
de l'histoire de l'humanité : le monde n'existe plus. Il a été
remplacé par une réalité virtuelle appelée Matrice, qui cache
aux hommes la vérité : les machines ont pris le pouvoir, et
ils ont réduit l'humanité à l'état de larve, pour leur
extraire l'énergie électrique dont ils ont besoin. Un
incroyable tour de force des frères Wachowski qui, en l'espace
de 2 heures, relancent la carrière de Keanu Reeves, créent une
histoire et un concept cyber qui resteront dans les annales de
la SF, remplissent le film de références et symbolismes, et
mettent en scène des scènes de kung fu finalement à l'hauteur
du cinéma de Hong Kong. Et le plus beau est que c'est juste le
premier chapitre d'une trilogie...
          Fidèle à elle-même, Warner ne bouge pas d'un millimètre son
packaging type, même si "Matrix" est très probablement son hit
de l'année. Seule concession : une jaquette cartonnée à double
volet. Par contre, la jolie sérigraphie du disque nord-
américain à été abandonnée. Les menus animés sont splendides.
L'éditeur poursuit sa politique de réserver les contenus DVD-
Rom aux chanceux qui parlent anglais. "Matrix" est aussi un
disque controversé, pour les problèmes de compatibilité
existant sur un bon nombre de lecteurs (consulter la fiche et
l'onglet des news). Techniquement, ce n'est pas la faute de
Warner. Mais pousser des milliers d'utilisateurs à "upgrader"
leur machine pour voir UN film, il fallait le faire...
Est-ce qu'il n'y avait vraiment aucune autre solution pour
élargir la sphère de compatibilité du disque ?
          La chose la plus innovante des extras de "Matrix" n'est pas
leur qualité, mais leur intégration. L'option du "lapin blanc"
(vue aussi dans Astérix et Obelix contre César ) permet
d'interrompre le film en cours pour zapper vers le making of
des scènes en question (mais le "lapin" empêche l'affichage
simultané de sous-titres). La fragmentation du matériel donne
l'impression d'en avoir beaucoup plus que le nombre effectif. Le
"must" indiscutable est la "pilule rouge", qui donne accès à un
mini-documentaire sur les effets "bullet-time". Les biographies &
filmographies sont dans la norme. Le vrai tour de force du DVD
se retrouve dans les suppléments DVD-Rom, avec le scénario
intégral, les storyboards, l'image du site Web du film, des
essais, un quiz... Le tout - of course - en anglais
uniquement : Warner demande aux autres de rebrousser chemin.
Certes, les contraintes de localisation, l'espace disque
limité et quelques problèmes de droits ont mutilé ce disque
de quelques éléments par rapport au zone 1. On regrette la
disparition du commentaire audio avec Carrie-Anne Moss (entre
autres), et on enrage en sachant qu'il est inclus dans
l'édition australienne zone 4 du film..
          Les Matrixophiles des salles obscures le savent bien : la
teinte du film - avec ses couleurs "morphées" - est
incroyablement difficile à restituer. Les cinéastes ont opté
pour le parti pris des tons verdâtres pour les scènes qui se
déroulent à l'intérieur de la Matrice. Ce ne sera pas
cinématographiquement correct, mais c'est très convenable
("Matrix" est, après tout, un film sur l'illusion). Avec ce
compromis, le film dévoile une image qui regorge de détails,
définition et fluidité. Ce n'est pas ce qui s'est fait de
mieux dans la zone 2 (les puristes préfèreront l'image zone 1),
mais il s'approche du top absolu. Avec un film comme "Matrix",
ça aurait été inconcevable de prétendre moins.
          Enfin un film qui exploite à fond les capacités d'une
installation cinéma. "Matrix" est conçu pour hypnotiser le
spectateur, et obliger ses chats ou animaux de compagnie à
chasser la localisation du son. Que ce soit la VO ou la VF, le
résultat est le même. Le son devient un acteur à part entière,
et il crée un univers particulièrement complexe et précis. Les
FX à 360° du "bullet-time" deviendront la séquence de démo
obligée de toutes les installations.
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