Zorro's Fighting Legion - Zorro et ses légionnaires (1939) - DVD

Zorro's Fighting Legion

Pays : USA

Zorro's Fighting Legion - Zorro et ses légionnaires - DVD

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Zorro's Fighting Legion - Zorro et ses légionnaires
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Synopsis : Quelqu’un a ressuscité et personnifie Don Del Oro, l’ancien Dieu de l’or des indiens Yaquis, avec l’ambition de devenir l’Empereur du Mexique. Zorro, le vengeur masqué, prend la tête d’une légion de volontaires pour combattre l’usurpateur et délivrer le pays de la menace.

Durée

Éditeur

Bach Films

Distributeur

Arcadès

EAN

3760054383128

Sortie vidéo

Disponibilité

Disponible

Studio

Republic Pictures

Contenu et Goodies
Contient : un livret de 24 pages inédit par Roland Lecourbe, A la redécouverte du sérial
Bonus vidéo
Entretien avec Martin Winckler et Roland Lacourbe
Liste des épisodes

DVD 1 :
1. Pilote
2. Le « Z » en flamme
3. Un destin funeste
4. Le pont de la peur
5. L’embuscade
6. Zorro à la rescousse
7 Le fugitif
8. Les eaux mortelles
9. La flèche d’or
10. Le chariot mystérieux
11. Face à face
12 Démasquqé
DVD 2 :
7. Zorro et ses légionnaires (90’ - VF)

Pépins

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Avis et critiques

Il y a 1 avis sur cette œuvre  :

Les Avis des Lecteurs

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pak
Le 12 décembre 2017
(version condensée en un seul film)

Zorro et ses légionnaires, le film, est une curiosité. A la base, il y a un serial américain réalisé en 1939, comme il y en a eu beaucoup durant les premières décennies d'existence du cinéma d'outre-Atlantique (si l'on cumule cinéma muet et parlant, il peut être comptabilisé environ 500 serials produits entre 1913 et 1956). Le serial est un peu l’ancêtre des séries télévisuelles à succès actuelles, et fonctionnent de la même manière, la différence étant que le premier était réalisé pour le cinéma. En effet, comptant 12 à 15 épisodes en général, ces moyens-métrages d'une durée maximum d'une vingtaine de minutes, étaient diffusés en avant programme du film principal, à raison d'un épisode par semaine, chaque épisode débutant par le rappel des évènements précédents (sauf le premier, of course ! ), et se terminant par un rebondissement (aujourd’hui on appelle cela un cliffhanger) laissant généralement le héros en fâcheuse posture (sauf le dernier, of course bis ! ). Le but était évidemment de fidéliser le spectateur et le laisser dans un état d'attente apte à le faire revenir la semaine d'après pour connaître la suite. Ce mécanisme est donc similaire à celui des séries TV, voire des émissions de TV réalité des années 2000, d'ailleurs le genre disparut dans les années 1950, lorsque la télévision s'imposa dans la plupart des foyers.

Ces serials ne traversèrent pas l'océan pour débarquer dans nos salles, du moins pas dans leur forme originelle. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, et dans les années qui suivirent, le public français, sevré de cinéma américain après plusieurs années d'occupation allemande et d'interdictions vichystes, virent débouler une déferlante de films en tous genres hollywoodiens, avec un catalogue d'inédits fantastique puisque toute la production depuis 1939 fut invisible en France, sans parler des dizaines de productions en cours, une véritable aubaine pour les studios américains, les distributeurs et les exploitants de salles. Dans cette logique, certains distributeurs allèrent piocher dans le panier des serials, aux droits de distribution qu'on imagine peu chers, et les transformèrent en longs-métrages pour les exploiter brièvement en salle (on compte une trentaine de serials ainsi sortis en France, c'est peu par rapport à la production disponible, mais tout de même assez révélateur d'un certain succès de la formule, à la rapide rentabilité).

Ainsi Zorro's fighting legion devint en VF Zorro et ses légionnaires, et fut remonté d'abord sous la forme de deux films pour une sortie en 1949 (donc 10 ans après le tournage) ayant pour titres Le Dieu de l'or et Face à face. La durée du serial, approchant 3h35, fut alors réduite à environ 3h10, la perte étant alors relativement minime (puisque les rappels des épisodes précédents et les génériques des différentes parties furent supprimés, n'étant plus utiles dans la continuité du récit). De plus le premier film se terminait comme la fin d'un des épisodes, lorsque le héros est enfermé dans une salle dont les murs se rapprochent : l'esprit du serial étant donc assez bien respecté. Puis une version encore plus condensée en un seul film de 1h30 fut réalisée pour une ressortie, version généralement utilisée lors de ses rares diffusions TV, et qui nous intéresse ici.

Le scénario d'un serial est relativement basique. Il y a le gentil, les méchants, un coupable à démasquer, une belle à sauver ou un complot à déjouer, et l'accent est mis sur l'action, le suspense et les rebondissements, c'est pour cela que beaucoup exploitent des personnages issus de la littérature populaire ou des comics américains : Dick Tracy, Flash Gordon, Tarzan, Ace Drummond, Jim la Jungle, Zorro... Tout développement psychologique et toutes relations complexes entre personnages sont écartés au profit de l'action. Partant de là, que reste-t-il lorsqu’on raccourcit celui-ci de quasi deux tiers de sa durée originale ? Pas grand-chose... Même si l'on sent que les monteurs de ce film ont tenté de créer un récit linéaire avec une base qui ne l'était pas, en essayant d'éviter le bout-à-bout de moments forts. Le soucis, c'est qu'il est impossible de broder une histoire s'il n'existe pas déjà une trame exploitable... L'intérêt principal d'un serial est sa capacité à renouveler les rebondissements et à créer un suspense à la fin d'un épisode pour susciter l'envie de voir la suite. Or le remontage du film efface cela puisque l'on suit l'action dans sa continuité. D'ailleurs, le serial créait une dépendance de par sa fréquence de diffusion, à raison d'un épisode par semaine, délai qui suffisait pour que le spectateur ne se souvienne que de l'essentiel, la situation dans laquelle était laissé le héros, sans retenir les détails et trop appesantir sur les failles du scénario, ce qui arrangeait bien les auteurs pas obligés de garantir une cohérence des évènements comme dans un long-métrage (par exemple, où qu'il soit, ville, propriété, pampa, le héros retrouve toujours son cheval et sa panoplie de justicier masqué à quelques mètres de lui, à peine camouflés, chose qu'on ne relève pas spécialement dans le serial, alors que cela saute aux yeux par son systématisme simpliste dans le film). De plus, s'il y avait une certaine logique (apparente) dans l'enchainement des événements, il faut bien reconnaître que le remontage, faisant la part belle aux moments les plus spectaculaires, supprimant des épisodes, raccourcissant d'autres, donne surtout l'impression qu'on passe régulièrement du coq à l'âne, avec des changements de tons et de lieux abrupts assez mal amenés.

Ce reformatage met aussi en avant les manques des personnages. Les protagonistes de serials sont vite dégrossis, leurs personnalités étant assez binaires et répondant à un profil type : justicier courageux, traitre perfide, jolie fille à sauver, sbires obéissants jusqu'à l'absurde, méchants bien... méchants, victimes passives, indigènes naïfs ou sanguinaires (ou les deux)... Cela correspond à un besoin spécifique au serial, et la plupart n'ont qu'une fonction figurative sans épaisseur (cela dit, c'est aussi vrai pour beaucoup de longs-métrages de genre). On s'attache donc moins aux héros qu'à leurs péripéties, nous demandant non pas s'ils vont mourir face aux dangers récurrents, mais plutôt quelle astuce va les en sortir. De ce fait, l'interprétation est au diapason, pas forcément juste, ou alors impersonnelle pour beaucoup de seconds rôles, caricaturale pour les principaux. Toutefois on retiendra celle de Reed Hadley, héros de cette histoire, jouant un Zorro en civil (quand il est masqué, c'est le cascadeur Yakima Canutt qui le double) presque efféminé, limite trop ambiguë pour ce genre de production : il donne ainsi un semblant d'originalité à un film qui n'en a pas.

Enfin, serial ou film, l'ensemble reste vraiment très naïf. On voit des indiens Yucas manipulés par un type déguisé en dieu dans un costume ridicule semblant avoir servi de prototype raté à celui de l'Homme de fer du Magicien d'Oz, et sont, comme dans les westerns de l'époque, de la bonne chair à canon. Il n'est pas difficile d’identifier les traitres, et certains décors (la grotte, repaire des bandits) sentent bon le toc.

Le scénario tente de s'accrocher à une réalité historique mais est hautement fantaisiste. Il nous est précisé au début que l'action se déroule en 1824, année de la naissance de la République du Mexique, ce qui est exact. Ce qui l'est moins, c'est l'apparition de Benito Juarez, président du Mexique, certes, mais pas en 1824 puisqu'il n'avait alors que 18 ans... Anachronisme sûrement dû au fait que ce personnage historique fut rendu populaire en 1939 par le film Juarez réalisé par William Dieterle avec Paul Muni dans le rôle-titre (le film aura deux nominations aux Oscar de 1940, celles du meilleur second rôle masculin et de la meilleure photo). De plus, cela fait de Zorro un combattant républicain, politiquement plus correct qu'un révolutionnaire ou qu'un soldat d'empire. C'est un aspect toutefois intéressant car cela situe ce Zorro à une époque ultérieure à celle qu'on lui connait habituellement, surtout via la fameuse série produite par Walt Disney de 1957 à 1961, et régulièrement diffusée à la télévision où Zorro est le défenseur des locaux contre le colonisateur espagnol, au début du XIXème siècle, fidèle en cela aux romans d'origine (puisque Zorro fut d'abord un héros de papier créé en 1919 par Johnston McCulley, auteur de très nombreuses histoires publiés dans les fameux pulps américains). Ainsi, même si cela n'est pas précisé, cela ferait de notre Zorro de serial le fils du Zorro traditionnel. D'autres serials ont été réalisés avec des descendants de Zorro, tous produits, comme celui-ci, par Republic Pictures : Zorro rides again en 1937, Son of Zorro en 1947, Ghost of Zorro en 1949... La plupart auront droit au même traitement en France : ressorties en salles brèves dans des versions condensées.

Mais, à défaut de visualiser le serial dans son intégralité, ce film mérite qu'on lui jette un œil pour ses scènes d'action, plus dynamique que n'importe quelle filmée par un André Hunebelle, et notamment une incroyable cascade effectuée par une légende de cette spécialité, Yakima Canutt : on le voit sauter sur un attelage de diligence au galop, se laisser tomber au sol entre les chevaux au risque de se faire piétiner, laisser le véhicule lui passer dessus, attraper l'arrière de celui-ci et l'escalader jusqu'au toit. Une cascade impressionnante et sans filet (Spielberg lui rendra hommage dans Les aventuriers de l'arche perdue, lorsque Indy s'accroche à un camion roulant sur lequel il se fait bien secouer, d'ailleurs ce film est un catalogue de pompages / hommages au serial), cascade équestre qui a d'ailleurs failli mal finir pour Yakima (cela se voit lorsqu'on examine la scène au ralenti).

Au final, on a surtout l'impression que le scénario a été écrit pour des gamins de 10 ans, malgré la cruauté de certaines situations (une constante dans les serials, où les bad boys rivalisent d'imagination sadique pour perdre le héros), où passages secrets, chevauchées, fusillades et bagarres se succèdent presque avec frénésie. L'exercice de transformer un serial en long métrage est assez peu convaincant et souffre surtout d'un manque total de cohérence artistique, le but de l'entreprise étant d'ailleurs purement commercial, simplifiant encore plus un récit déjà simpliste, tout simplement parce qu'on a tenté d'adapter un mode de narration dans un format qui n'est pas le sien, un peu comme s'il on cherchait à utiliser les textes d'une bande dessinée pour créer un roman...

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