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La biodiversité des DVD à la location
Par Giuseppe Salza

27 fév 2001 — Il y a un prix à payer pour voir X-Men ou Destination finale (Édition Prestige) avant les autres : les DVD locatifs n’ont souvent pas les mêmes contenus que les éditions à la vente. Analyse sur le pourquoi du comment.

Ceux qui ont loué le week-end dernier le DVD de X-Men en s’attendant à une interactivité virevoltante, ont découvert… un DVD-5 ! La version locative de Destination finale (Édition Prestige) est également dépourvue des contenus “special edition” du disque qui sera mis en vente le 23 mai.

 

Il faut se faire une raison : très souvent, les DVD “à la loc” ressemblent aux titres minimalistes d’il y a deux ans, et n’ont pas grand chose à voir avec les versions à la vente. C’est la loi du marché qui veut ça. Est-ce que le DVD locatif - ou plutôt son modèle commercial - fait ressurgir le spectre du DIVX (à ne pas confondre avec le DiVX) mort et enterré, ou s’agit-il d’un support de consommation rapide ? Dvdfr présente les spécificités du marché locatif sous forme de FAQ….

Pourquoi certains DVD locatifs sont-ils “nus” ?

Les éditeurs ont la tendance à répondre que les disques locatifs sont une chose, et ceux à la vente une autre. Ce qu’ils veulent dire par cela, est que les droits locatifs et vente sont deux choses à part, ainsi que leurs modèles économiques et leurs intervenants. Le but de la location est de maximiser sa fenêtre d’exclusivité - lorsqu’elle existe, avec une consommation rapide du produit (pas facile de rendre le lendemain le double coffret de Terminator (Édition Collector) ). Il ne faut pas non plus oublier que le droit d’inclure des bonus se paie en monnaies sonnantes et trébuchantes…

Certains éditeurs sont donc amenés à produire des DVD basiques en petites quantités pour le circuit locatif. En règle générale, ces disques ne sont pas envoyés à la presse.

Quels éditeurs sont concernés ?

FPE, le vieux PFC, TF1, Seven7, Film Office et StudioCanal ont l’habitude de produire des versions différentes entre location et vente. Cela dit, ce double-standard n’est pas systématique. Tandis que X-Men ou Le Célibataire existent en “basic”, les versions locatives de Promenons-nous dans les bois ou Mission to Mars sont identiques à celles qui seront mises en vente. Le choix de la double version se fait en fonction de l’attente du produit, ou simplement de l’état d’avancement du disque en phase d’authoring.

Les éditeurs qui rechignent à proposer des versions spécifiques à la location (Warner, Columbia, Disney), sont aussi ceux qui visent avant tout la vente directe. Par exemple, les DVD Disney ne bénéficient d’aucune fenêtre d’exclusivité en vidéoclub. Mais avec le passage de la chronologie des médias à 6 mois, il se peut que certains éditeurs reexaminent leur attitude face à la location.

 

A quoi ressemble un DVD “nu” ?

Il n’y a pas de règle. Très souvent, il s’apparente à trois écrans fixes et muets : menu principal, chapitres et langues, plus la touche de démarrage. Les plus courageux - comme TF1 - peuvent saucissonner le DVD avec une bonne demi-douzaine de bandes-annonces, qui ne se retrouveront pas forcément dans le disque à la vente. Les pistes DTS peuvent aussi être zappées, mais pas toujours (elle y était dans La Bûche).

En principe, l’encodage vidéo et audio des DVD locatifs et vente, est le même. Les éditeurs ne veulent pas financer deux encodages différents, lorsqu’un seul suffit. D’autre part, cette règle peut s’expliquer avec la constatation que la production d’une série locative sur DVD-5 coûte moins cher d’un DVD-9… Les DVD locatifs sont aussi des excellents candidats pour tester leur compatibilité avec le parc des lecteurs, mais leur faible interactivité pose rarement des problèmes. Le public doit plutôt veiller aux traces de salissure laissées par les clients précédents !

Comment savoir si un DVD à la location correspond à la version vente ?

En cas de doute, consultez notre base de données, qui utilise toujours les spécifications des produits destinés à la vente. Le seul hic est que - parfois - les éditeurs n’ont pas encore communiqué les détails de l’édition vente de certains titres déjà à la location (Le Célibataire, par exemple).

 

Heureusement, les éditeurs commencent à préciser au dos de la jaquette lorsqu’un DVD locatif est “nu”. Sur ces titres, une formule du type “édition réservée à la location” est clairement indiquée. La présence d’une petite inscription à coté du code barre, met aussi sur la bonne piste. Et en cas de doute, le bon sens suffit : il est archi-évident qu’un titre aussi attendu qu’X-Men ne sera jamais vendu en bac dans une édition DVD-5, sans le moindre supplément !

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