24 jun 2003 — Chronique d’un week-end debranché, immergé dans la lecture
du très attendu “Harry Potter and the Order of the
Phoenix (pas de crainte, aucun spoiler). Il n’y a pas
que le DVD dans la vie…
Oubliez Hannibal Lecter et le mutant vert. Et si vous faites abstraction de la canicule et de
la Fête de la Musique, une seule chose comptait dans le week-end du 21 juin : la sortie
galactique de Harry Potter and the Order of the Phoenix et la lecture des 766 pages du
cinquième tome de la saga.
Lundi matin, après être venu à bout de la dernière page de “HP5”, on découvre de ne pas être
les seuls à avoir les yeux rouges. Sky News nous apprend que presque 1,8 millions de copies du
livre de J.K. Rowling ont été vendues au Royaume-Uni pendant le week-end, tandis que les
américains ont raflé 5 millions d’exemplaires — ce qui explique en partie les recettes
comparativement faibles de The Hulk.
Seulement voilà, la Potter-mania ne se consomme qu’en VO pour l’instant. “The Order of the
Phoenix” n’est sorti qu’en langue anglaise. Marketing oblige (et livraison retardée du
manuscrit final ?), les autres langues devront attendre la rentrée.
Les fans français du sorcier devront patienter jusqu’au 3 décembre pour la parution
d‘“Harry Potter et l’ordre du Phénix”. Selon une depêche, le traducteur français de J.K.
Rowling, qui aurait découvert le roman avec le reste du monde, est censé traduire 10 pages par
jour - samedis et dimanches inclues - pour terminer la bête à temps. Même si Gallimard prévoit
à son tour des “premières nocturnes” et un lancement sans précédent, l’attente sera dure et la
tentation (de découvrir des secrets sur le Net) grande…
La logistique autour prouve aussi que les achats par Internet, surtout lorsqu’il s’agit
d’envoyer dans la planète des tomes pesant plus d’un kilo. Malgré la puissante logistique
d’Amazon.com, l’un des membres de Dvdfr a dû attendre jusqu’à lundi pour voir HP5 se
matérialiser dans sa boîte à lettres…
Pour découvrir HP5 samedi (voire à 1 heure du matin, pour son lancement), la route des
livrairies anglo-saxones s’est révélée plus sûre - même si les chances de trouver une copie
dans l’après-midi de samedi et sans réservation s’apparentaient à un parcours du combattant
digne d’une classe de deux heures avec le Professeur Snape …
La suite… est un fast-forward vers le lundi matin, à peine interrompu par les raids
traditionnels dans le frigo (ne comptez pas sur cet article pour vous révéler quoi qui ce
soit du “plot”). Et oui, pour une fois, le PC de votre serviteur s’est retrouvé 100%
debranché.
Harry Potter, une opération marketing qui a pris des proportions titanesques ? Sans doute. JK
Rowling, une femme du peuple plus riche de la Reine d’Angleterre ? Why not.. Warner Bros, avec
un cadeau inexperé pour propulser la saga cinématographique vers des cimes encore inconnues ?
Ca aussi..
Mais également, au coeur de ces 766 pages qui ont provoqué tellement de nuits blanches dans
toute la planète, la conscience que la plume et le papier n’ont rien perdu de leur puissance,
et de leur capacité de faire rêver …