Le LD est mort, vive le DVD...
était caractérisé par des
grands disques de 30 cm stockant sur une face une heure de
vidéo analogique plus une piste sonore numérique
stéréo (qualité audio-CD), plus
éventuellement une piste sonore encodée (AC3 ou
DTS).
Presque aussi vieux que le CD audio, ces disques ont fait le
bonheur des home-ciné-maniaques en France comme aux
Etats Unis et au Japon. Bon nombre de films très
demandés en DVD (Star Wars, Indiana Jones, etc…) sont
disponibles depuis des années dans ce format.
La qualité vidéo des Laserdiscs pouvait
être excellente, et en tout cas meilleure que bon nombre
de DVD mal encodés (les petits soucis de bruit
vidéo analogique étant bien moins perturbant pour
notre système de perception que les artefacts de
compression numériques). Question son, les
dernières générations de laserdiscs
étaient dotés de Dolby Digital, voire de DTS,
mais en une seule langue.
L’aspect peu pratique de ces « grandes galettes » (un peu
difficile à manipuler, tellement énormes et
lourdes qu’on ne savait trop par quel bout les tenir), le
manque de langues (VO seulement pour les disques NTSC, VF
seulement pour les disques PAL, quelques rares titres VOST,
mais alors on ne peut pas enlever le sous-titre) et la faible
capacité par face (pour Titanic, il faut changer de
face… 3 fois !) ont penchés en sa défaveur face
au raz-de-marée DVD.
Mort constatée : juillet 99
Dès juin, bon nombre de magasins Français
commençaient à abandonner le Laserdisc afin faire
de la place en linéiare pour le DVD. C’est ainsi que la
FNAC Saint-Lazare élémine totalement le rayon
Laserdisc dès mi-juin, que la FNAC Italien ne lui
réserve plus qu’un mini-bac de 2 mètres de large.
Début Juillet, le Virgin Megastore des Champs
Elysées, jadis grand temple du Laserdisc PAL et surtout
NTSC, brade ses stocks. On y trouve des imports NTSC à
99 frs, ou le coffret Alien THX NTSC à 150 Frs…
Mais c’est en ce début de Juillet que le coup de
grâce est donné puisque Pioneer, la marque
créatrice du format, qui possédait les plus
grosses usines de réplication, jette l’éponge
pour se concentrer à la VHS et au DVD.
On peut comparer le phénomène avec celui de
l’avènement du CD audio. Mais alors que les disques
vinyles vivent toujours une belle vie (vous pouvez trouver bon
nombre de nouveautés en disque noir pour la
moitié du prix d’un CD, et tant les DJ que les
Audiophiles ne jurent que par ce format), le Laserdisc est
entérré. Il faut dire que le Vinyle était
un produit de masse alors que le Laserdisc n’a jamais
été qu’une niche en ces années ou le Home
Cinéma etait le dada d’une poignée de
passionnés.
Conclusion ?
Le laserdisc a vécu. C’est désormais au tour du
DVD. On regrettera les belles grandes pochettes. En
comparaison, les jaquettes de film ont l’air un peu
étriquées sur les petites boites de DVD. Les
magnifiques coffrets collector nous manqueront aussi, à
moins que le monde du DVD s’y mette (il y a déjà
eu le magnifique coffret DVD « Ghost in the shell »…).
Les afficionados du format peuvent encore faire de super
affaires puisque les magasins bradent et que nombre d’ancien
passionés liquident leurs collections chez les Gibert,
Album ou Cash Converters pour passer au DVD.
Et puis il y a Star Wars, et tous ces autres films qui ne sont
pas la veille d’arriver en DVD. Rien que pour ça, garder
un bon vieux lecteur de Laserdisc chez soi peut être bien
sympathique, non ?
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