Vampire Diaries - L'intégrale de la Saison 1 (2009) : le test complet du Blu-ray

The Vampire Diaries

Réalisé par Marcos Siega
Avec Nina Dobrev, Paul Wesley et Ian Somerhalder

Édité par Warner Bros.

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Le 31/03/2011
Critique

Le coeur de la belle Elena balance entre Stefan et Damon Salvatore, deux frères très différents l’un de l’autre. Ils ont toutefois un point commun : ce sont des vampires, plutôt fréquentables si l’on accepte une part de risque. Mais c’est bien connu, qui ne risque rien n’a rien.

Dans la géographie de l’imaginaire, Vampire Diaries est un peu l’opposé de True Blood. Nous sommes plutôt sur le territoire de Twilight et du format pour network à grande audience. Mais la sauce (ketchup, bien sûr) est révue et corrigée par Kevin Williamson, le papa des Scream et de Dawson, et l’intrigue (et le bestiaire) s’épaissit au fil des épisodes.

On retrouve dans cette série le thème, très porteur par les temps qui courent, de l’effort d’intégration des vampires la société contemporaine, exploité à la télévision par les séries Moonlight, True Blood et Being Human (série britannique pas encore diffusée en France) et aussi sur le grand écran par la saga Twilight et par l’extraordinaire Låt den rätte komma in (Let the Right One In, curieusement rebaptisé Morse, pour la diffusion en France) sur les amours adolescentes d’Oskar, 12 ans, tyrannisé par ses camarades, et d’Eli, apparemment du même âge, mais qui ne supporte pas le soleil et refuse toute nourriture (devinez pourquoi !).

The Vampire Diaries nous ramène parfois en arrière, au temps de la guerre de sécession, comme True Blood, à l’époque où Stefan et Damon ont été  » transformés « .

Tout n’est pas, cette fois encore, noir et blanc ; je ne veux pas parler de la couleur du sang, mais des intentions des protagonistes, qu’ils appartiennent au monde des vivants ou à celui des non-morts ; intégrationnistes et sectaires des deux communautés s’affrontent violemment. Pourtant certains (ou certaines) seront tentés de passer de l’autre côté, celui de l’être cher et de la  » non-vie  » éternelle.

Les cartes du bien et du mal sont ainsi brouillées et cette ambiguïté ne peut qu’ajouter à notre plaisir.

Généralités - 3,5 / 5

Le boîtier bleu qui contient les 4 disques est intégré dans un surétui cartonné à l’encre métallique avec le beau montage photographique du trio amoureux qu’on retrouve sur le menu principal des disques.

Livret illustré de 12 pages avec le casting et trois à cinq lignes donnant une courte introduction de chaque épisode.

Bonus - 3,5 / 5

Commentaires du pilote (DD 2.0) par Julie Pelec, Kevin Williamson, L.J. Smith, les trois créateurs de la série et de Marcos Siega, le réalisateur de nombreux épisodes ; J.L. Smith est l’auteur du roman en 4 tomes. Vu l’absence de sous-titres (c’est peut-être pour cela que ce supplément n’est pas mentionné sur l’étui), votre anglais doit être à la hauteur ; à défaut, consolez-vous : les commentaires, surtout anecdotiques, ne sont pas d’un intérêt majeur.

Scènes coupées sur les disques 1, 2 et 3, d’une durée totale de 11’. (VOST)

La plupart des bonus sont logés sur le disque 4. Soulignons les efforts d’offrir des documents tournés en HD, tous sous-titreé en français :

La vie à Mystic Falls, ville fictive de Virginie où se déroule l’action (tournée en Géorgie). Cette suite de trop courtes interventions de personnes trop nombreuses, est assez décousue. On apprend toutefois que l’adaptation pour la télé prend beaucoup de libertés avec le roman et qu’elle a été écrite en seulement 2 semaines (faut-il s’en vanter ?) (25’03”)

Entre deux morsures (la traduction en français fait perdre tout son sel au titre original, When Vampires Don’t Suck). Suite de platitudes sur la mythologie des vampires dans la littérature et au cinéma ; plus un concert de louanges sur les qualités de tous les membres de l’équipe. (18’49”)

Une sombre vérité, en 4 webisodes. Un jeune homme enquête, camera au point sur les lieux du tournage : sa fiancée a été tuée par un vampire. Filmé dans le style du film The Blair Witch Project. Original ( 7’44”)

Bêtisier (3’57”)

Une nouvelle génération de vampires se concentre sur le casting de la série. Une surenchère de compliments à l’intérieur de l’équipe, avec renvoi d’ascenseur (bien obligé !), sans grand intérêt. (12’43”)

Le code des vampires vous invite à répondre à un QCM sur ce qu’aiment ou n’aiment pas les vampires, d’après L.J. Smith, qui vous débarrasse à l’occasion de certaines idées reçues : ils adorent l’ail ! Mais, rassurez-vous, ils n’aiment toujours pas qu’on leur enfonce un pieu en plein coeur ! (6’44”)

The Vampire Diaries Audiobook. L’actrice Rebecca Mozo, d’une belle voix, vous lit le roman de L.J. Smith. Un choix préalable pour que la lecture commence : par chapitre ou  » play all  » et c’est parti pour 7h31 ! Voilà un supplément qui sort de l’ordinaire. En anglais, seulement. Si vous avez besoin de sous-titres, autant remettre le disque dans son boîtier et acheter les bouquins, traduits en français.

Accès BD-Live, non testé.

La quantité est là et il faut saluer le format HD de rigueur pour tous les suppléments. Dommage que l’intérêt des documentaires ne soit pas toujours à la hauteur de la technique…

Image - 5,0 / 5

Il fallait s’y attendre avec les vampires : beaucoup de scènes sont tournées la nuit et par un réalisateur qui, nous dit-on, veut toujours diminuer l’éclairage. Et bien, malgré cela, l’image bénéficie d’une excellente résolution (voir, par exemple, le manoir des frères Salvatore, au 1er épisode, à 14’11”).

Tout ce qu’il fallait pour apprécier le métier de Paul M. Sommers, directeur de la photographie.

Son - 3,0 / 5

Pas de son HD, même pour la version originale (DD 5.1) et il faut faire avec le format du pauvre (DD 2.0) pour les autres langues !

De plus, les enceintes surround ne sont presque jamais sollicitées, ce qui entraîne des effets surréalistes (probablement involontaires), dus à un manque total de cohérence entre l’image et le son. Par exemple quand, dans un travelling avant, la caméra (épisode 19, à 17’50”) passe tout près d’invités qu’on voit parler, sans les entendre. Si l’on ajoute à tout ça que le caisson de basses reste muet, pas de doute : on peut faire mieux !

Pour remonter un peu le plateau de la balance, il faut saluer la clarté du son et des dialogues qui se détachent parfaitement des bruits d’ambiance. Un bémol pour le doublage en français qui manque de basses.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm

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