Hunger Games (2012) : le test complet du Blu-ray

The Hunger Games

Édition Collector

Réalisé par Gary Ross
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson et Liam Hemsworth

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 20/08/2012
Critique

Chaque année, sur les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les « tributs » - concourir aux Hunger Games. À la fois sanction envers la population pour avoir tenté de se rebeller et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. Le dernier survivant est déclaré vainqueur. La jeune Katniss se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés aux jeux toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, un ancien vainqueur des Hunger Games mais qui a sombré dans l’alcool. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…

Phénomène littéraire, la trilogie Hunger Games de Suzanne Collins s’est vendue à plus de 30 millions d’exemplaires à travers le monde. L’adaptation cinématographique du premier volet était donc attendue au tournant (même si les droits avaient été achetés avant le buzz) et le réalisateur Gary Ross ne déçoit pas avec un budget somme toute modeste pour une production de ce genre (à peine 80 millions de dollars) et même, il parvient à surpasser le roman à l’écriture quelque peu scolaire.

Loin des mièvres bluettes à la Twilight, plus universel qu’Harry Potter, mais surtout plus adulte et violent (même si certaines scènes du roman ont été quelque peu édulcorées), Hunger Games traite des thèmes rarement abordés par la littérature pour jeunes adultes comme la guerre, la pauvreté, la faim, le sacrifice. Une allégorie du pouvoir impérial, d’un empire en décomposition, de la lutte de l’oligarchie des nantis qui pour empêcher un soulèvement use de la répression.

Mixant intelligemment les thèmes de la mythologie (le mythe grec de Thésée et du Minotaure) aux ravages de la télé réalité façon Running Man, Hunger Games (24 enfants tirés au sort doivent s’affronter jusqu’à la mort dans une arène, devant des millions de téléspectateurs) se révèle un divertissement intelligent, efficacement mis en scène par Gary Ross (Pleasantville), dans lequel brille l’excellente Jennifer Lawrence, découverte dans Winter’s Bone, épaulée ici par d’excellents seconds rôles, Elizabeth Banks, Donald Sutherland, Woody Harrelson et même Lenny Kravitz. Les films ciblant les jeunes spectateurs portant en filigrane les frustrations nées des mandats de George Bush et le sentiment de perte des droits du citoyen sont plutôt rares. En attendant la suite.

Généralités - 4,5 / 5

Fidèle à sa réputation, Metropolitan livre un objet de grande classe, aux menus principaux élégants, animés et musicaux, où se démarque le chant du geai moqueur. Le boitier classique est glissé dans un surétui solide et les Blu-ray superbement sérigraphiés.

Bonus - 4,0 / 5

Le premier Blu-ray ne renferme que le film. Reportez vous donc immédiatement sur la deuxième galette.

Les fans vont être aux anges. En effet, Metropolitan propose un making of de 115’ divisé en 9 modules, dont une introduction de 30 secondes composées d’images du film. Répartis ainsi, Compte à rebours (10’45”), Le casting (19’30”), L’esthétique du film (14’), Entraînés pour le combat (13’), Tournage en extérieur (14’45”), Les effets spéciaux (9’20”), La post-production (21’), Puisse le sort vous être favorable (13’35”), ces segments donnent la parole à l’entièreté de l’équipe du film (comédiens, réalisateur, responsables des départements, producteurs, scénaristes, monteur) qui dissèquent l’adaptation du roman de Suzanne Collins, les partis-pris adoptés pour la transposition à l’écran, la création des décors, des costumes et des effets visuels, le choix et l’entraînement physique des comédiens (course, saut d’obstacles, escalade, maniement d’armes), les thèmes abordés, l’enregistrement de la musique, le tout regorgeant d’images issues du tournage, des coulisses, de dessins conceptuels et de storyboards. Si l’ensemble tourne à l’autosatisfaction (on y évoque modestement le triomphe au box-office), ce making of demeure passionnant, dense, jamais redondant et indispensable.

Ce n’est pas encore terminé, loin de là. Il reste encore quelques suppléments !

Le segment intitulé Suzanne Collins et le phénomène Hunger Games (13’30”) est un peu trompeur car l’auteure brille par son absence et laisse le soin à quelques critiques et fans de sa trilogie, de faire l’éloge de son oeuvre. Certains professeurs, comédiens, producteurs, tentent d’analyser ce nouveau phénomène littéraire en mettant en avant les thèmes abordés.

Donald Sutherland se voit consacrer un module à lui tout seul (8’45”), durant lequel le comédien qui incarne le Président Snow, intervient sur son approche très sérieuse du personnage. Visiblement fasciné par cette histoire de pouvoir, l’acteur lit une lettre hallucinante de trois pages écrite au réalisateur Gary Ross sur la façon dont il s’est approprié ce personnage.

La salle de contrôle (5’35”) est un petit documentaire centré sur la création de la régie des Hunger Games, à travers des images du tournage, la création des effets spéciaux, des animatiques et un comparatif avant/après l’ajout des images de synthèse.

Critique de cinéma, Elvis Mitchell s’entretient avec le cinéaste Gary Ross (13’35”) sur l’adaptation du roman, la façon dont il s’est approprié l’oeuvre de Suzanne Collins, les thèmes abordés et le casting. Certains propos commencent à devenir redondants avec tout ce qui a pu être entendu précédemment mais l’ensemble se révèle rythmé et composé de nouvelles images du tournage.

Nous trouvons ensuite un Film de propagande (90”) créé par le Capitole, où la voix du Président Snow expose l’enjeu des Hunger Games, nés d’un soulèvement des 13 districts qui se sont rebellés  » contre le pays qui les avait nourris, aimés, protégés « . Il s’agit du spot diffusé dans les districts avant la moisson.

Le casting des tributs (10’15”) expose une fois de plus le choix des comédien à travers des interviews des principaux comédiens et de la directrice de casting. Quelques images de tournage illustrent ces propos.

Exclusif au Blu-ray, un tout petit segment de 3 minutes, La Préparation du film vue par Gary Ross, n’apporte pas grand-chose de nouveau si ce n’est une mise en parallèle sympathique du scénario, du storyboard et de la séquence finale, de la scène où Katniss tente d’échapper à la vague de feu.

L’interactivité se clôt sur des galeries d’affiches et de photos, sans oublier les deux bandes-annonces du film et celles issues du catalogue de l’éditeur au cheval aîlé.

Image - 4,5 / 5

Metropolitan frôle la perfection avec ce master HD français. Si les contrastes affichent une densité impressionnante, le piqué n’est pas aussi ciselé sur les scènes sombres et certaines séquences apparaissent un peu douces, notamment durant la première partie du film se déroulant dans le district 12, où les visages des comédiens apparaissent un peu cireux. En dehors de cela, la profondeur de champ demeure abyssale (les scènes en forêt sont magnifiques), les détails se renforcent et abondent en extérieur jour, le cadre large est idéalement exploité et la colorimétrie est vive, bigarrée et étincelante dès l’arrivée de l’équipe au Capitole. La mise en scène brute de Gary Ross entraîne quelques pertes inévitables de la définition mais l’ensemble demeure la plupart du temps estomaquant de beauté, le grain cinéma est respecté, la clarté voluptueuse, le tout étant conforté par un encodage AVC solide comme un roc.

Son - 5,0 / 5

Il serait judicieux de prévenir vos voisins avant d’entrer dans l’arène des Hunger Games ! En effet, les deux pistes anglaise et française DTS-HD Master Audio 7.1 vont mettre vos enceintes et votre caisson de basses (fracassant !) à rude épreuve comme si vous faisiez partie des tributs. La musique de James Newton Howard enveloppe délicatement le spectateur dès les premières images, les ambiances latérales sont riches, multiples, enveloppantes sur le plateau du district 12 comme sur le terrain de jeu en pleine forêt, tandis que la balance frontale exsude ses effets avec vigueur, et la centrale ses dialogues avec ardeur. Les applaudissements lors du show télévisé, le défilé flamboyant au Capitole, la vague de feu, les coups de canon et l’attaque des créatures à la Corne d’Abondance font de ce Blu-ray un disque de démonstration idéal pour épater la galerie. On ne reprend sa respiration qu’au bout de 2h20 et c’est tant mieux !

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Franck Brissard
Le 28 mars 2015
Pas de commentaire.
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ouioui
Le 28 mars 2015
Pas de commentaire.
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Réal
Le 24 mars 2013
Pas de commentaire.

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